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« Procès en appel pour Cédric Herrou ». L’information est à la une de l’actualité depuis deux jours. Pourtant, les risques judiciaires encourus sont dérisoires.
Cédric Herrou et le laxisme judiciaire français
Entre 2015 et 2016, Cédric Herrou a participé à l’entrée illégale d’immigrés clandestins sur le territoire français depuis l’Italie, les hébergeant ensuite chez lui. Il a utilisé ce procédé régulièrement et accueilli plus de 150 illégaux.
Arrêté une première fois par la police lors de l’été 2016, il l’a été une seconde fois en octobre de la même année. D’abord condamné à une simple amende, il a finalement reçu une peine de prison avec sursis.
Une peine dérisoire qui ne l’a pas empêché de poursuivre ses activités militantes, notamment en janvier et juillet 2017, lorsqu’il a été interpellé pour avoir à nouveau fait rentrer des dizaines de clandestins en France.
Un débat s’est ouvert en France mais aussi aux Nations unies pour savoir s’il fallait vraiment punir Cédric Herrou pour son « aide humanitaire ».
Plus les mois passent, plus les instances vont dans son sens, la Cour de cassation annulant même les sanctions sur l’aide aux migrants en décembre 2018 et ne maintenant que celles sur l’occupation d’un bâtiment de la SNCF.
Cédric Herrou / Génération Identitaire : deux poids / deux mesures
Au printemps 2018, des militants d’un autre genre, ceux de Génération Identitaire, grimpaient dans les Alpes pour y faire le travail que la police ne fait pas en bloquant l’accès aux migrants qui souhaitaient traverser la frontière entre l’Italie et la France.
La volonté de ces jeunes de faire respecter les frontières a été sévèrement punie par le tribunal de Gap le 29 août dernier puisque trois d’entre eux ont été condamnés à six mois de prison ferme.
Les journaux internationaux comme le New York Times et les sites internet d’extrême gauche comme Mediapart ou Libération n’ont que faire de leur sort et s’intéressent uniquement à celui de Cédric Herrou, à nouveau devant la justice et menacé d’une nouvelle amende dérisoire pour avoir comparé le traitement des clandestins à la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. On n’ose imaginer le déferlement médiatique et les conséquences d’une telle comparaison si elle venait du camp d’en face.
Depuis deux jours, les médias sortent donc les violons et expliquent quels sont les enjeux de cette affaire et quelles seraient les horribles conséquences d’une condamnation envers Herrou. Ils s’inquiètent pour la liberté. Les Identitaires, eux, peuvent bien se faire enfermer.
Ce deux poids, deux mesures ne va pas améliorer la réputation des médias ni celle de la justice. Ces décisions ne sont cependant pas si surprenantes lorsqu’on se remémore l’information dévoilée en juillet dernier sur le fait que la justice avait accordé un dédommagement de 500 euros au terroriste islamiste Salah Abdeslam, estimant qu’il subissait des conditions de surveillance illégales.
En France, la justice est bel et bien un pouvoir politique majeur et elle a choisi son camp.
Crédit photo : DR
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