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Trop c’est trop. Après l’agression d’une responsable du CAMSP – un centre médical pour enfants handicapés – le 28 novembre dernier, dans le parking souterrain par deux délinquants qui voulaient s’y installer, les salariés ont exercé leur droit de retrait et l’activité est maintenant définitivement suspendue.
Depuis son installation en janvier 2018 rue d’Autriche – dans le prolongement de la rue d’Angleterre, qui regroupe les principaux points de deal et huit des 14 fusillades (au moins) depuis fin 2015, salariés et clients ont subi vols, incivilités, mais surtout agressions et intrusions quotidiennes des dealers qui se servaient des locaux et de leurs abords comme d’une cache pour les stupéfiants.
Pendant les émeutes d’été 2018, alors que la maison de quartier Les Haubans – elle aussi en butte aux dealers – a brûlé – le hall d’entrée de l’immeuble a été défoncé par une voiture bélier. Les locaux ont aussi été régulièrement squattés la nuit.
« La rénovation urbaine, c’est de la façade »
Si le centre n’a pas encore jeté l’éponge, son aventure n’étonne guère ce policier nantais chevronné : « les dealers ont réussi d’abord à faire fuir Lidl, puis Intermarché, alors ce n’est pas un centre médical qui allait leur résister. La rénovation urbaine, c’est de la façade, les problèmes sont restés et ont même empiré. Cela dit, c’est bien beau de pleurer sur leur quartier soi-disant « enclavé » alors qu’un pognon de dingue a été mis dedans, mais s’ils faisaient moins la merde aussi… ! Et ça vaut aussi pour les incapables politiciens qui préfèrent fermer les yeux ».
Toujours à propos de drogue, quatre personnes de 32 ans, 37, 43 et 65 ans – les dernières sont trois femmes – ont été arrêtées à Marsac-sur-Don par 25 gendarmes de la compagnie de Châteaubriant qui enquêtaient sur un trafic local. Près de 10 grammes d’héroïne (600 € à la revente), 383 grammes de résine de cannabis (2500 € à la revente), 250 grammes d’herbe de cannabis (1500€ à la revente) et 13.000 € en numéraire, ainsi qu’un lingot d’or, un diamant et quatre véhicules dont une Mercedes Viano ont été saisis. Deux des quatre suspects ont été mis en détention provisoire dans l’attente de leur procès en janvier prochain.
Louis Moulin
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Nantes. Les dealers de Malakoff ont eu la peau du centre médical pour enfants”
[…] Breizh Info – Trop c’est trop. Après l’agression d’une responsable du CAMSP – un centre médical pour enfants handicapés – le 28 novembre dernier, dans le parking souterrain par deux délinquants qui voulaient s’y installer, les salariés ont exercé leur droit de retrait et… […]
[…] et vols se comptent par dizaines chaque soir, et que les dealers parviennent à faire déguerpir médecins et grandes surfaces ? Alors que les femmes sont les premières victimes de cette délinquance, des policiers ont la […]