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« Explosion de l’insécurité à Nantes : que fait Pascal Bolo (PS) ? », demandait Breizh-info le 1er septembre. L’adjoint au maire chargé de la sécurité nous a répondu le surlendemain via un entretien avec Presse Océan. « Il ne faut pas être dans le déni », assène-t-il : « oui, la situation en centre-ville a atteint un niveau de dégradation inacceptable ». Adjoint au maire du temps de Jean-Marc Ayrault déjà, il a été aux premières loges pour constater cette dégradation depuis des années !
Pierre-Marie Hériaud, rédacteur en chef adjoint de Presse Océan, qui l’interrogeait, a eu le tact de ne pas le lui rappeler. Mais il a osé lui poser la question qui fâche : « Certains cambriolages et des agressions sont aussi le fait de migrants… » Migrants, le mot était lâché. « Oui, approuve Pascal Bolo, et l’État a là une responsabilité. Un demandeur d’asile doit être protégé, pris en charge et ce n’est pas toujours le cas. Si la demande d’asile est rejetée et que le débouté devient un délinquant, il doit être expulsé. »
Des journalistes très à gauche mais pas tous dans le déni
Ce langage est nouveau, pour la municipalité nantaise comme pour le quotidien nantais. Les partisans locaux de l’immigration se sont aussitôt indignés sur les réseaux sociaux. Notamment sur la page Facebook de L’Autre Cantine, dénonçant une « dérive réactionnaire ». Gaspard Norrito, qui affiche sans réserve ses opinions extrêmes depuis qu’il a pris sa retraite d’Ouest France, s’en est même pris à son confrère : « Pour le patron de Presse Océan, les migrants sont cause de délinquance. Accusation très grave, qui ne peut que nourrir le racisme. Et Pascal Bolo acquiesce. C’est scandaleux. » Car, dit-il, « nous côtoyons des centaines d’exilés depuis des années. Et il ne nous a été rapporté aucun fait délinquant marquant émanant de leur part. » Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre.
Éric Chalmel, dessinateur de Presse Océan sous le pseudonyme Frap, n’est pas moins à gauche et pas plus indulgent envers Pascal Bolo, « emblématique de la dérive droitière du PS depuis plusieurs années ». Mais lui a des yeux pour voir : « J’habite depuis toujours dans l’hypercentre. Je parle donc de ce que je connais, vois, vis et entends. La vérité est très simple : depuis quelques mois il y a une réelle montée de la délinquance, agressions et cambriolages. Ce n’est évidemment pas le fait exclusif des jeunes réfugiés. Mais c’est aussi leur fait, ou plutôt le fait de quelques-uns. »
Pascal Bolo obéira à ses électeurs plutôt qu’aux Verts
Mais la réaction la plus remarquée a été celle des Verts nantais, dans 20 Minutes le 9 septembre puis dans Presse Océan le lendemain. Élus en force après avoir fusionné avec les socialistes au deuxième tour de l’élection municipale en juin dernier, ils se sont montrés moins aveugles aux propos de Pascal Bolo qu’au comportement des migrants : « Pascal Bolo a assimilé la délinquance et les migrants et ce sont des propos qui sont comparables à ceux du Front national [sic]. C’est tout à fait contraire à notre projet et notre optique. »
« On espère que les propos de Pascal Bolo ne sont qu’un accident, que ce sont des mots maladroits », ajoutent les Verts avec condescendance. Pourtant, c’est inévitable, la question va rebondir dans la gestion municipale. Pour fusionner avec la liste de Johanna Rolland, Julie Laernoes, patronne des Verts, avait admis a contrecœur qu’il faudrait augmenter les effectifs de la police municipale. Mais elle aura peut-être du mal à discipliner ses troupes lors du vote des budgets correspondants. Des tensions s’annoncent aussi à propos de la vidéoprotection.
Les Verts auront beau faire les gros yeux, Pascal Bolo n’a pas le choix. Les prochaines élections départementales ont lieu en principe dans six mois. Or l’adjoint à la sécurité nantais est aussi l’élu du canton de Nantes 6. Dans ce canton figurent le quartier du Breil et celui de Nantes Nord, tous deux soumis à une forte délinquance du quotidien. La sécurité y sera un enjeu électoral autrement plus important que l’écologie.
E.F.
Illustration : le Bouffay, en plein centre de Nantes, voit la petite délinquance progresser fortement. Photo BI, droits réservés
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4 réponses à “Les déclarations de Pascal Bolo (PS) agitent le petit milieu immigrationniste nantais”
voilà le résultat d’une gestion calamiteuse de socialos depuis des années, une ville poubelle, sale où on trouve tout et n’importe quoi par terre, dans les rues, etc…. et une faune qui n’envie rien à « ailleurs »
Et bla bla bla. Ils se jettent la patate chaude et pendant ce temps là le peuple subi et souffre. Les électeurs nantais récoltent ce qu’ils ont semé aux dernières municipales.
Confirmation , Nantes devient le Chicago de l’ouest , pauvre France
ex policier de nantes, une chose est sur c’est que sur 20 à 50 gardés à vue chaque jour, 80% des délinquants sont d’origine étrangère voir plus précisément étrangers !!!!