Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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Mars 2020, à l’Ehpad Furtado-Heine, dans le 14e arrondissement de Paris. « Madame Benichou, on a eu le résultat de votre test. Vous portez le virus du Covid. Il ne faut pas rester dans le couloir, sinon vous allez contaminer les autres résidents », explique Anita Rossi, la directrice, protégée de la tête aux pieds.
Son interlocutrice, une vieille dame postée dans le couloir, le dos courbé mais la parole vive, panique à l’idée de rester cloîtrée dans sa chambre. Sur les 120 résidents, 35 sont malades du virus et 8 en sont déjà décédés.
Une partie du personnel est en arrêt maladie et l’autre tente tant bien que mal de faire face.
Pendant trois mois, le réalisateur Éric Guéret et son équipe ont partagé le quotidien de cet Ehpad, de ses employés et de ses résidents. Ce documentaire en immersion raconte l’engagement sans faille de ces héros en blouse blanche, les états que chacun traverse et verbalise tout au long du film, du sentiment de tristesse à celui, plus vertigineux encore, « d’être coupé de ses émotions », sans oublier la peur, le courage, la solidarité et le dévouement. Au milieu de ce chaos infernal, alors que tous les résidents sont enfermés dans leur chambre et privés de visites, les équipes continuent, dans le peu de temps dont elles disposent, de s’occuper des anciens avec une infinie bienveillance. Ce document poignant, où l’épidémie agit comme un révélateur, incite à regarder en face les conditions de vie dans les Ehpad, des lieux où, par manque de moyens, on meurt du virus mais surtout de la solitude et de l’ennui.
https://www.youtube.com/watch?v=l1rxoIvPxEk
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Vieillir enfermés. Le quotidien d’un Ehpad au temps de la Tyrannie sanitaire”
enfermés dans une chambre, mais pire, devant rester sales par restriction de couches, soignés par une seule personne pour quelques dizaines de résidents, que fait l’ars? rien, même pas de constater, de vérifier, de controler