Vendée : la hausse de la mortalité routière relance le débat sur les 80 km/h

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Malgré le maintien de la limitation de vitesse à 80 km/h sur ses routes secondaires, la Vendée fait face à une hausse inquiétante de la mortalité routière en 2024. L’association « 40 millions d’automobilistes » dénonce l’inefficacité de cette mesure, en appelant à une révision des priorités dans la lutte contre l’accidentalité au volant, notamment en ciblant l’alcoolémie et l’usage des stupéfiants.

Une mortalité routière en hausse malgré la limitation à 80 km/h

Depuis le début de l’année, les routes vendéennes ont enregistré un sombre bilan : 40 décès entre janvier et septembre 2024, avec 22 décès au cours du premier trimestre. Ce chiffre place la Vendée parmi les départements les plus touchés de la région, malgré le maintien de la limitation à 80 km/h. Une mesure initialement appliquée en 2018 avec l’espoir de réduire les accidents, mais dont les résultats tardent à convaincre.

Alors que de nombreux départements ont fait le choix de revenir à une limitation de 90 km/h, le président du Conseil départemental, Yves Auvinet, a décidé de maintenir le cap des 80 km/h en Vendée. Les statistiques actuelles, cependant, remettent en question cette approche, puisque la mortalité routière ne diminue pas et tend même à augmenter.

Alcool et stupéfiants : des facteurs de risque sous-estimés ?

Au-delà de la vitesse, la réalité de l’accidentalité routière en Vendée semble être bien plus complexe. Des contrôles intensifiés, menés par quelque 200 gendarmes dans tout le département, ont permis de dresser un constat alarmant : près de 1 825 permis de conduire ont été retirés depuis janvier pour des infractions liées à l’alcool, aux drogues et aux excès de vitesse. En effet, près de 44 % des accidents mortels sont associés à l’alcool au volant, révélant une problématique d’alcoolisation chronique sur les routes vendéennes.

L’association « 40 millions d’automobilistes » met l’accent sur ce problème. Selon son délégué général, Pierre Chasseray, les données montrent depuis plusieurs années que les changements de limitations de vitesse n’ont pas l’effet escompté. « Changer un ‘9’ par un ‘8’ sur un panneau ne permet pas de réduire les tués sur les routes, explique-t-il. La Vendée en est un nouvel exemple. Ce constat d’échec nous ramène à l’importance de cibler davantage les causes réelles des accidents : alcoolémie, usage des stupéfiants, téléphone au volant… Ce sont là des priorités sur lesquelles il est impératif de concentrer les efforts. »

Les 80 km/h, une mesure contestée

L’association dénonce depuis l’instauration de la limitation à 80 km/h une politique de sécurité routière trop focalisée sur la vitesse, aux dépens d’autres facteurs clés de l’accidentalité. Selon Philippe Nozière, président de l’association, les conseils départementaux doivent être incités à agir. « Les Conseils départementaux ont le pouvoir de rétablir une limitation plus juste et mieux adaptée à leurs territoires. Il est urgent que ceux qui n’ont pas encore pris cette décision se saisissent de cette opportunité. Et plus largement, il est indispensable que le gouvernement mette fin à cette mesure inadaptée. »

Les détracteurs de la mesure pointent également le manque d’études d’impact réelles démontrant une efficacité sur le long terme. Pour les associations comme « 40 millions d’automobilistes », l’expérience de la Vendée souligne les limites de cette politique. Avec des accidents de la route qui ne diminuent plus depuis 2013, la limitation à 80 km/h apparaît comme une solution coûteuse, tant financièrement que socialement, sans réel bénéfice.

Crédit photo :  Wikipedia (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2024, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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9 réponses à “Vendée : la hausse de la mortalité routière relance le débat sur les 80 km/h”

  1. Pschitt dit :

    D’accord, rouler à 80 kmh plutôt qu’à 90 kmh n’empêche pas de taper un mur.
    Reste quand même que les dégâts peuvent être différents.

  2. Poulbot dit :

    La vitesse est un facteur aggravant , mais c’est surtout l’alcool, le portable, l’inattention, la mauvaise maitrise du véhicule ; combien de jeunes ce sont tuer en ne maitrisant pas le véhicule qu’il conduisait car dés qu’ils le peuvent ils achètent des voitures puissante , rapide sans pour autant savoir conduire , combien de fils a papa conduise porche , ferrari sans être passer dans des stages de conduite sur véhicule rapide.
    A contrario combien de personnes âgés conduisent des véhicules puissant sans en avoir les capacités physique et mentale du a leur age.
    Mais voila il est plus facile d’incriminé la vitesse au lieu d’avoir une profonde et complète réflexion sur les causes réel des accidents.

  3. domper catalan français dit :

    Un conducteur sous l’emprise de drogue ou d’alcool se fout complètement des panneaux de limitation de vitesse….même à 30 km/h en ville il peut encore faire des dégâts.

  4. lFIFI dit :

    on se plait à dire que la voiture est une arme puissante mais que fait on devant
    la drogue, l’alcool ETC!!!!
    AMITIES

  5. gautier dit :

    Personnellement j’ai prés de 3 millions de kilomètres au compteur, ma principale inattention sur les routes était, que quand je roulais à 110 sur l’autoroute,il m’arrivais de sommeiller, ou sur des routes droites à 70/80 j’étais souvent à regarder ailleurs, la vitesse n’a jamais été mon pire ennemi,1 accident grave en 35 ans, ce qui est mauvais aujourd’hui, c’est le manque de responsabilité des conducteurs, faire des textos, fumer, cannabis, etc oublier que l’on est pas seul sur la route,j’aimais rouler,mais plus aujourd’hui.

  6. Michel Beraudo dit :

    En plus des causes d’inattention précitées (stupéfiants, alcool, téléphone, …) on peut se demander si le conducteur soucieux d’échapper à un PV pour un dépassement de quelques km/h n’est pas distrait en ayant constamment l’oeil à son compteur au lieu de ragarder la route !

  7. Prout dit :

    Je fume du cannabis journalièrement et je n’ai aucun problème pour conduire.
    Tu vas trop vite, tu es un des pires profils sur la route. Un assassin en puissance.
    Surtout si tu as bu la veille, surtout si tu bois tous les soirs après le boulot.

    Le narcomane, ici, c’est toi.

    Sommeiller à 110, et ne pas se remettre en question, c’est soit être un DEBILE, soit être un crimnel.

  8. Prout dit :

    Le mec il avoue s’endormir au volant et conduire sans réfléchir ni se concentrer sur la route, et encore il rejette la faute sur les autres.

    C’est justement les gros cons comme toi, qui « pensent » comme toi, avec ta logique de merde, qui tuent le plus sur la route.

    Occupe toi de la conso de pinard de ta mère.

  9. G Lyautey dit :

    Fumer du cannabis tous les jours c’est financer le narcotrafic, favoriser les guerres de territoires entre les gangs qui se règlent par armes à feu, rendre des zones inhabitables en pourrissant la vie des honnêtes citoyens qui habitent près des points de deal et qui n’ont pas les moyens pour en partir, créer un appel d’air pour les clandestins qui vont gagner quelques euros en faisant les petites mains des trafiquants, etc., etc… mais ça ne semble pas poser de problème aux consommateurs pour conduire leurs voitures, donc tout va bien !

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