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La place du Béguinage à Bruxelles a accueilli samedi 3 mai le baptême d’un nouveau géant. Nommée « Sabine », cette figure monumentale s’inscrit officiellement dans la tradition folklorique belge, mais son objectif est clairement militant : défendre la régularisation des migrants en situation irrégulière. Inspirée de Sabine Amiyeme, coiffeuse camerounaise sans-papiers ayant échappé à une expulsion, cette statue a été dévoilée lors de la « Fête de la dignité », organisée par l’ASBL House of Compassion, structure engagée de longue date dans les luttes pro-migrants en Belgique.
Arrivée dans le pays il y a plus de quinze ans, Sabine Amiyeme a évité un retour dans son pays grâce à une mobilisation citoyenne. Sa situation personnelle est désormais érigée en symbole d’un combat plus large contre les centres fermés et pour une régularisation généralisée des sans-papiers. « Cette géante sera sa voix, et celle de milliers d’autres », a affirmé le père Daniel Alliët, cofondateur de l’ASBL, établie au sein de l’église Saint-Jean-Baptiste au Béguinage, devenue un point névralgique du militantisme pro-immigration bruxellois.
Exemple d’une stratégie d’occupation culturelle
La géante Sabine n’est pas destinée aux seules fêtes de village. Elle est appelée à défiler dans des manifestations et des actions de sensibilisation pour défendre les causes portées par l’ASBL. « La dignité n’a pas de papiers », clame Geneviève Frère, coordinatrice du lieu. Le message, bien que formulé en termes humanistes, sert en réalité à contester les lois migratoires en vigueur et à légitimer la présence sur le territoire belge de personnes entrées ou restées illégalement.
Cette « Fête de la dignité », qui a servi de cadre au lancement de cette initiative, rassemblait « des personnes engagées pour un monde plus juste, que ce soit en matière de migration, de lutte contre la pauvreté, d’écologie ou d’égalité des chances », a ajouté Geneviève Frère cité par le quotidien belge La DH.
L’événement a aussi été l’occasion de remettre un « Prix de la dignité » à Nezha Alouah, militante pour la régularisation des clandestins. L’ensemble de la journée s’est voulu un manifeste pour une société « ouverte et inclusive ». Nos lecteurs connaissent le refrain…
La géante Sabine. Source : capture vidéo lalibre.be
Une instrumentalisation des géants par les pro-migrants ?
Derrière l’aspect festif et culturel, c’est une stratégie assumée de politisation du folklore qui se dessine. L’usage de figures populaires comme les géants, éléments du patrimoine immatériel belge, pour défendre une ligne militante en rupture avec les politiques nationales de contrôle des frontières, interroge. Alors que la Belgique fait face à une pression migratoire persistante, marquée par une saturation des structures d’accueil et une hausse des demandes d’asile, ce type d’initiative contribue à brouiller les repères entre solidarité citoyenne et revendication politique.
À l’heure où l’ersatz d’État belge peine déjà à faire respecter ses propres règles en matière d’immigration, cette « géante » pose des questions sur le message envoyé à ceux qui respectent les voies légales d’entrée et de séjour. La tradition des géants, enracinée dans l’histoire régionale, devient ici le vecteur d’une cause qui dépasse largement le cadre culturel.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Immigration. À Bruxelles, l’inauguration d’une géante des « sans-papiers »”
Régulariser les sans papiers? voilà une idée qu’elle est bonne…quand on est pas obligé de vivre avec et qu’on compte sur les autres pour s’acquitter du coût de la solidarité. Le cœur sur la main et la main dans la poche d’autrui, telle est la devise des « réguralisateurs ».
belgikistan !