Et si la Bretagne devenait autonome ? Partie 12 – Une révolution bleue : reprendre la mer et sa richesse

Publicité

Et si la Bretagne reprenait en main son destin ? Cette série de tribunes explore, pas à pas, ce que pourrait être une Bretagne autonome : une terre enracinée dans son histoire, dotée d’institutions propres, libérée du carcan administratif parisien. Loin des utopies irréalistes, il s’agit ici de propositions concrètes : identité, organisation communale, fiscalité, langue, éducation, économie, sécurité. Une réflexion militante et ouverte sur ce que serait une Bretagne autonome, démocratique et décentralisée.

La mer, notre première frontière

La Bretagne est tournée vers l’océan. Ses ports, ses marins, ses chantiers navals et ses pêcheries sont au cœur de son identité. Pourtant, la pêche bretonne est aujourd’hui sous tutelle : quotas décidés à Bruxelles, concurrence déloyale de flottes étrangères, bureaucratie étouffante. Nos marins, héritiers d’une tradition millénaire, sont sacrifiés sur l’autel des règlements européens et des intérêts mondialisés.

Une Bretagne autonome doit mener une révolution bleue : reprendre le contrôle de ses eaux et de ses ressources.

La Bretagne possède une des plus grandes façades maritimes d’Europe. L’autonomie doit signifier :

  • contrôle exclusif des eaux territoriales bretonnes (jusqu’à 200 milles nautiques, zone économique exclusive) ;
  • mise en place d’une garde côtière bretonne chargée de protéger les pêcheurs et de lutter contre le braconnage industriel ;
  • interdiction pour les flottilles étrangères de piller nos mers sans autorisation claire et accords équitables.

La mer doit redevenir une richesse au service des Bretons, pas une ressource ouverte à tous vents.

Une pêche durable mais souveraine

La Bretagne autonome doit aussi rompre avec le productivisme destructeur et inventer une pêche à la fois souveraine et durable :

  • limitation stricte des pratiques de surpêche (chaluts destructeurs, pêche électrique, etc.) ;
  • encouragement des petits bateaux et de la pêche côtière, créateurs d’emplois et protecteurs des écosystèmes ;
  • développement d’aquacultures locales contrôlées (huîtres, moules, algues, poissons) pour réduire la dépendance aux importations ;
  • revalorisation des espèces locales délaissées, afin de diversifier la consommation et éviter la pression sur quelques variétés.

La pêche ne doit pas être isolée. Elle doit être intégrée à une économie maritime complète :

  • transformation locale du poisson dans des conserveries et ateliers bretons ;
  • création de labels de qualité « Produit de Bretagne » garantissant l’origine et la méthode de pêche ;
  • développement d’un commerce maritime autonome avec l’Irlande, l’Écosse, l’Angleterre, l’Espagne, en dehors des lourdeurs bruxelloises ;
  • formation de nouvelles générations de marins et de charpentiers navals, via des écoles maritimes bretonnes autonomes.

Détaxation de la proximité maritime

Comme pour l’alimentation, un principe doit guider la Bretagne autonome : plus le produit est pêché et transformé en Bretagne, moins il est taxé.

  • Poissons bretons : quasi-détaxés, accessibles à tous.
  • Produits venus d’Irlande ou d’Espagne : taxation modérée.
  • Produits venus d’Asie ou d’Afrique : taxation élevée, pour protéger nos pêcheurs et notre environnement.

La Bretagne n’est pas seulement une terre, c’est une nation maritime. Retrouver la maîtrise de nos zones de pêche, protéger nos marins, garantir une consommation locale et durable : voilà ce que signifie la souveraineté sur la mer.

Une Bretagne autonome doit être une Bretagne océanique, fière de ses ports, de ses marins et de sa flotte. Elle ne doit plus subir les quotas absurdes de Bruxelles ni les pillages étrangers, mais devenir un modèle européen d’économie bleue : enracinée, libre et durable.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine.. 

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

2 réponses à “Et si la Bretagne devenait autonome ? Partie 12 – Une révolution bleue : reprendre la mer et sa richesse”

  1. GR dit :

    comme dans l’agriculture le rôle faussé et prépondérant des coopératives détruit les circuits courts.

  2. patphil dit :

    chacun devrait être maitre chez lui

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Animaux

Maure-de-Bretagne (35) : la Fondation Brigitte Bardot part en croisade contre un salon du chiot à l’hippodrome

Découvrir l'article

QUIMPER, Sociétal

De Quimper à Beg-Meil : quand une ligne de bus exporte le désordre sur les plages bretonnes

Découvrir l'article

A La Une, NANTES

Nantes : un jeune homme de 19 ans abattu à Paridis, cinquième mort par balle en deux mois

Découvrir l'article

Economie, LORIENT

Lorient : la Chambre régionale des comptes alerte sur les finances dégradées du CCAS, plombé par son Ehpad

Découvrir l'article

Sociétal, Tribune libre

Autonomie de la Corse et demain de la Bretagne ? Sans définition de ce qu’est le peuple breton, rien qu’une coquille vide

Découvrir l'article

Politique

Revue de presse : la gauche éclatée, l’État local et la Bretagne dans le débat politique

Découvrir l'article

Economie

Bretagne administrative : la construction repart en 2025, le transport reste à la peine, selon l’Insee

Découvrir l'article

Histoire, Sociétal

« Colonna, une tragédie corse » : sur France 2, soixante ans de malentendus entre la Corse et Paris

Découvrir l'article

BREST

Odysséa Brest revient le 13 septembre pour sa 24e édition contre le cancer du sein

Découvrir l'article

Animaux, Environnement, Local, Sociétal

Canicule en Bretagne : routes, élevages, électricité… le premier bilan d’un épisode hors norme

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.