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En Espagne, les déclarations récentes de responsables marocains sur la diaspora installée dans le pays nourrissent les interrogations. Entre appel assumé à l’engagement politique des Marocains naturalisés espagnols et renforcement annoncé de l’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine à destination des enfants de cette communauté, plusieurs signaux alimentent un débat sensible sur l’intégration, l’influence étrangère et l’avenir des équilibres politiques espagnols.
Appel explicite à peser dans la vie politique espagnole
Dans un article publié le 11 mars, le joural espagnol Mundiario rapporte que le président du Sénat marocain, Enaam Mayara, a exhorté ses compatriotes vivant en Espagne à s’engager dans les partis politiques espagnols et à participer aux élections. Selon le titre de presse, il estime qu’ils « doivent être encouragés à devenir députés dans le pays dont ils ont la nationalité afin de défendre les intérêts de leur patrie [le Maroc] chaque fois que cela s’avère nécessaire ».
Toujours selon Mundiario, Enaam Mayara ne cache pas son objectif politique. Il affirme qu’« il faut former des groupes de pression au sein de la scène politique espagnole, capables de faire évoluer de nombreuses positions en faveur du Royaume du Maroc ». Ces propos interviennent alors que le même responsable a rappelé que Ceuta et Melilla étaient, selon lui, « occupées ».
Dans ce contexte, le poids démographique de la population marocaine en Espagne retient l’attention. Selon l’Observatoire permanent de l’immigration de 2024, 896 076 Marocains vivraient en Espagne, dont 226 859 en Catalogne.
La présence culturelle marocaine renforcée à l’école
L’autre sujet mis en avant concerne l’enseignement. Le journal espagnal indique que 394 établissements scolaires espagnols, du primaire au secondaire, proposent déjà un programme d’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine financé par le gouvernement marocain. Ce programme, le PLACM, est présent dans 12 communautés autonomes.
Le même article précise que les enseignants sont nommés et rémunérés par Rabat et que l’objectif de ces cours est de « préserver leur identité et de vivre leur culture tout en respectant celle du pays d’accueil ». Les autorités éducatives espagnoles, selon la même source, se contentent de mettre les salles à disposition.
En Catalogne, ce déploiement nourrit déjà des critiques, y compris dans certains secteurs nationalistes, face à ce que Mundiario qualifie de phénomène de « marocanisation ». Le débat porte notamment sur les menus scolaires et sur certaines restrictions liées au ramadan. Au-delà de la seule question migratoire, c’est désormais celle de l’influence marocaine dans la société espagnole qui se trouve posée.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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5 réponses à “En Espagne, le poids politique du Maroc inquiète de plus en plus”
En Espagne c’est le Maroc, en France c’est l’Algérie qui tentent de déstabiliser les gouvernements au nom de l ‘anti- colonialisme et d’imposer leurs revendications civilisationnelles au nom de l islam .
@guillemeot, il y a malgré tout beaucoup plus de marocains en France qu’en Espagne (et en proportion de la population local, il me semble que c’est en Belgique qu’ils sont les plus nombreux) ;-) mais certes en France il y a encore plus d’algériens.
Retour au huitième siècle.
Comme d’habitude, les dirigeants toujours court-termistes découvrent les problèmes trop tard.
Chamfort écrivait autrefois: « les peuples chérissent les causes des évènements dont ils déplorent les effets. Constat maintes fois validé.
@Franck …dans la joie et la bonne humeur . Avec la bénédiction des Bien Pensants !