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Face à l’aggravation du conflit au Moyen-Orient, plusieurs dirigeants européens mettent en garde contre le risque d’un nouvel afflux migratoire vers l’Union européenne. Dans une lettre conjointe datée du 18 mars 2026 et adressée au Conseil européen, Giorgia Meloni et Mette Frederiksen estiment : « Nous ne pouvons pas prendre le risque de voir se reproduire les flux de réfugiés et de migrants vers l’UE que nous avons connus en 2015-2016 ».
Les deux dirigeantes ajoutent : « Cela constituerait non seulement une catastrophe humanitaire pour les personnes directement touchées, mais risquerait également de nuire à la sécurité et à la cohésion de notre Union ». Le Figaro rappelle qu’au moment de la crise migratoire de 2015, « 1,3 million de demandeurs d’asile avaient alors été recensés ».
L’Allemagne avait déjà tiré la sonnette d’alarme
Cette mise en garde intervient après une première alerte formulée en Allemagne au début du mois. Nous avions rapporté le 10 mars les propos du chancelier allemand Friedrich Merz : « Une guerre sans fin n’est pas dans notre intérêt (…). L’économie iranienne ne doit pas s’effondrer. Il faut empêcher les mouvements migratoires incontrôlés en provenance d’Iran ».
Friedrich Merz avait aussi déclaré : « Nous ne voulons pas voir se reproduire ici le scénario syrien, mais souhaitons que cet État fonctionne par lui-même ». À la suite de la guerre civile en Syrie, plus d’un million de Syriens sont arrivés en Allemagne en 2015-2016.
Des signaux sont déjà observés sur certaines routes migratoires. Comme l’arrivée de migrants iraniens dans les camps du nord de la France, autour de Dunkerque et de Loon-Plage. Des migrants sur place ayant affirmé que « beaucoup d’autres sont en route ».
Renforcer l’aide sur place et durcir les frontières
Dans leur lettre, Giorgia Meloni et Mette Frederiksen défendent une ligne claire : « les réfugiés et les migrants devraient en général être aidés là où ils se trouvent ». Les deux responsables saluent aussi l’adoption par la Commission européenne d’un paquet d’aide humanitaire de 458 millions d’euros.
Mais elles demandent aussi un durcissement des dispositifs de contrôle : « cela signifie un renforcement accru des contrôles aux frontières ». Citées par l’agence de presse italienne Ansa, Giorgia Meloni et Mette Frederiksen précisent encore : « Nous ne pouvons pas nous permettre d’être pris au dépourvu comme par le passé ». Elles appellent à « renforcer davantage nos frontières afin que tous les États membres soient suffisamment équipés pour garantir que l’UE exerce un contrôle total sur ses frontières extérieures ».
Cette séquence montre une chose : en Europe, le souvenir de 2015 continue de structurer les choix migratoires. À mesure que la crise du Moyen-Orient s’aggrave, plusieurs gouvernements veulent manifestement empêcher qu’un nouveau choc migratoire ne vienne déstabiliser davantage le continent.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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4 réponses à “Guerre au Moyen-Orient : l’Europe craint un nouveau choc migratoire”
Ne plus écouter l’Europe et que chaque pays ferme ses frontières ! il n’y a pas de frexit, simplement un peu de couille à nos président, pas vrai MONSIEUR Micron!!!
Inquiétude légitime mais pour le moins cynique les Etats-Unis et l’Occident tapent sur tous les pays appartenant à l’Arc du projet israélien, plus l’Afghanistan, plus l’Amérique du Sud. Ces mêmes dirigeants applaudissent et feignent d’être surpris de l’invasion des migrants à venir et en plus leur donnent le statut de réfugier politique.
et 458 millions d’euros de plus à soutirer aux gogos… après les 98 milliards pour l’Ukraine. Y’en a marre ! Envoyez la note à Washington et à Tel Aviv ; que ceux qui mettent le bazar payent l’addition
Toutes les occasions sont bonnes aux musulmans pour fuir leur pays qu’ils ont voulu »être indépendant » et venir chez les mécréants qu’ils ont chassés de ce pays!…Ils savent que les mécréants ne sont pas rancuniers et qu’ils leur donneront leurs sous, qu’ils les soigneront, etc…