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À Brest, le Centre Finistérien de Radiothérapie et d’Oncologie franchit une nouvelle étape dans la personnalisation des traitements contre le cancer. L’établissement, adossé au groupe ELSAN, propose désormais à ses patients un test sanguin innovant permettant d’anticiper leur sensibilité à la radiothérapie.
Développée par la startup française NovaGray, cette technologie ouvre la voie à des traitements mieux adaptés, avec un objectif clair : limiter les effets secondaires parfois lourds de la radiothérapie.
Mieux anticiper les effets secondaires
Utilisée chez plus d’un patient atteint de cancer sur deux, la radiothérapie reste un pilier des traitements. Mais elle n’est pas sans conséquences. Plusieurs années après les soins, certains patients peuvent souffrir de séquelles durables : douleurs, troubles digestifs ou urinaires, voire limitations physiques.
Ces complications sont liées à l’irradiation des tissus sains situés autour de la tumeur. Or, tous les patients ne réagissent pas de la même manière à ces traitements.
C’est précisément sur ce point que repose l’innovation introduite à Brest.
Un simple test sanguin pour adapter le traitement
Le test proposé repose sur une technologie appelée RILA, qui permet d’évaluer la réaction des cellules immunitaires à l’irradiation. Concrètement, une simple prise de sang, réalisée avant le début du traitement, permet de déterminer le niveau de radiosensibilité du patient.
Les résultats, disponibles en quelques jours, donnent aux médecins des indications précieuses. Ils peuvent alors ajuster la dose de radiation, modifier le nombre de séances, voire envisager des alternatives thérapeutiques.
Cette approche permet aussi d’informer plus précisément les patients sur les risques à long terme, un point souvent source d’inquiétude.
Une médecine de plus en plus personnalisée
Pour les équipes médicales, cette évolution marque un tournant. L’objectif n’est plus seulement de traiter la maladie, mais d’adapter finement les soins à chaque individu.
Dans un domaine comme la cancérologie, où les traitements peuvent avoir des conséquences lourdes, cette personnalisation devient un enjeu majeur.
Le test sera d’abord proposé aux patients atteints d’un cancer de la prostate, avant d’être étendu aux patientes concernées par un cancer du sein.
Un ancrage territorial renforcé
Présent à Brest, Quimper et Morlaix, le CFRO joue un rôle central dans la prise en charge des cancers en Bretagne. Doté d’équipements spécialisés et travaillant en lien avec plusieurs établissements de santé de la région, il s’inscrit dans une logique de réseau au service des patients.
L’intégration de cette innovation confirme une tendance de fond : l’accès, y compris en région, à des technologies de pointe issues de la recherche médicale.
Dans un contexte où les progrès en cancérologie reposent de plus en plus sur des approches individualisées, ce type d’initiative illustre l’évolution rapide des pratiques médicales.
Et rappelle que, derrière les avancées technologiques, l’enjeu reste toujours le même : améliorer concrètement la qualité de vie des patients.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Brest : une innovation médicale pour adapter la radiothérapie au profil de chaque patient”
Est-ce que ce sera disponible partout en France, et quand ?