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La guerre en Iran et les tensions autour du détroit d’Ormuz ont rapidement fait remonter les prix de l’énergie. Le 10 mars, le baril de Brent avait dépassé les 100 dollars, une première depuis 2022, avec déjà une hausse sensible à la pompe. Depuis, les marchés se sont un peu détendus : le 7 avril, Reuters indiquait que le Brent était retombé sous les 100 dollars après l’annonce d’une trêve temporaire et d’une reprise conditionnelle du trafic à Ormuz. Mais le signal est clair : au moindre choc géopolitique, le budget carburant des ménages français redevient une variable d’ajustement.
Faute de pouvoir agir sur le prix du baril, les automobilistes n’ont guère d’autre levier immédiat que leur propre consommation. Et les gains les plus rapides ne viennent pas d’une innovation miraculeuse, mais d’une conduite moins brutale, d’un véhicule mieux tenu et d’une organisation plus rationnelle des trajets. L’éco-conduite n’est plus seulement un conseil de bon sens ou un argument écologique ; elle devient une manière de défendre son pouvoir d’achat.
La première économie se fait au volant
La manière de conduire reste le levier principal. Une conduite souple, avec moins d’accélérations brutales et de freinages inutiles, peut réduire la consommation jusqu’à 20 % par rapport à une conduite agressive. L’UFC-Que Choisir va plus loin et évoque, dans les cas les plus favorables, jusqu’à 20 % d’économie sur route et 40 % en ville. Même logique sur autoroute : abaisser sa vitesse de 130 à 120 km/h permet d’économiser presque un litre sur 100 kilomètres, pour seulement quelques minutes de trajet supplémentaires. Anticiper, utiliser davantage le frein moteur et couper le moteur lors d’un arrêt de plus de trente secondes restent donc des réflexes simples, mais rentables.
Il faut aussi se méfier des trajets courts. L’UFC-Que Choisir rappelle qu’une voiture consomme 30 à 35 % de plus sur les deux premiers kilomètres, au moment où le moteur est froid, et que ces très petits parcours représentent une part importante des déplacements quotidiens. Autrement dit, dans bien des cas, quelques kilomètres effectués à pied, à vélo ou regroupés en un seul déplacement coûtent moins qu’un aller-retour improvisé en voiture.
Le véhicule lui-même peut devenir un gouffre
L’autre poste d’économie se trouve dans l’état de la voiture. Des pneus sous-gonflés augmentent la résistance au roulement ; un filtre à air encrassé peut provoquer 3 % de surconsommation ; et un véhicule mal entretenu peut entraîner jusqu’à 25 % de dépense supplémentaire dans les cas les plus défavorables. À cela s’ajoutent les charges inutiles : coffre encombré, galerie, porte-vélos ou coffre de toit pénalisent lourdement l’aérodynamisme et peuvent faire grimper la consommation jusqu’à 20 %.
Enfin, les petits arbitrages du quotidien comptent eux aussi. Il est recommandé d’utiliser un GPS, même sur un trajet connu, pour éviter bouchons et travaux. Il est aussi conseillé de limiter l’usage de la climatisation, particulièrement en ville. Un véhicule préparé sobrement consomme moins avant même d’avoir roulé. Dans une période où le litre a dépassé les 2 euros dans certaines stations ces dernières semaines, ces réflexes n’ont plus rien d’accessoire : ils deviennent une discipline de survie pour l’automobiliste ordinaire.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses à “Carburants : les bons réflexes pour limiter la casse après l’envolée des prix”
ESCROQUERIE DEMOCRATIQUE… le carburant qui est à la pompe a été acheté voici 3 mois au moins! Honte aux compagnies, aux distributeurs et au système politique…LES POURRIS de la RIPOUBLIQUE!
Décidément!!! le carburant vendu aujourd’hui est en stock depuis 3 mois donc le prix actuel est injustifié, donc des escrocs Sociétés Pétrolières, débitants de la même farine que les profiteurs des années 1940-44, et…notre sainte république puant encore le sang dans lequel elle pataugeait lorsqu’elle est née qui grâce aux innombrables taxes PROFITE!
Magnifique article écrit par l’IA, ça saute aux yeux ! Et notre Raymond plonge dedans.