Konbini, le célèbre média toujours à la pointe du progressisme le plus bête pour QI à deux chiffres, a encore frappé. Cette fois, c’est du lourd : il se propose de nous expliquer pourquoi les hommes ont peur des femmes. Rien que ça.
Dans un « réel » de deux minutes et 48 secondes, Konbini a convié l’autrice de « Pourquoi les hommes ont peur des femmes – La fabrique culturelle de la misogynie« , pour nous convaincre de la chose. Fidèle à son format court et direct, la thèse est posée dès les premières secondes :
« Depuis la nuit des temps, les hommes ont créé des mythes, des récits qui nous font croire que cette peur est légitime. Cette gynophobie justifie ensuite la misogynie, donc la haine des femmes. »
Et dans le domaine de ces peurs, celles des hommes seraient « prétendues« , « fantasmées« , bref, construites. On a été taxé de complotiste pour moins que ça :
« Dans la plupart des films, les fantômes sont des femmes. Culturellement, on nous a appris à avoir peur du produit de la violence masculine, plutôt que de la violence masculine elle-même. »
La preuve en est… les jumelles Grady dans le film Shining. Pour l’autrice, c’est pas juste qu’on ait peur d’elles, au lieu de craindre leur assassin, le vilain méchant papa qui les a tuées à coup de hache. Puis tant pis si c’est un film d’horreur : Stanley Kubrick serait un de ces créateurs de mythes qui participent à la construction d’une culture misogyne. Qu’on comprenne bien. Selon la thèse de cette petite dame, le célèbre réalisateur n’aurait aucunement voulu jouer sur la crainte et l’incompréhension que peuvent générer les fantômes d’enfants – qui plus est des jumelles qui ont toujours un je-ne-sais-quoi de mystérieux – avec leur teint blafard, leurs cernes, leur immobilité persécutrice. La peur de la femme serait tellement ancrée en nous que Stanley Kubrick s’y serait laissé prendre (ou y contribuerait). Rien à voir avec la volonté de faire monter la tension comme dans tout film d’épouvante qui se respecte. Kubrick n’aurait pas plongé ses personnages dans des situations étranges et inexpliquées dans le but de créer du suspens, de confondre le public et de le surprendre avec un épilogue insoupçonné. Il l’aurait fait pour exploiter la peur des femmes ou la susciter lui-même. Une véritable experte en scénario !
Mais combien de bêtises devrons-nous encore supporter ? Jusqu’où ce délire de persécution – qui fait honte aux femmes, réduites à leur faculté de chouiner – ira-t-il ? Heureusement, beaucoup d’internautes ne sont pas dupes, comme le montrent les commentaires de la vidéo :
« Le propos permet en tout cas de reconduire sans la moindre démonstration le fantasme de ces hommes qui, au coin du feu, auraient décidé du grand complot contre les femmes, un soir de beuverie préhistorique. »
« Elle a vu un film et en a fait toute une théorie. »
Elle n’a, en effet, pas dû voir beaucoup d’autres films d’horreur où un petit garçon immobile sur son vélo barre le chemin du héros ou se révèle être un démon.
Mais si de nombreux utilisateurs d’Internet ne se laissent pas tromper, l’abondance de ces soi-disant « études » qui analysent et déforment la réalité pour y déceler de la misogynie partout même quand elle n’y est pas est une véritable plaie. On en trouve des quantités sur la toile, ce qui contribue inévitablement à renforcer la guerre des sexes et la défiance envers les hommes dans l’esprit des nouvelles générations, éduquées aux « shorts » de deux minutes chrono.
« Les peurs masculines l’emportent sur les peurs féminines, c’est quelque chose qui nous a contaminés En tant que femme, on finit par avoir peur de nous-mêmes, par avoir peur de devenir la folle, l’hystérique, la sorcière parce qu’on a grandi avec une pop culture qui nous a diabolisées. (…) La femme célibataire est inquiétante parce qu’elle ne rentre pas dans les normes. »
Et pour nous en convaincre, les références de Chloé Thibaud sont… Gossip girl et Lolita malgré moi. Si elle avait eu un accès à la véritable culture, elle aurait compris que la femme célibataire est souvent présentée comme une menace pour son pouvoir séducteur qui peut potentiellement ruiner un homme. À l’instar des sirènes, de Calypso ou de Circé dans nos plus anciens textes fondateurs que sont les récits homériques Évidemment, si rien n’est plus pertinent, cela détruit un tantinet le mythe de la sororité…
Mais est-elle capable de le comprendre ?
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : Capture Konbini
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine
2 réponses à “Comment Konbini gave la jeunesse de guerre des sexes [L’Agora]”
Bonjour,
Comment les hommes n’auraient pas peur de femmes quand de telles cruches vivent confortablement de leurs crachats sur les hommes, et exercent leur sous-métier en toute impunité ? Ce qu’elle cherche, c’est à valider son raisonnement par sa propre bêtise. Oui, nous avons peur de vous Chloé Thibaud, parce qu’objectivement, vous êtes effrayante.
Cdt.
M.D
“Konbini”, comme son nom l’indique, est un コンビニ, une supérette ouverte 24h/24 pour l’information en conserve et la culture prête à être ingurgitée.