Il y a des soirs où une équipe ne joue plus seulement pour gagner, mais pour marquer son époque. Ce vendredi à La Rabine, le RC Vannes a franchi un cap supplémentaire en écrasant AS Béziers Hérault sur le score sans appel de 71 à 0. Une victoire record, la plus large de son histoire en Pro D2, qui confirme la domination totale des Bretons cette saison.
Un rouleau compresseur breton
Le match n’aura finalement duré que quelques minutes. Le temps pour les Vannetais de poser leur emprise et d’imposer un rythme que Béziers n’a jamais été en mesure de suivre. Dès l’entame, la puissance et la précision des hommes de Jean-Noël Spitzer ont fait la différence.
Rapidement devant au score, les Bretons ont ensuite déroulé, enchaînant les séquences avec une facilité déconcertante. Le jeu s’est ouvert, les espaces se sont multipliés, et les essais ont commencé à pleuvoir. À la pause, l’écart était déjà conséquent. En seconde période, il s’est transformé en démonstration.
Au total, onze essais sont inscrits. Une performance rare, presque irréelle à ce niveau.
Senga Kouo, symbole d’une génération qui arrive
Parmi les artisans de cette soirée, un nom ressort avec évidence : Joachim Senga Kouo. Pour sa première apparition à ce niveau, le jeune ailier s’est offert un triplé, confirmant tout le potentiel entrevu chez les U20.
Rapide, inspiré, insaisissable, il a incarné cette nouvelle vague vannetaise, capable de faire exploser les défenses les plus fragiles. À ses côtés, les cadres ont répondu présents, à l’image du capitaine Francisco Gorrissen ou encore d’une ligne arrière particulièrement inspirée.
Un moment hors du temps : les Tafili dans l’histoire
Mais au-delà du score, c’est peut-être une image qui restera. Celle d’un père et de son fils entrant ensemble sur la pelouse.
Paga et Rayane Tafili ont écrit une page unique du rugby professionnel en partageant le terrain sous le même maillot. La Rabine ne s’y est pas trompée, offrant une ovation appuyée à ce moment rare, presque suspendu.
Dans une saison dominée de bout en bout, ce type d’instant rappelle que le rugby reste aussi une affaire d’hommes et de transmission.
En face, Béziers n’a jamais trouvé les solutions. L’équipe, largement remaniée et rajeunie, a subi dans tous les secteurs. Courageuse, mais impuissante face à une formation lancée à pleine vitesse.
Cette lourde défaite a des conséquences directes : le club héraultais glisse désormais à une place de barragiste, preuve que la fin de saison s’annonce sous tension.
Vannes au sommet… mais le plus dur reste à faire
Avec ce succès, le RC Vannes dépasse les 100 points et enchaîne une onzième victoire consécutive. Les records tombent les uns après les autres, et la première place semble désormais solidement acquise.
Mais dans ce type de saison exceptionnelle, le danger est ailleurs. Tout cela ne prendra réellement sens qu’à l’issue des phases finales. Car en Pro D2, une domination écrasante ne garantit rien au moment décisif.
Le message est pourtant clair : Vannes ne se contente plus de participer. Le club breton avance désormais avec une ambition assumée, celle de rejoindre le Top 14.
Reste à conclure. Et à transformer cette saison historique en accession.
La fiche technique
Arbitre : M. Dutreuilh.
Spectateurs : 12 422.
Les points. Vannes : 11 essais de Medrano (3′), Senga Kouo (15′, 34′, 59′), Gorrissen (30′), Djehi (45′), Surano (50′), O’Reilly (57′), M. Boulier (63′), Duplenne (67′), Taccola (80′) ; 8 transformations de Lafage (4′, 31′, 35′, 46′), Debaës (60′, 64′, 68′, 80′).
Cartons jaunes. Vannes : P. Tafili (70′) ; Béziers : Vassallo (30′).
VANNES. 15. Duplenne – 14. Surano (M. Boulier 60′), 13. Ayarza (Medrano 72′), 12. Taccola, 11. Senga Kouo – 10. Lafage (Debaës 52′), 9. Judd (Alania 60′) – 7. Gorrissen (cap.), 8. Pedemonte, 6. Blanc-Mappaz (Edwards 60′) – 5. Metz (Mézou 52′), 4. Geffré (Blanc-Mappaz 72′) – 3. Medrano (P. Tafili 52′), 2. O’Reilly (Cherry 60′), 1. Djehi (R. Tafili 52′).
Entraîneur principal : Jean-Noël Spitzer.
BÉZIERS. 15. Añon – 14. Labat (Plazy 64′), 13. Vassallo, 12. Masiwini (Aubry 70′), 11. Claasen – 10. Aubry (Uruty 64′), 9. Camacho – 7. Dufour (Jaillon 16′), 8. van Bost, 6. Canaleta (Kuruisaqila 52′) – 5. Gayraud (Mailulu 64′), 4. Benoy (Dufour 52′) – 3. Rasamoelina (Fincham 49′), 2. Lalevée (Espigue 49′), 1. Amrouni (El Maslouhi 49′).
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
Une réponse à “RC Vannes – Béziers : une démonstration historique et un avertissement pour la Pro D2”
+Loeiz Ropars affirmait jadis que le mercenaire breton recevait double solde car sa tête était dure force est de constater que cette équipe BRISE un tabou…le rugby c’est le sud-ouest non à l’ouest nous sommes capables de faire aussi bien.