Folie judiciaire au Royaume-Uni : ils se filment en train de violer deux adolescentes, mais n’iront pas un jour en prison, le juge refusant de les « criminaliser »

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Trois adolescents ont brutalement violé en réunion et sous la menace d’un couteau deux filles âgées de 15 et 14 ans. Ils ont filmé les scènes en riant et en s’encourageant l’un l’autre à les humilier davantage Malgré la violence endurée et filmée, malgré les conséquences terribles auxquelles sont confrontées les jeunes victimes – l’une d’entre elles déclare vouloir désormais mourir -, seule la minorité des trois violeurs a été retenue. La décision du juge, qui a refusé de les « criminaliser » et leur a évité la prison, a suscité de vives réactions.

Les décennies d’immunité dont ont bénéficié les réseaux de prostitution forcée et d’esclavage sexuel des grooming gangs n’auront décidément rien appris aux juges britanniques. À Fordingbridge, dans le Hampshire, un gang de jeunes gens du voyage qui s’était filmé en train de violer des filles isolées lors de deux agressions sexuelles distinctes a été reconnu coupable de viol mais a échappé à la prison.

Des viols à répétition

En novembre 2024, la première de leurs victimes, âgée de 15 ans, a été attirée sur Snapchat par un des garçons qui l’a ensuite conduite dans un passage souterrain où l’attendait son complice. Tous deux âgés de 14 ans, ils l’ont violée à tour de rôle, à plusieurs reprises, reprenant la dramatique scène en riant. Deux mois plus tard, les deux mêmes individus, accompagnés d’un troisième complice âgé de 13 ans, ont commis plusieurs autres viols sous la menace d’une arme blanche sur une jeune fille de 14 ans. S‘incitant mutuellement à l’humilier davantage, ils ont à nouveau filmé la scène qu’ils ont ensuite partagée sur les réseaux sociaux.

À l’issue d’un procès de cinq semaines en mars dernier, les trois adolescents ont été reconnus coupables de dix chefs d’accusation de viol. Les deux garçons les plus âgés ont également été inculpés pour prise et détention d’images indécentes d’un mineur.

« Aucun d’entre vous ne mérite d’aller en prison. » 

Mais le 21 mai 2026, lors d’une audience au tribunal de Southampton, le juge, le juge Nicholas Rowland, déclare : « Aucun d’entre vous ne mérite d’aller en prison. » En lieu et place de la rétention, les trois accusés ont été condamnés à des mesures de réhabilitation pour mineurs. De trois ans pour les deux criminels les plus âgés et assorties d’une « surveillance et d’un encadrement intensifs » pendant 180 jours, de 18 mois pour le plus jeune (coupable de deux chefs d’accusation de viol).

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Les propos du juge, rapportés par le Daily Mail, « m’ont frappée de plein fouet, comme un coup de poing en plein visage » témoignera une des victimes. Et pour cause :

« Il a déclaré que les garçons étaient « très jeunes », avaient une faible intelligence, une « compréhension limitée du consentement » et étaient sensibles à la « pression des pairs ». Il les a également félicités pour leur conduite durant le procès, déclarant : « Je vous considère comme très jeunes et aucun d’entre vous n’a jamais eu de gros problèmes auparavant. » « Vous avez tous très bien respecté les restrictions mises en place tout au long de l’essai. »

Cette description qui fait passer des violeurs pour de « braves petits chenapans » a eu plus de poids dans la décision de justice que les mots de la jeune fille de 15 ans, voilée et brisée au point de déclarer : « Tout ce que je veux, c’est mourir, je n’ai plus peur du moment où cela arrivera. »

L’affaire est renvoyée devant la Cour d’appel

Toujours selon la BBC, la secrétaire du Parti conservateur, Kemi Badenoch, a qualifié ces peines de « honteuses », et le ministre de la Justice du cabinet fantôme, le Dr Kieran Mullan, a déclaré qu’il était inadmissible que des adolescents puissent commettre des crimes de viol aussi brutaux et échapper totalement à la prison, ajoutant avoir fait appel de ces peines jugées trop clémentes auprès du procureur général. Ce dernier devra les réexaminer.

Ces viols collectifs et répétés sur de jeunes mineures, conclus par une sentence humainement incompréhensible, sont l’énième illustration de l’idéologie no-prison qui prévaut au sein des magistratures occidentales. Elle nous amène à nous interroger : la vie des jeunes filles compte-t-elle pour quelque chose au Royaume-Uni ?
Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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4 réponses à “Folie judiciaire au Royaume-Uni : ils se filment en train de violer deux adolescentes, mais n’iront pas un jour en prison, le juge refusant de les « criminaliser »”

  1. JACQUES dit :

    Je suis tout simplement sidéré par le raisonnement de ce juge.
    Il devrait être immédiatement démi de ses fonctions qu’il a honteusement bafouées, toutes ses trimestres de cotisations retraite devraient être supprimés, et il devrait être jeté en prison pour de très nombreuses années.
    Toutes mes pensées vont aux pauvres victimes, auxquelles cette ordure a rajouté une peine gigantesque.

  2. Catherine THIBAUDEAU dit :

    👏👏👏👏

  3. André Coutand dit :

    Il est vrai que l’enfer est préférable à la prison, pour ces bêtes sauvages !

  4. Olivier dit :

    On n’envoie pas les victimes en prison.

    Le juge considère les trois adolescents comme des victimes…

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