Ils rêvent d’une « Nouvelle France » : moi, je rêve que mes enfants n’aient pas à la subir

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Il y a des soirs où, regardant dormir mes enfants, je me surprends à former un vœu que nul père ne devrait avoir à formuler : pourvu qu’ils n’aient pas à vivre dans le pays que nous sommes en train de leur léguer. Pourvu qu’ils échappent à l’addition que d’autres ont accumulée et qu’on leur présentera, un jour, sans qu’ils en aient signé la moindre ligne.

La « Nouvelle France » dont on nous fait l’article

On nous vend une « Nouvelle France ». Joyeuse, métissée, réconciliée, débarrassée enfin de ses vieux démons — c’est-à-dire de tout ce qui faisait qu’elle était la France. Les apôtres de cette table rase ont un camp de prédilection : cette gauche radicale qui, de meeting en plateau, a fait de la fracturation du pays une méthode et de la haine de soi une vertu. La France insoumise s’en est fait une spécialité. Diviser, opposer, exciter les ressentiments les uns contre les autres, brandir le mot « fasciste » comme une matraque contre quiconque ose constater le réel — voilà le programme. Dans leur bouche, est fasciste celui qui aime son pays, sa culture, son clocher, sa langue ; est fasciste celui qui refuse de s’excuser d’exister. Ils jouent avec le feu de la guerre civile et personne, ou presque, ne s’en émeut.

Qu’on m’entende bien. Le procès que je leur fais n’est pas un procès d’intention occulte : c’est un procès de leurs idées, de leurs discours, de leurs votes, de leur rhétorique de l’affrontement permanent. Et ce procès-là, ils l’ont mille fois mérité.

L’ensauvagement n’est pas un fantasme, c’est un quotidien

Car pendant qu’on disserte sur les pronoms et la « déconstruction », le pays, lui, se défait pour de bon. La gauche en a posé les fondations idéologiques ; la droite, lâche, veule, peureuse, opportuniste et soucieuse avant tout de ne pas déplaire, a laissé faire pendant quarante ans. Ensemble, ils ont transformé des quartiers entiers en zones de relégation où les contribuables du pays n’envoient plus que des subventions et des renoncements. Ils ont fait de trop d’enfants des sauvages, élevés au rap abruti et à la malbouffe industrielle, déformés par une Éducation nationale qui n’enseigne plus, ne corrige plus, n’exige plus rien, et confond l’instruction avec l’animation socioculturelle.

Le monde entier le voit. Le monde entier regarde la France comme on regarde un grand corps malade qui se croit encore beau. On y voit poindre le décor d’un futur champ de bataille entre des communautés qui ne se mélangent pas, qui ne s’aiment pas, qui s’observent. On le lit dans les regards, dans les rancœurs accumulées, dans cette défiance réciproque qui suinte de partout. Ceux qui prétendent ne pas le voir mentent, ou regardent ailleurs par confort.

La Bretagne, ce « bon toutou » de la République

Et la Bretagne, dans tout cela ? La Bretagne, hélas, a trop longtemps joué les bons élèves. Le bon toutou de la République, fidèle, docile, vaguement reconnaissant, votant sagement pour ceux-là mêmes qui méprisent ses racines et raillent ses traditions. Terre généreuse, terre d’accueil, dit-on en permanence, comme un mot que l’on voudrait faire entrer à coup de marteau pour les esprits récalcitrants. Car notre « terre d’accueil », à force de générosité sans discernement, est devenue un laboratoire commode pour les expérimentations gauchistes et immigrationnistes, un terrain d’essai où l’on teste tranquillement, loin des grandes métropoles, les recettes d’une société qu’on dissout. La « Nouvelle Bretagne » en quelque sorte, dans laquelle les gogos s’étonnent que le RN progresse depuis 15 ans, alors que les élus ont tout fait pour faire de notre région un futur cloaque comme une bonne partie du reste de l’hexagone.

Il faudra bien, un jour, que la Bretagne cesse de tendre l’autre joue. Qu’elle se souvienne qu’elle fut une nation avant d’être une province, qu’elle a une langue, une mémoire, une âme, et le droit imprescriptible de décider qui elle veut être. Ou bien elle reprend son destin en main, renoue avec ce qu’elle est, refuse de servir de cobaye au grand effacement — ou bien elle sombrera avec le reste, en ayant eu, en prime, la satisfaction d’avoir été polie jusqu’au bout.

Le seul conseil qu’un père redoute de donner

Alors voici où j’en suis. Je me bats, à ma place, avec mes mots, pour que ce pays se ressaisisse avant qu’il ne soit tout à fait trop tard. Je crois encore — un peu — que ce sursaut est possible, qu’une terre comme la nôtre peut se relever, que la Bretagne peut montrer la voie. C’est pour cela que j’écris, que d’autres écrivent, que des hommes et des femmes refusent de baisser les bras.

Mais je suis lucide. Si nous échouons, si la digue cède, si la « Nouvelle France » l’emporte définitivement sur la France réelle, alors je n’aurai plus qu’un conseil à donner à mes fils le jour de leur majorité : partez. Partez sans culpabilité, sans regarder en arrière. Ne portez pas sur vos épaules l’échec et l’autodestruction d’une civilisation qui aura mis quelques générations à se saborder. Allez vivre ailleurs, là où l’on a encore le droit d’être ce que l’on est, là où l’on ne fait pas porter aux enfants la dette morale de leurs aïeux. Fuyez le cauchemar de Pierre Boule et d’Orwell cumulés.

Ce conseil-là, aucun père digne de ce nom ne veut avoir à le donner. Qu’on me pardonne de l’écrire : c’est précisément pour ne jamais avoir à le prononcer que je me bats aujourd’hui. Et que j’appelle les miens, les Bretons, à se réveiller pendant qu’il en est encore temps.

YV

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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11 réponses à “Ils rêvent d’une « Nouvelle France » : moi, je rêve que mes enfants n’aient pas à la subir”

  1. Courcelle dit :

    Partir oui mais où ?

  2. André dit :

    Sauf que, lorsqu’ils diront d’où ils viennent, il y a de fortes chances qu’ils partent avec un a priori négatif pour être accueilli. A moins que, peut-être, en demandant le statut de réfugié politique ? Parti comme ça l’est …

  3. Dude dit :

    A part en Russie, il ne reste pas beaucoup d’endroit où le racaille ne va pas …

  4. Travis dit :

    A vos souhaits ! Eh bien, pour commencer à relever les nations, il faudrait cesser de promouvoir le sport, ce fléau, et le fouteballe en particulier, qui sont le principal vecteur de la babouinisation globale.
    Pour ne pas vous exposer à la XVII chambre, je précise que j’utilise le mot de babouinerie dans le sens de son inventeur, Albert Cohen,subtil explorateur de l’âme, et non dans le but de livrer une origine ethnique ( ta mère )à la vindicte populassieuse.
    No sport ! WC

  5. Top 14 dit :

    En tant que père, partir est une solution….en tant que citoyen s’enfuir ne me plaît pas beaucoup…. je reconnais que sans l’appui de gouvernants courageux, le match est plié !

  6. Grandjean dit :

    Excellente cette image, elle reflète bien l’équipe de « france ». Et dire que certains payent cher pour voir ça !

  7. RAYMOND NEVEU dit :

    Effondrement de la caste politique héritée de Fiscard « d’Estaing », pourriture de la caste des juges…ben retour à la justice seigneuriale…rapide, efficace, pas de récidive, des places libres en prison…et on leur offrira un bol d’air frais à l’extrémité du chemin des Justices en compagnie des choucas!

  8. Bouetel dit :

    Et bien à lire cet article je ne voudrais pas être votre enfant..

  9. Michel dit :

    Quel torchon, l’espace commentaire est tout aussi sale, méprisant et raciste. Vous faites honte à la France et à sa devise ! Allez en Italie, vous avez votre extrême droite la bas ! Ou en Argentine ! Bon débarras !

  10. PJR dit :

    Ciao ! on vous ouvre la porte! mais pas la peine de revenir en pleurant.

  11. nicolas dit :

    Mais partez-donc oui, vous d’abord, et vos enfants s’ils le souhaitent.
    J’espère sincèrement que là où vous irez les valeurs d’hospitalité et d’accueil seront à l’ordre du jour de l’agenda politique.

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