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Les dernières statistiques publiées par Eurostat, le bras statistique de la Commission européenne, confirment une tendance lourde : la population de la République d’Irlande a progressé de 1,6 % en 2025, passant de 5,35 à 5,44 millions d’habitants, soit un gain de près de 90 000 personnes en un an. Un rythme quatre fois supérieur à la moyenne européenne, qui stagne à 0,4 %.
Une croissance démographique trompeuse
Derrière ce chiffre flatteur se cache une réalité que les données d’Eurostat permettent de lire sans ambiguïté : la population irlandaise de souche, elle, n’a pas crû. Elle a reculé. Les Irlandais de naissance ont perdu environ 1 500 habitants nets en 2025. Chaque individu ajouté à la population du pays l’an dernier était donc, au bilan, une personne née à l’étranger.
La migration nette a représenté près de 70 000 personnes supplémentaires sur l’année écoulée. Le solde naturel — naissances moins décès — a certes été légèrement positif, l’Irlande faisant partie des sept seuls pays de l’Union européenne sur vingt-sept où le taux de natalité dépasse encore le taux de mortalité. Mais ce coussin démographique s’amenuise : le taux de fécondité y est tombé à 1,47 enfant par femme en 2024, bien en dessous du seuil de renouvellement des générations fixé à 2,1.
Une transformation structurelle de la population active
Sur le plus long terme, les chiffres sont encore plus éloquents. Entre 2019 et 2025, la population totale de l’île a progressé de 500 000 personnes. Sur ce total, 276 675 sont des personnes nées à l’étranger, dont la présence est passée de 990 000 à plus de 1,267 million.
Dans le monde du travail, la transformation est tout aussi frappante. Le Bureau central des statistiques irlandais (CSO) indique qu’entre 2019 et 2024, les travailleurs étrangers ont représenté 61 % de la totalité de la création nette d’emplois dans le pays. Leur part dans l’emploi total est passée de moins de 22 % avant la pandémie à 27,5 % fin 2024. Sur cette période, l’emploi des ressortissants étrangers a bondi de 45,6 %, contre 8 % pour les nationaux irlandais.
Des projections qui interrogent
Eurostat projette une légère décélération des flux migratoires — de 70 000 entrées nettes en 2025 à 60 000 en 2026, puis 33 000 d’ici 2030 — mais maintient une trajectoire démographique soutenue. La population irlandaise devrait atteindre six millions d’habitants en 2035, 6,5 millions au milieu du siècle, avant de refluer progressivement à mesure que le solde naturel deviendra négatif.
Le pic de croissance avait été atteint en 2022, avec une hausse de 2,2 % et 117 000 habitants supplémentaires, largement imputable à l’afflux massif de migrants. La tendance actuelle, plus contenue, n’en reste pas moins structurellement portée par le même moteur : l’apport migratoire, en l’absence d’un renouvellement naturel suffisant de la population irlandaise d’origine.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Grand remplacement en Irlande : une croissance démographique record en Europe, portée exclusivement par l’immigration”
Pauvres irlandais, jadis razziés, maintenant envahis eux aussi par les cafards-sangsues africaines ( ou/et hindoues)