Le Groupe D de la Coupe du monde 2026 est l’un des plus équilibrés du tournoi. Les États-Unis, pays hôte, portent le poids des attentes d’une nation entière. La Turquie retrouve le Mondial pour la première fois depuis sa troisième place historique en 2002. Le Paraguay, revancharde après seize ans d’absence, et l’Australie, solide mais limitée offensivement, complètent une poule où tout peut basculer.
Les quatre équipes
États-Unis 🇺🇸 Mauricio Pochettino a hérité d’un groupe jeune, largement formé en Europe, et d’une pression considérable. Depuis le quart de finale de 2002, les Américains n’ont plus atteint ce stade — une frustration qui dure, et que le Mondial à domicile est censé effacer. L’élimination en huitièmes face aux Pays-Bas au Qatar en 2022 a laissé des traces.
Christian Pulisic (AC Milan) reste la figure incontestée de cette sélection — créatif, décisif, capable de débloquer les défenses les plus fermées. Weston McKennie et Tyler Adams forment un entrejeu athlétique et expérimenté. En attaque, Folarin Balogun (Monaco) apporte vitesse et profondeur, épaulé par Ricardo Pepi, Haji Wright et un Giovanni Reyna dont la présence a surpris au vu de son faible temps de jeu en club. La grande absente : Diego Luna, attendu par beaucoup, finalement écarté au profit d’Alejandro Zendejas. L’avantage du terrain joue en faveur des Américains — mais peut aussi se retourner contre eux si les résultats tardent.
Notre pronostic : 1er du groupe
Turquie 🇹🇷 Le retour de la Turquie sur la scène mondiale après vingt-quatre ans d’absence est l’une des histoires de ce Mondial. En 2002, sous la houlette de Hakan Sukur, les Croissants-Étoilés n’avaient échoué qu’en demi-finale face au Brésil de Ronaldo. Cette fois, c’est une nouvelle génération qui porte les espoirs turcs — et elle est particulièrement séduisante.
Arda Güler (Real Madrid) en est la pièce maîtresse : technique, visionnaire, redoutable sur coups de pied arrêtés, déjà auteur de quatre passes décisives en sept matchs internationaux en 2026. À ses côtés, Kenan Yıldız (Juventus) apporte percussion et audace. Hakan Çalhanoğlu (Inter Milan) incarne l’expérience et la maîtrise du milieu. Vincenzo Montella s’appuie sur un 4-2-3-1 fluide, basé sur la possession et la liberté donnée aux créateurs. La qualification arrachée en barrages face à la Roumanie puis au Kosovo a démontré le caractère de ce groupe. Si la Turquie démarre fort, elle peut aller très loin.
Notre pronostic : 2e du groupe
Paraguay 🇵🇾 L’Albirroja revient au Mondial après seize ans d’absence avec une identité claire forgée par Gustavo Alfaro : bloc compact, discipline défensive, transitions rapides, efficacité sur coups de pied arrêtés. Cette équipe ne vient pas faire de la figuration. Sa victoire contre l’Argentine en qualifications a rappelé qu’elle pouvait faire tomber les grands.
Gustavo Gómez en défense centrale donne le ton — solide, expérimenté, leader. Diego Gómez (Brighton) est le cœur tactique du milieu, polyvalent et capable de casser les lignes. Devant, Miguel Almirón et Julio Enciso apportent vitesse et imprévisibilité, pendant que Tony Sanabria et Gabriel Ávalos offrent des profils complémentaires. Le Paraguay ne brille peut-être pas, mais il grince — et dans un groupe aussi serré, ça peut suffire pour la troisième place et un billet via les meilleurs troisièmes.
Notre pronostic : 3e du groupe — qualifié comme meilleur troisième
Australie 🇦🇺 Tony Popovic a construit une équipe organisée, compacte et difficile à battre — mais dont les limites offensives pourraient coûter cher dans ce groupe. Les Socceroos disputent leur sixième Coupe du monde consécutive, une régularité remarquable pour une nation de football encore en développement. En 2022, ils avaient créé la surprise en sortant du groupe de la France avant de s’incliner de justesse face à l’Argentine.
Mathew Ryan, capitaine et gardien de classe internationale, reste le pilier de cette sélection. La nouvelle génération — Cristian Volpato, Nestory Irankunda, Mohamed Touré — est prometteuse mais inexpérimentée. Les blessures ont privé Popovic de plusieurs options créatives, notamment Riley McGree. Cette équipe peut rendre la vie difficile à n’importe qui défensivement, mais peinerait à trouver les ressources offensives pour renverser des matchs si elle se retrouve menée au score.
Notre pronostic : 4e du groupe
Le calendrier (horaires français)
— 13 juin, 03h00 : États-Unis – Paraguay | SoFi Stadium, Los Angeles — 14 juin, 06h00 : Australie – Turquie | BC Place, Vancouver — 19 juin, 21h00 : États-Unis – Australie | Lumen Field, Seattle — 20 juin, 06h00 : Turquie – Paraguay | Levi’s Stadium, Santa Clara — 26 juin, 04h00 : Turquie – États-Unis | SoFi Stadium, Los Angeles — 26 juin, 04h00 : Paraguay – Australie | Levi’s Stadium, Santa Clara
Notre verdict
Les États-Unis devraient s’imposer comme premiers du groupe, portés par l’avantage du terrain et la qualité de leur effectif. Mais la Turquie, avec Güler, Yıldız et Çalhanoğlu, a les armes pour les pousser jusqu’à l’ultime journée. Le match décisif sera le choc du 26 juin au SoFi Stadium de Los Angeles — et il pourrait être l’un des plus spectaculaires de la phase de groupes.
Le Paraguay, dur à manœuvrer, devrait gratter une troisième place suffisante pour se qualifier parmi les meilleurs troisièmes. L’Australie, solide mais limitée offensivement, risque de passer à côté cette fois.
Le joueur à surveiller dans tout ce groupe : Arda Güler. S’il est en forme, la Turquie peut finir première.
Source : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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