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L’Observatoire des armes explosives, dont les données sont compilées et publiées par l’ONG Handicap International, vient de rendre public son rapport annuel pour l’année 2025. Le bilan est lourd : 22 600 civils tués par des armes explosives dans au moins 65 pays et territoires au cours de l’année écoulée. Un niveau qui confirme, pour la deuxième année consécutive, des dommages civils sans précédent depuis deux décennies.
Israël responsable de plus de la moitié des décès mondiaux
Le chiffre le plus saillant du rapport est celui-ci : 56 % du total des décès civils recensés dans le monde en 2025 sont attribués aux forces armées israéliennes. La Palestine demeure de loin le premier théâtre de souffrance civile, avec 12 136 morts — en recul de 37 % par rapport aux 19 561 morts de 2024, mais toujours le contexte le plus meurtrier à l’échelle mondiale.
Les attaques contre l’aide humanitaire dans ce territoire ont atteint des niveaux vertigineux : 90 % des 2 541 incidents recensés mondialement contre des opérations humanitaires ont eu lieu dans les territoires palestiniens, en hausse de 52 % sur un an. Les frappes de drones sur les camps de déplacés ont été multipliées par cinq, passant de 64 incidents en 2024 à 303 en 2025.
L’Ukraine et le Myanmar, deuxième et troisième théâtres de guerre
Hors territoire palestinien, l’Ukraine arrive en deuxième position avec 2 519 morts civiles en 2025, soit une hausse de 45 % par rapport à l’année précédente. Les drones russes sont directement en cause : les attaques contre les écoles ukrainiennes ont progressé de 358 % sur un an. Le pays a également enregistré une hausse de 20 % des incidents touchant les hôpitaux, cliniques et ambulances.
Le Myanmar se place en troisième position avec 2 450 morts, en légère progression. La Syrie voit son bilan bondir de 40 % pour atteindre 1 015 morts. Le Yémen enregistre la plus forte progression relative avec +128 %, passant de 158 à 360 morts. Le Soudan, en revanche, voit son bilan divisé par deux, passant de 2 160 à 956 morts, reflet d’une évolution du conflit sur le terrain.
Les drones, nouvelle arme de destruction civile
Le rapport souligne une tendance de fond qui s’accélère : les armes aériennes, et en particulier les drones, représentent désormais 67 % de tous les incidents causant des dommages civils. Ce mode d’attaque, longtemps présenté comme plus précis que l’artillerie conventionnelle, se révèle dans les faits un vecteur majeur de destruction des infrastructures civiles. Les chiffres ukrainiens — +358 % d’attaques de drones contre des écoles — en témoignent de façon éloquente.
Écoles, hôpitaux, aide humanitaire : les infrastructures vitales systématiquement visées
Au-delà des morts, le rapport de Handicap International documente une destruction méthodique des infrastructures essentielles. Les attaques contre les établissements scolaires ont augmenté de 64 % en un an, passant de 865 à 1 416 incidents dans 27 pays. 806 établissements de santé ont été endommagés ou détruits. 267 professionnels de santé ont été tués. 108 travailleurs humanitaires ont perdu la vie dans des frappes sur des convois ou des installations d’aide.
Les infrastructures alimentaires et hydrauliques n’ont pas été épargnées : 1 082 attaques contre l’approvisionnement alimentaire, dont 190 frappes directes sur des marchés. Dans 15 pays, des attaques contre des réseaux d’eau ont contraint des populations entières à s’approvisionner à des sources coûteuses ou impropres à la consommation.
85 % des incidents causés par des forces armées étatiques
Le rapport établit sans ambiguïté que ce ne sont pas principalement des acteurs non étatiques qui tuent des civils : les forces armées étatiques sont responsables de 85 % de tous les incidents documentés, soit plus de 17 300 incidents, contre 3 090 attribués à des groupes armés non étatiques.
Fait notable : le nombre d’États signataires de la Déclaration politique de 2022 sur les armes explosives impliqués dans des dommages civils est passé de cinq à huit en un an. Parmi eux figurent le Maroc, la Turquie et les États-Unis. Le nombre de pays victimes d’armes explosives utilisées par des États signataires de cette même déclaration a bondi de 5 en 2024 à 13 en 2025 — illustration concrète du fossé entre les engagements diplomatiques et les pratiques militaires effectives.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “22 600 civils tués par des armes explosives en 2025 : un rapport accable les forces armées étatiques, Israël en tête”
Les Prédateurs politiques nous bassinent avec nos diesels à la campagne à cause du CO2. A votre avis toutes ces tonnes de bombes larguées sur des civils et des enfants elles libèrent quoi en explosant ??????? du CO2 …… si nos si géniaux politiques voulaient faire une guerre propre ils utiliseraient des bombes A ou H …. elles ne libèrent pas de CO2 donc: guerre propre
Israël est agressé par la religion de satan et doit se défendre. Parlez nous des massacres permanents à l’est de la RDC, (encore un état bidon dû à la pression des Yankees), des massacres au sud du Soudan, des massacres en Ethiopie/Erythrée…j’oublie d’autres foyers infectieux dont on ne parle pas. Le grand Con gazeux se fait rouler dans la farine par l’Iran qui a tout de suite compris que ce taré de yankee de Trump relevait de psychiatrie! Pour l’instant les grands gagnants pour la reconstruction Blackrock et consorts. Et le complexe militaro industriel.