Il viole et enfouit dans la boue un enfant de 4 ans. Après 20 ans de réclusion, il peut demander sa libération conditionnelle : comprendre la « perpétuité »

Publicité

C’est l’indicible, le drame absolu qui avait choqué les Français en 2006. Dans un petit village de la Nièvre, un petit garçon de 4 ans était violé et enfoui encore vivant dans la boue par le pédocriminel Christian Beaulieu. Un dégénéré notoire possédant de lourds antécédents. Et comme si ce meurtre atroce ne suffisait pas, grâce à la complaisance de notre système judiciaire, ce bourreau d’enfant est désormais éligible à la libération conditionnelle.

Un profil de pervers sans remords

Le 6 mai 2006, lors d’une fête de village à Moulins-Engilbert, le petit Mathias Duchemin, âgé de 4 ans, disparaît mystérieusement. Son corps est retrouvé le lendemain, violé et enfoui encore vivant dans la boue d’un cours d’eau à proximité. L’enquête est rapide, un pédocriminel suspect habite à proximité. En six jours, il est écroué et passe aux aveux.

Christian Beaulieu avait un casier judiciaire vierge au moment de son arrestation, mais il possédait de lourds antécédents de violences sexuelles jamais condamnés. Lors de son procès, ils seront détaillés : aux agressions sexuelles répétées sur ses propres enfants, il reconnait avoir commis des attouchements et des agressions sexuelles sur au moins sept enfants de son entourage, et un nombre incalculable d’ animaux. Car l’individu est aussi zoophile. et déclare ne pouvoir se retenir.

Aucune condamnation passée n’avait été formellement inscrite, aucune poursuite n’avait été menée à son terme à l’époque. 

Condamnation et appel

Pour le meurtre et le viol du petit Mathias, Christian Beaulieu a initialement été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2007. Il a alors 56 ans. Son avocate, Maître Marie-Christine Chataignier, a mis en avant une totale indifférence face à la souffrance de la famille de la victime et une absence de capacité à présenter des excuses.

Il ne reste donc qu’à espérer que le juge d’application des peines en tienne compte. Car, sur le plan strictement juridique, Christian Beaulieu est éligible à déposer une demande de libération conditionnelle, sa période de sûreté obligatoire étant arrivée à son terme. Il faut rappeler que l’homme avait fait appel de la première décision qui l’avait condamné à la perpétuité : la cour d’assises d’appel s’est alors montrée légèrement plus clémente sur la peine globale (30 ans de réclusion criminelle, avec une peine de sûreté de 30 ans) principalement parce que Christian Beaulieu était passé à des aveux durant ce second procès.

Perversion du droit français

En France, lorsqu’un condamné atteint les deux tiers d’une peine de 30 ans (soit exactement 20 ans de prison), ce qui correspond à la période entre mai 2006 et mai 2026 pour ce meurtrier, la loi l’autorise à saisir le tribunal de l’application des peines pour demander la réévaluation, l’aménagement ou la suppression de sa période de sûreté.

La barrière des 30 ans de sûreté n’est donc pas un blocage automatique absolu jusqu’en 2036. Elle peut être cassée judiciairement dès 2026 si le tribunal accepte sa demande. Si l’accès à une libération conditionnelle reste soumis à un examen de la dangerosité, le tribunal devant obligatoirement obtenir le feu vert d’experts psychiatres et d’une commission pluridisciplinaire, cette possibilité interroge.

Comment est-il possible que des faiseurs de lois considèrent qu’un assassin d’enfant puisse avoir payé sa dette envers la société avec 20 ans de réclusion ? Comment est-il possible que des magistrats considèrent qu’un tel individu puisse un jour recouvrer la liberté et réintégrer la société ?

Des magistrats qui sont censés rendre la justice au nom du peuple français. Il est grand temps que ces Français comprennent collectivement ce que le massacre de notre arsenal pénal signifie. Il est grand temps que ce peuple se lève et exige la refonte totale de ce système judiciaire encore plus pervers que les pervers. La possibilité de libération de l’assassin de Mathias Duchemin ne nous dit pas autre chose.

Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

4 réponses à “Il viole et enfouit dans la boue un enfant de 4 ans. Après 20 ans de réclusion, il peut demander sa libération conditionnelle : comprendre la « perpétuité »”

  1. Grandjean dit :

    La justice mérite-t-elle d’avoir « encore » un tel nom ?

  2. Ronan dit :

    Donc, oh là là ! La victime Mathias aurait eu 24 ans cette année ; quel gâchis ; je pense à sa famille et paix à son âme ; mais je crois que Philippe de Villiers sur Cnews tous les vendredis soir est ok pour supprimer cette instance de tribunal de l’application des peines et remettre les peines plancher c’est à dire que si le condamné en prend pour perpétuité ou trente ans, le délinquant reste tout le temps en taule ou trente ans et pas une année de moins. Il faudrait aussi créer des places de prison ou pourquoi pas de remettre la peine de mort uniquement pour ces actes ignobles. Le débat est ouvert ici sur BI.com (bravo) en mettant des pouces vers le haut ou vers le bas.

  3. Le Goff Pierre-Yves dit :

    Mme Louisette Guillotine, où êtes-vous?

  4. gaudete dit :

    Il faut mettre aussi en place un tribunal pour juger les juges trop laxistes, il a pris 30 ans, il fait 30 ans et de plus doit payer la pension. Il est inadmissible que ce genre d’énergumènes soit logé nourri blanchi aux frais de la princesse. Quand vous allez en maison de retraite vous payez un max alors que pour la plupart les gens qui y vont ont été utiles à la nation et ont payé largement leur écot duranty leur vie de labeur

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

Culture, Culture & Patrimoine

Saint-Aubin-du-Cormier : une projection exceptionnelle du documentaire « Délivre-nous du Mal », consacré aux exorcistes, le 11 octobre

Animaux

Quand la couleur du pelage influence la santé du chien : comprendre les pathologies liées à la robe

International

Cuba. 1 339 prisonniers politiques, un record : réclamer de l’eau et de l’électricité mène en prison

Politique

L’UDB participe aux élections sénatoriales

Culture, Culture & Patrimoine

Sikkim stories, l’album ethnographique qui fait découvrir une région méconnue de l’Himalaya.

Social, Sociétal

Solitude. Les jeunes urbains se sentent 2 fois plus seuls que les sexagénaires, la campagne mieux lotie que la ville

E brezhoneg, Immigration, International

Goude Alliança Catalana, Mossu Palatina, Vlaams Belang, ar Sinn Fein ? Ar strolladoù broadelour oc’h en em « zidredebedouriezhisaat » ?

LORIENT

Morbihan. Une convention pour libérer 13 salariés sapeurs-pompiers volontaires pendant leurs heures de travail

Culture, Culture & Patrimoine

Gomorra : les origines. Le préquel de la série culte ne détrône pas l’originale, mais s’impose

Economie

« Vivre en Bretagne est une chance » : une étude croisée citoyens-dirigeants dresse le portrait d’un modèle breton envié mais sous tension

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

A La Une, Immigration, Société

Italie : Pas de mosquée monumentale ? Grève générale ! Le chantage de la communauté musulmane de Mestre

Découvrir l'article

A La Une, Politique

Présidentielles 2027 : le RN face aux refus des banques de prêter l’argent nécessaire au financement de la campagne électorale

Découvrir l'article

A La Une, Sociétal, Société

De la « Trad Wife » à la tendance « Mom Rage » : la dérive spectaculaire de mères occidentales

Découvrir l'article

A La Une, International, Sociétal, Société

Défendre un triple infanticide : la dérive ultime du féminisme 2.0 ?

Découvrir l'article

Culture & Patrimoine, Histoire

Malte, juillet 1551. Quand les Ottomans raflaient la totalité de la population de Gozo

Découvrir l'article

A La Une, Immigration, Société

Excision : les images glaçantes d’une réalité africaine qui traverse les frontières

Découvrir l'article

Justice, Sociétal, Société

Les tests ADN de paternité toujours illégaux : la loi française protège-t-elle les familles ou le mensonge ?

Découvrir l'article

International, Santé

Au Massachusetts, l’avortement est désormais légalisé jusqu’au dernier jour de grossesse

Découvrir l'article

Santé, Social, Société

Mortalité infantile : la France glisse de la 3ᵉ à la 23ᵉ place UE. Le rapport caché et la religion antiraciste

Découvrir l'article

A La Une, International, Société

« Toc, toc, voici ton enfant ! » : Les touristes sexuels occidentaux rattrapés par les tests ADN grand public

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.