Référendum écossais : le patronat britannique fait machine arrière

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28/04/2014 – 07H00 Édimbourg (Breizh-info.com) ‑ En annonçant son adhésion à Better Together, organisateur de la campagne en faveur du « non » à l’indépendance écossaise, la Confederation of Business Industry (CBI), équivalent britannique du Medef, n’avait pas prévu ce qui allait lui arriver.

La CBI compte 190.000 entreprises adhérentes, dont 1.200 en Écosse. Sans avoir consulté leurs adhérents, ses dirigeants avaient exprimé ses dernières mois des positions hostiles à l’indépendance écossaise. Une association d’entreprises écossaises, Business for Scotland, avait réclamé à plusieurs reprises que la CBI sorte de l’ambiguïté, conformément à la loi britannique. Enfin, le 18 avril, la CBI avait officiellement annoncé son adhésion à Better Together.

La nouvelle avait soulevé un tollé immédiat. Le premier à réagir avait été Martin McAdam, PDG de la société d’hydroliennes Aquamarine Power, adhérente de la CBI, basée à Édimbourg. « Les entreprises ne votent pas, c’est le peuple qui vote », avait-il annoncé dans un communiqué. « En tant qu’entreprise, Aquamarine Power est solidement neutre sur la question de l’indépendance. […] En conséquences, nous ne pouvons pas rester membre de la CDI. » Dans les heures suivantes, les universités d’Édimbourg, de Glasgow et d’Aberdeen, la BBC, ainsi qu’un grand nombre d’entreprises et organisations, avaient quitté la CBI au nom de la neutralité politique.

L’opinion publique s’est emparée du débat. Les critiques se sont multipliées contre la CBI. Celle-ci a fini par s’en alarmer. Le 25 avril, une semaine seulement après avoir officialisé son adhésion à Better Together, elle a fait machine arrière et a demandé sa « désinscription ». En accusant piteusement un lampiste : l’adhésion aurait été sollicitée par un gratte-papier quelconque mais n’aurait pas été revêtue d’une signature autorisée…

Désastreuse pour l’image de la CBI, cette péripétie est une victoire de la neutralité… mais aussi une petite victoire morale pour Yes Scotland, l’organisation qui gère la campagne en faveur du « oui » au référendum du 18 septembre.

Crédit photo : [cc] CBI (extrait), via Flickr [cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
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