François Hollande : stop ou encore pour Notre-Dame-des-Landes ?

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09/09/2016 – 07H00 – Paris(Breizh-info.com) ‑ « Ma droite est enfoncée, ma gauche recule, situation excellente : j’attaque ! », disait paraît-il le maréchal Foch. La formule aura sans doute inspiré François Hollande. Bousculé sur tous les fronts, pris en tenaille entre « sa droite » façon Macron et « sa gauche » façon Mélenchon, il entend transformer sa déconfiture en avantage. À l’invitation de la fine fleur de la pensée de gauche ou ce qu’il en reste, la Fondation Jean Jaurès et Terra Nova, il a prononcé hier à Paris un grand discours de pré-candidat à la présidence de la République. Un discours évidemment axé sur les principes faute de pouvoir s’appuyer sur les réalisations.

Rarement parole présidentielle aura été préparée et mise en valeur avec autant de soin. Cornaqués par les services de l’Élysée, de nombreux parlementaires ont battu le rappel auprès des journalistes afin d’assurer une large audience aux propos de leur chef. Avec succès : ce discours tenu dans une enceinte partisane a été traité par les grands médias presque à l’égal d’une intervention devant le Congrès !

Les commentateurs se focalisent sur les morceaux nobles du discours. Il en est de plus filandreux. Tel celui-ci, prononcé au bout de 48 minutes :

« Des réformes institutionnelles devront néanmoins être accomplies. Elles me paraissent porter davantage sur l’élaboration et le vote de la loi. La solution ne passe ni par le recours aux ordonnances ‑ je vois que c’est maintenant une idée qui fait florès : supprimons le parlement, prenons les dispositions, il en existe aussi dans la Constitution, et ça mériterait d’être regardé, qui ôteraient à la représentation nationale tout droit d’amendement ‑ il y en a d’autres qui préfèrent le référendum dont le risque est soit l’abus pour celui qui y recourt, soit le détournement pour ceux qui y répondent.  »

Serait-ce un mea culpa ? Le dernier responsable politique à avoir préconisé un référendum n’est autre que… François Hollande lui-même quand, le 11 février dernier, il n’y a même pas sept mois de cela, il a annoncé un « référendum local » à propos de Notre-Dame-des-Landes.

Et pour ne rien laisser de côté, dans le même passage, le président de la République critique aussi le recours aux ordonnances. Or c’est par ordonnance que, le 21 avril, Manuel Valls a imposé la formule de « consultation locale » utilisée le 26 juin dernier en lieu et place du référendum annoncé. Avec deux circonstances aggravantes : un, cette ordonnance exploitait une disposition de la loi… Macron d’août 2015, deux, elle a été prise malgré l’avis négatif du Conseil national de la transition écologique – avis obligatoire mais uniquement consultatif. Serait-ce à cet épisode que songe François Hollande en évoquant un « risque d’abus » ?

À propos du référendum, François Hollande, de plus en plus sibyllin, a aussitôt ajouté : « Si l’on regarde les expériences, ici, ailleurs, des référendums, pour ensuite dire que finalement on a répondu mais c’était pas forcément ce qu’on avait compris et qu’il faudrait du temps pour trouver la solution, et que ceux-là mêmes qui appellent à voter pour une direction qui finit par être choisie n’ont de cesse que de s’enfuir pour ne pas en tirer les conséquences pour eux-mêmes… »

Faut-il comprendre entre les lignes que les travaux de Notre-Dame-des-Landes sont repoussés à plus tard (« il faudrait du temps ») par crainte de ce qui pourrait en résulter (« s’enfuir pour ne pas en tirer les conséquences ») ? Les exégètes divergeront sans doute sur ce point. Car François Hollande a par ailleurs mentionné les « consultations locales sur les grands équipements. Est-il pour, est-il contre ? Il ne l’a pas vraiment dit. Mais le conseil des ministres du 8 septembre a adopté le projet de loi de ratification qui, aux termes de l’article 38 de la Constitution et de l’article 299 de la loi du 6 août 2015, validerait l’ordonnance du 21 avril sur la consultation locale.

Photo : extrait d’une copie d’écran du site www.elysees.fr

[cc] Breizh-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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3 réponses à “François Hollande : stop ou encore pour Notre-Dame-des-Landes ?”

  1. Mopiti dit :

    C’est du grand délire cet article!! Si l’Etat ne vote pas la ZAD, il perdrait encore sa crédibilité dans un moment où il ne peut plus se Le permettre, et LE President aurait l’image d’un Flanby, deja existante, qui aurait en plus pris un coup de chaud!!!
    Qui plus est une inaction provoquerait des dégâts considérables sur l’image du 1er ministre.
    Enfin au delà de ces faits, L’Etat bafouerait la Republique et la démocratie en laissant prospérer un groupuscule d’extrême gauche occuper des terres illégalement, avec ses propres lois. Plus encore: il irait à l’encontre des citoyens qu’il a appelé à s’exprimer et qui lui ont répondu, sans compter une écrasante majorité des communes voisines, qui ne veulent plus de ces zadistes, aeroport ou pas!
    Ajoutons à cela leurs provocations intolérables contre un Etat de droit, s’ajoutant d’ailleurs deja à leurs exactions, leur opposition à la démocratie, aux lois (permis de construire pa exemple), les vols, dégradations (ne seraient ce que les tags sur tout le département), leur comportement totalitaire, une chose est sûre: il n’y aura plus de ZAD avant l’hiver, et c’est deja bien tard!!
    Il y a aussi les pro aéroports, qui risqueraient de créer leur propre mouvement civil pour les déloger, ce qui provoquerait un affrontement civil dangereux et désastreux pour l’image du gouvernement actuel, qui en a bien conscience.
    Alors arrêtez de spéculer sur des bêtises !!!

    • An dit :

      Les communes voisines ont voté NON.
      Elles s’accommodent mieux des Zadistes que du projet.
      Mensonges, mensonges, mensonges. Encore et toujours.
      Et vie en dehors de toute réalité. Vous avez vu la météo de l’année qui vient de s’écouler ? Une concentration de facteurs annoncés par les années précédentes.
      Vous avez vu le sol en 44 ? A la prochaine semaine de pluie qui va arriver, ça va déborder ! Avec cet aéroport, ça sera pire !
      Les pros sont totalement dans le déni. Ils ont tellement peur de l’avenir qu’ils rêvent au-delà de toute rationalité.
      C’est la peur qui les motivé. Quand les antis le sont par la prudence.
      La différence est énorme.

      • Mopiti dit :

        Mensonge mensonge mensonge, pour vous reprendre! Certaines communes voisines ont aussi voté oui: les habitants de Vigneux, par exemple ne veulent plus des zadistes, c’est Ca la réalité!
        Et ramené au département, que les citoyens soient pour ou contre NDDL, ils sont une écrasante majorité à ne plus vouloir des zadistes: encore une réalité!!!
        Les zadistes ont dépassé les bornes: ils ne sont plus dans la désobéissance civile, mais contre les citoyens eux mêmes. Ceci est absolument intolérable: encore une réalité!!!
        Vos histoires d’inondation sont pure spéculation, mais portée plainte: 170 recours intégralement
        rejetés par la justice, sans exception: encore une réalité!!!
        La derniere réalité: plus fe ZAD avant la fin de l’année, et tant mieux!!!

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