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Début mars, à la fin de l’hiver, ils étaient déjà 250. Depuis, dans ce gymnase situé près de Beauséjour qui appartient au diocèse de Nantes, ils sont d’après les militants qui les défendent, près de 400 migrants sans-papiers squatteurs. Principalement issus de la Corne d’Afrique (Érythrée, Éthiopie, Somalie), mais aussi de Guinée ou du Nigeria.
En théorie, au 9 juin ils doivent avoir quitté les lieux. Mais en pratique, sans solution. Sauf pour 70 d’entre eux, relogés par le diocèse dans un foyer rue Gaston Turpin, dans un quartier déjà très sollicité et où les riverains commencent à éprouver une nette lassitude – entre chapardages, vols à la roulotte, vacarme à des heures indues et allées et venues diverses.
Le diocèse, lui, loin d’appliquer la propagande pro-migrants à laquelle il se livre régulièrement via ses officines diverses – comme le CCFD – ne s’est guère investi pour améliorer le sort des migrants, s’étant plutôt abstrait de la situation. En laissant militants d’extrême gauche, pro-migrants plus ou moins bobos, riverains dépassés et migrants se débrouiller eux-mêmes.
Drogue, prostitution, alcoolisme, rixes, tapage nocturne… les témoignages des riverains s’accumulent
D’autant que les conditions se dégradent. Sur leur page Facebook, le 26 mars dernier, les riverains écrivent : « l état des lieux s est considérablement dégradé, les conditions de vie des migrants installées dans un lieu déjà insalubre, humide, amiante, rats s est dégradé avec l accumulation des déchets et les nuisances sonores sont très élevées la nuit car les tentes sont sur le terrain couvert de déchets et les toilettes pipi caca po po sont à la vue de tous..migrants et riverains. » (sic).
Un autre écrit le 25 avril, à l’intention de militants pro-migrants qui semblent préférer les ignorer, voire les insulter sur leur page Facebook : « ce que nous subissons comme nuisances : Trafic de drogue, Prostitution avec les préservatifs usagés dans les jardins, Alcoolisme des migrants, Tapage nocturne avec bagarres entre clans, course poursuite dans la rue, cris dans la nuit, Caïds à l’intérieur du Gymnase qui font régner la terreur, Menaces verbales des migrants… »
Un autre renchérit le 26 : « la prochaine fois, je filmerai les scènes dont j ai été témoin : un homme migrant, le tee shirt déchiqueté au couteau par un autre… et des cris et hurlements. Et j enregistrerai les hurlements de cette femme qui fuit le gymnase avec un homme qui la poursuit et la rattrape… et la frappe… et un groupe qui regarde… Et je photographierai cet homme qui vient de l extérieur et qui ressort avec 4 migrants et qui font des échanges billet – petit » paquet » Et je photographierai cet homme qui se cache derrière l arbre du voisin pour faire ces besoins. Et j enregistrerai ce groupe qui s alcoolisé à l extérieur du gymnase… et qui parle cris… jusqu à 3h00 du matin…je me lève à 5h00 et le son est supérieur à l effet des boules Quies…
Je vous invite à venir entre 21h et 3h00 du matin… Et le jour… flot incessant… squat des trottoirs… odeurs egouts selon l orientation du vent ». (sic)
Quant aux militants d’extrême gauche qui essaient régulièrement d’embrigader les migrants dans leurs luttes, ils ont disposé une banderole aux abords du gymnase. « Demain s’ouvre… au pied de biche ! réquisition ! occupation ». Bref, des lendemains qui chantent…
L. M.
Crédit photo : Breizh-info.com
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