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Le nombre de mineurs isolés hébergés en Ille-et-Vilaine a augmenté de 85 % depuis 2016 : 340 fin 2016, 688 au 31 mars 2019, comme le révèle la page 110 du compte-rendu de la commission permanente du 15 juillet 2019. Le 25 avril dernier, le département a voté un nouveau « plan d’action » pour l’hébergement de ces mineurs isolés étrangers, pas toujours mineurs ni isolés d’ailleurs, qui lui incombe au titre de la protection sociale de l’enfance.
Ce plan permet de constater qu’en 2015, 96 nouvelles prises en charge ont eu lieu. Elles ont été 113 en 2016, 236 en 2017, 281 en 2018. Par ailleurs, 60 à 75 mineurs isolés étrangers réels ou non se présentent chaque mois – 715 sur l’année, et 281 ont vu leur minorité reconnue, soit à peine 39 %. En Suède ce taux de vrais mineurs parmi ceux qui se présentent atteint péniblement 10 %.
Le département indique aussi qu’il faut trouver d’urgence entre 93 et 177 places nouvelles. Comme le montrent les rapports ultérieurs de la commission permanente et les conventions signées, 30 ont été trouvées (au 1er janvier 2020) à l’ancienne gendarmerie de Châteaubourg pour un budget annuel de 843 150 €, 30 dans celle d’Hédé-Bazouges depuis le 28 août, 30 dans celle de Liffré – l’installation a été révélée par le RN mais n’a pas encore été confirmée officiellement – 8 à 12 selon les mois à l’auberge de jeunesse Saint-Martin de Rennes pour un coût de 25 € par jour et par migrant, jusqu’à 54 au CROUS Beaulieu de Rennes, pour un coût mensuel de 161 € par chambre occupée.
Soit un total de 156 places pour l’instant… tout porte à croire que le département s’attend à une arrivée massive de « mineurs isolés étrangers ».
Louis Moulin
Crédit photo : DR
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