Nantes. Les policiers déconseillent aux Nantaises de sortir le soir…

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Que faire devant la montée de la délinquance à Nantes, alors que viols de rue se multiplient, agressions et vols se comptent par dizaines chaque soir, et que les dealers parviennent à faire déguerpir médecins et grandes surfaces ? Alors que les femmes sont les premières victimes de cette délinquance, des policiers ont la solution, puisque la justice refuse de faire son travail et les politiques s’enterrent : réinventer le couvre-feu et éviter de sortir la nuit. Un sérieux recul pour le « bien vivre ensemble »…

Ce 2 décembre à 23h45, un couple s’est fait agresser rue de l’Héronnière, près de Graslin, « par une bande de six jeunes d’origine étrangère », explique l’une des victimes sur les réseaux sociaux. « Ils ont commencé par s’en prendre à moi, et quand mon mari a voulu intervenir, il a été ceinturé, plié en deux et molesté », explique-t-elle. Lors du dépôt de plainte, « le policier […] m’a dit que nous avions eu beaucoup de chance car plusieurs personnes dans la même soirée n’étaient pas sorties indemnes de leur agression. Il m’a donné des conseils ».

Les voici : « en journée, le seul risque à priori, c’est le vol à la tire. Il y a un gang des colliers en or [avec des auteurs principalement migrants, voir ici ou là, ou encore là], donc ne pas sortir sans écharpe et sans gants. Pour les sacs il vaut mieux en avoir un en bandoulière sous la doudoune ».

En revanche, « le soir les enjeux ne sont plus les mêmes. Ne plus sortir seule, la nuit tombée après 21h30/22h. Ne pas hésiter à crier très fort si l’on peut. Savoir que si l’on sort à partir de 23h, même à plusieurs, on court un risque élevé d’agressions dans le centre car des bandes patrouillent et le nombre de viols est en croissance exponentielle. »

Et surtout, conseil est donné à la victime : « ne pas les prendre [les délinquants] de haut car ils [n’]attendent que cela et cette attitude entraîne un déchaînement de croissance, souvent à l’arme blanche. Il va nous falloir apprendre à ouvrir l’œil et surtout porter plainte en cas d’agression. Le policier m’a dit que le marché de Noël le soir était très dangereux ».

La question de l’insécurité est peu abordée par les différents candidats – enfin surtout les candidates – dans cette campagne municipale. Si la maire socialiste sortante, Johanna Rolland, ne semble pas vouloir s’attarder sur « l’enrichissement culturel » de la délinquance devenu massif et omniprésent depuis quatre à cinq ans, les autres ont un boulevard pour aborder cette question. Mais peut-être ne sortent-t-elles plus la nuit non plus ?


Louis Moulin

Crédit photo : Breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine – V

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