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Mardi 21 janvier vers 21h15, un nouvel incendie volontaire a été allumé à Nantes au sous-sol des collectifs situés au début de la rue Saint-François, une petite cité HLM située dans un lacis de ruelles, entre la rue de Richebourg et la chapelle de l’Immaculée Conception. C’est le quatrième en moins d’un an.
Cet incendie, qui a détruit deux bennes à ordure, a enfumé l’immeuble et provoqué l’évacuation de la trentaine de résidents. ; le 29 décembre, un autre incendie allumé près d’un matelas a brûlé un scooter – il est attribué au « pyromane des quartiers ouest », un nord-africain marginalisé arrêté le 2 janvier pour 23 feux en un mois dont 15 dans l’ouest du centre-ville (quartiers Canclaux, Saint-Aignan et Procé). En février, deux autres incendies avaient eu lieu, dont le premier, le 6 février, a détruit un véhicule.
Les résidents des immeubles, gérés par Nantes Habitat, réclament qu’on sécurise les porches, souvent ouverts, mette fin aux squats et mette des caméras. « Vu le quartier, y a plein de SDF qui se trimballent, et dorment ça et là », ajoute un policier nantais. « Parmi eux pas mal de migrants plus ou moins drogués, la rue de Richebourg avec sa série d’hôtels est juste à côté. La nuit, c’est un coin qui craint franchement ».
Cela dit, les incendies volontaires ne se limitent pas au cas particulier de la rue Saint-François, il y en a régulièrement dans toute l’agglomération de Nantes. Le 10 janvier, un feu a été allumé dans le local des poubelles du 9 rue Herbert Pradeland à Saint-Sébastien, près de la gare de Frêne-Rond.
Un autre incendie, dont la cause est pour l’heure indéterminée, a détruit trois caravanes et un cabanon à 3 heures du matin ce 23 janvier, au Bignon, au sud de Nantes. Et on ignore encore les raisons de l’incendie, précédé d’une explosion, qui a détruit ce 19 janvier trois appartements d’une tour, rue Gustave Eiffel à Halvêque, au nord-nord-est de Nantes.
Louis Moulin
Photo d’illustration : DR
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