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Les ventes d’alcool ont chuté en Écosse depuis l’introduction d’un prix minimum à l’unité, alors que dans le même temps, elles continuent à augmenter en Angleterre et au Pays de Galles. La première analyse des ventes d’alcool hors commerce pour les 12 mois suivant l’introduction de la politique phare montre que le volume d’alcool pur vendu par adulte en Écosse a diminué de 3,6 %.
Le 1er mai 2018, l’Écosse était devenue le premier pays de l’Union européenne à introduire un prix minimal pour l’alcool. Le prix était alors fixé à un minimum de 50 pence (57 cents) par unité d’alcool, une mesure qui prend en compte à la fois la teneur en alcool et le volume du produit. Ainsi, une bouteille de 70 cl de whisky ne peut être vendu en dessous de 14 livres (15,60 euros) et une bouteille de 75 cl de vin, avec 12,5 % d’alcool, pas moins de 4,69 livres (5,20 euros).
Les ministres ont déclaré que les résultats indiquent que l’Écosse « va clairement dans la bonne direction, en particulier par rapport à l’Angleterre et au Pays de Galles où l’on a enregistré une hausse de 3,2 % ».
Le prix minimum de 50 pence par unité est entré en vigueur en mai 2018. L’Écosse a été le premier pays au monde à introduire cette mesure, bien que d’autres formes de contrôle des prix existent ailleurs. Par rapport aux 12 mois qui ont précédé, le volume d’alcool pur vendu par adulte dans le commerce de détail en Écosse a diminué de 7,4 à 7,1 litres.
Cela équivaut à une réduction de 26 unités par an, soit environ 12 pintes de bière à 5 degrés. Malgré cette réduction, les ventes équivalent à une consommation annuelle d’environ 27 bouteilles de vodka par adulte en Écosse.
En Angleterre et au Pays de Galles – où la tarification minimale n’a pas été appliquée – le volume d’alcool pur vendu dans le commerce de détail est passé de 6,3 à 6,5 litres.
Les ventes de cidre par adulte ont chuté de 18,6 % en Écosse, les prix ayant augmenté de 13 pence par unité en moyenne pour atteindre 56 pence, tandis que les ventes de spiritueux ont diminué de 3,8 % et que les ventes de bière sont restées relativement stables (en baisse de 1,1 %). Toutes trois ont augmenté en Angleterre et au Pays de Galles au cours de la même période.
Le vin énergétique (Buckwine, un cocktail explosif) est la seule catégorie de boissons dont les ventes par adulte ont augmenté en Écosse après la mise en œuvre de la tarification minimale. Les ventes ont augmenté de 16,4 %.
La bière et les spiritueux ont augmenté de 6 pence par unité en moyenne, pour atteindre respectivement 57 pence et 58 pence, tandis que le vin a fait un bond de 14 pence pour atteindre environ 61 pence.
Les résultats, publiés cette semaine par les services de santé écossais, indiquent une augmentation moyenne du prix de 5 pence par unité à 60 pence immédiatement après la modification du prix unitaire minimum.
Les tendances dans le nord de l’Angleterre ont été similaires à celles observées ailleurs en Angleterre et au Pays de Galles en général, ce qui indique que les ventes transfrontalières « n’expliquent probablement pas la différence » entre les ventes écossaises et celles du reste du Royaume-Uni.
Les autorités locales exhortent à poursuivre cette politique pour combattre la surconsommation d’alcool, un fléau en Écosse, tandis que les autorités d’Angleterre et du Pays de Galles appellent à prendre le problème à bras le corps (la publicité également est visée).
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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