Royaume-Uni. Une compagnie ferroviaire supprime la formule « ladies and gentlemen » de ses annonces pour ne pas offenser les passagers « non binaires »

Publicité

« Welcome Ladies and gentlemen », la formule de politesse serait désormais discriminatoire au Royaume-Uni. C’est ce qu’a fait savoir une employée (et militante LGBT) de la compagnie ferroviaire anglaise LNER, se plaignant d’une annonce faite par le conducteur d’un train. La compagnie s’est finalement excusée auprès d’elle et s’est engagée à supprimer les messages « genrés ».

Au Royaume-Uni, un train insuffisamment inclusif

Qu’ils sont désormais loin l’humour et le flegme britanniques. Oubliés le second degré et l’ironie, le Royaume-Uni est devenu le pays des susceptibilités. Au mois d’avril dernier, nous évoquions la volonté pour les universités britanniques de ne plus pénaliser les étudiants dans les notes pour leurs fautes d’orthographe, de grammaire et de ponctuation aux examens afin de réduire l’écart entre les Blancs et les Noirs.

Mais il n’y a pas qu’en matière d’antiracisme forcené que nos cousins d’outre-Manche marchent sur la tête. Sur la question du genre, le Royaume-Uni a également adopté une posture de soumission face aux pressions des mouvements LGBT. C’est ainsi que la compagnie ferroviaire anglaise LNER (London North Eastern Railway) s’est répandue en excuses sur Twitter le 11 mai dernier après avoir diffusé un message jugé comme « non inclusif » lors d’un voyage.

Le crime de lèse-majesté en question : un conducteur de train a eu le malheur d’accueillir ses passagers par un bienvenu aux « ladies and gentlemen » (mesdames et messieurs, NDLR) diffusé dans les wagons.

Publicité

Un mot d’accueil qui a heurté Laurence Coles, une agent de train qui est aussi la représentante LGBT pour le Syndicat national des travailleurs des chemins de fer, des transports maritimes et des transports. Mauvaise pioche pour le cheminot !

Laurence Coles, se présentant comme étant « non binaire », s’est dite blessée par ces propos. Au point de s’en plaindre sur Twitter : « Bonjour mesdames et messieurs, garçons et filles…. En tant que personne non binaire, cette annonce ne s’applique pas à moi, donc je ne l’écouterai pas ».

La compagnie ferroviaire s’excuse

Si l’on aurait pu s’attendre à une fin de non recevoir courtoise mais ferme de la part de la compagnie London North Eastern Railway face aux injonctions de la militante LGBT, il n’en a pas été ainsi. En effet, la LNER a répondu au message de Laurence Coles… en lui présentant ses excuses sur Twitter :

« Je suis vraiment désolé de voir cela, Laurence, nos conducteurs de train ne devraient pas utiliser un langage comme celui-ci, et je vous remercie de l’avoir porté à notre attention », a tweeté la compagnie, précisant qu’elle veillerait à ce « qu’ils restent aussi inclusifs que nous nous efforçons de l’être chez LNER ».

Cependant, et heureusement pour lui, le conducteur du train ne devrait faire l’objet d’aucune mesure disciplinaire selon les informations communiquées par la LNER à la presse britannique. Toutefois, suite à cette affaire, la compagnie a aussi indiqué que le personnel devait désormais publier des annonces « sans mentionner de sexe ». Une victoire supplémentaire pour les partisans de la déconstruction… À noter par ailleurs que la London North Eastern Railway n’est pas la première société de transport du pays à céder à de telles injonctions, le métro londonien ayant déjà supprimé les annonces mentionnant le genre.

Toutefois, gage que l’on peut encore trouver un petit peu de bon sens en Angleterre, Mark Jenkinson, le député conservateur de Workington, a pour sa part déclaré « que ça n’avait » aucun sens « de s’excuser pour un tel message ». Et de compléter : « Identifiez comme vous le souhaitez, mais pouvons-nous arrêter cette absurdité ? »

Crédit photo : Flickr (CC BY-NC 2.0/37 four zero 1) (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

6 réponses à “Royaume-Uni. Une compagnie ferroviaire supprime la formule « ladies and gentlemen » de ses annonces pour ne pas offenser les passagers « non binaires »”

  1. TITUS dit :

    Il y a toujours eu des imbéciles pour faire ou demander n’importe quoi, mais que des Entreprises – surtout de cette importance – accèdent aux désidérata les plus farfelus est bien le signe de la décadence complète de nos civilisations occidentales. A pleurer.

  2. louis dit :

    le monde transgénique en marche !

  3. mimite dit :

    Ca le chic pour vraiment m’énerver , pour des décisions purement personnel c’est à nous de nous excuser pour le choix plus que discutables de certains , ils veulent etre bi, homo, lesbos , trans, etc c’est leurs choix et nous n’avons aucunes raisons de nous excuser pour ces choix , mais pire aujourd’hui les gens « normaux » ou hétéro sont en passe de devenir les anormaux et deviennent genant pour tous ces gens qui ont fait un choix de vie tres discutable mais bon soit mais nous ne devons aucunement nous excuser pour ça , aujourd’hui ils se marient, ils adoptent, ils ont le droit à la pma et le pire c’est qu’on veut inculquer aux enfants que tous ça et normal voir mieux que d’etre hétéro et d’avoir normalement et naturellement des enfants , les LGBT sont dans la continuité de destruction de l’humanité , votre enfant et en classe avec un enfant trans mais que disent nos dirigeants que cette enfant doit etre accepter de force par les autres limite comme si c’était un exemple a suivre , etre normal aujourd’hui n’a plus rien de normal la normalité est remise en question par une extreme minorité au risque de détruire la majorité !!!

  4. Jodoux dit :

    Le peuple anglais n’a plus de coui… Il est dans la soumission la plus totale à la connerie !

  5. geolion dit :

    LGBT ? Et alors : cette formule d’accueil « Ladies and gentlemen » ne s’adressait pas à elle ! Et donc pourquoi se sent-elle visée ? Pourquoi cette compagnie débile s’est-elle roulée par terre en s’excusant ? Il y en a marre de ces LGBT, transgenres, asexués, bisexués, trisexsués et autres !

  6. alienor dit :

    OMG !!!! que dire sauf que je suis bigrement contente d’avoir 75 ans, parce que le futur qui arrive, non merci ! je me suis efforcée toute ma vie d’être « normale » et paf ! voilà t’y pas que je ne le suis plus ????? blanche et hétéro, enfin du temps où je « pratiquais » ;-) ce monde est foutu

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Culture & Patrimoine, Histoire

Avant Argentine vs Angleterre. 1982 : la guerre des Malouines, matrice d’une rivalité qui dépasse le football

Découvrir l'article

Immigration, International

Le Télégramme, ou l’art de ne voir qu’un seul côté de la Manche

Découvrir l'article

Santé

« Génération sans tabac » : six anciens ministres de la Santé soutiennent la proposition de loi de l’écologiste Nicolas Thierry

Découvrir l'article

International

Royaume-Uni. La police s’en prend aux badauds pendant que des maisons neuves sont gardées 24h/24 pour des migrants

Découvrir l'article

Cyclisme, Insolite, International, Sport

Les Britanniques suivent le Tour de France gratuitement mais commenté… en gallois !

Découvrir l'article

International

Grande-Bretagne : comment un violeur d’enfants pakistanais échappe à l’expulsion malgré 30 viols

Découvrir l'article

Immigration, International

Traversées de la Manche : déjà plus de 10 000 arrivées illégales en 2026

Découvrir l'article

International

Euthanasié à moins de 12 ans : les Pays-Bas appliquent pour la première fois leur loi sur les enfants gravement malades

Découvrir l'article

A La Une, International

Grooming gangs : Oldham, Bradford-Keighley et Londres, premières villes ciblées par l’enquête nationale britannique

Découvrir l'article

A La Une, International

Eva Vlaardingerbroek : « Le Grand Remplacement n’est plus une théorie, c’est une réalité » [Interview]

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.