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Près de 17.500 euros pour une trentaine de lots dispersés devant une trentaine de personne – et de nombreux enchérisseurs en ligne, dont 5000€ pour le seul autel en bois et plâtre réalisé à la fin du XIXe – la vente du mobilier liturgique de la chapelle de la Grande Providence, désacralisée et bientôt transformée en bureaux pour la fondation Cémavie, émanation du Crédit Mutuel de Loire-Atlantique, a dépassé toutes les espérances. L’argent recueilli par la vente va servir à payer les travaux, du moins une petite partie.
Parmi les lots, le maître autel (5000€) et son tabernacle (550€), ainsi que plusieurs statues en plâtre – de plusieurs centaines d’euros à 1150€ pour une Notre-Dame des Anges ne vont pas partir loin de Nantes – elles ont été acquises par le régisseur d’un domaine au sud du département afin de rééquiper la chapelle qui doit être entièrement réhabilitée, ainsi que le château.
Plusieurs autres statues – dont celle de Saint-Pierre (660€) ont été achetées par l’abbé Gauthier Guillaume, de la FSSP, présent sur place, pour la paroisse Saint-Clément toute proche, ainsi que la chapelle neuve du cours Charlier, rue des Hauts-Pavés, en train d’être aménagée en plus grand dans une nouvelle salle. Un autre religieux, qui enchérissait en ligne, a acheté le mécanisme d’horloge et ses poids, encore fonctionnel (600€), qu’on imagine bien redonner vie à des cadrans d’horloge ou des cloches – le clocher au-dessus de la chapelle, désormais inaccessible du fait de travaux ultérieurs, en compte quatre, portant la date 1888 et l’inscription « Astier fondeur Nantes ».
Les deux confessionnaux sont partis à 600 et 630 euros, l’autel latéral et son tabernacle, à 1200 – dans la moyenne des ventes d’objets comparables, et même des lots plus modestes se sont envolés, dont un bénitier d’applique à 310 euros, un chemin de croix modeste et incomplet 90€ – tous les prix sont hors frais (28%). L’acheteur qui a réalisé une bonne affaire est celui qui a acheté une statue de la Vierge à l’Enfant en plâtre coupée en deux – une truelle, du plâtre, et il récupère une statue presque grandeur nature pour 45 € – elle part à la frontière entre la Bretagne et la Vendée.
Le commissaire priseur Paul-Marie Musnier, sous le marteau duquel étaient dispersés les objets, réagit : « c’est une bonne vente, tout est parti, tout le monde est content. C’est aussi une clientèle de gens qui veulent des objets liturgiques auxquels ils vont redonner vie et pas de la déco – une paroisse et une école sur Nantes, une chapelle de château, un autre abbé pour l’horloge, d’ailleurs pas mal de religieux ont acheté ou enchéri. Je suis fier d’avoir participé à sauver ces éléments de patrimoine et à les transmettre – ils auront une nouvelle vie ».
Louis-Benoît Greffe
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3 réponses à “Nantes : les enchères des objets liturgiques se sont envolées”
Gloria in excelsis! Alleluia!
bientot la vente d’églises pour les transformer en mosquées
J’ aime beaucoup : …une statue (de la Vierge) presque… » grandeur nature » pour 45 €
LOL.