Ensauvagement. À Brest, un voleur clandestin tunisien récidiviste finalement relaxé

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L’actualité judiciaire des derniers jours est toujours aussi fournie en Bretagne malgré la période estivale. À Brest notamment, où un Tunisien en situation irrégulière, suspecté de vols et dégradations, a finalement été relaxé.

À Brest, le clandestin tunisien aux identités multiples

Une fois de plus, c’est un individu se trouvant en situation irrégulière sur le territoire français qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Brest le 18 juillet. Faisant preuve d’une certaine imagination, cet homme âgé de 37 ans et d’origine tunisienne était déjà défavorablement connu de la justice sous quatre identités différentes avant l’audience.

Suspecté d’être l’auteur de vols et de dégradations, il avait été interpellé dans la nuit du 14 juillet à Brest. Vers 3 h du matin, un véhicule garé dans le quartier de Recouvrance avait vu l’une de ses vitres être brisée et un portefeuille se trouvant à l’intérieur de la voiture avait été dérobé.

Peu de temps après, suite au signalement d’un témoin, une équipe de policiers brestois interpellait le Tunisien précédemment évoqué, lequel déambulait alors en état d’ébriété dans la rue Vauban. Pour justifier sa présence dans le secteur, il expliquera à la justice qu’il cherchait « un kebab dans le quartier »…

Concernant son parcours, le clandestin serait arrivé en Europe il y a cinq ans en provenance de Tunisie. Et aurait séjourné dans un premier temps illégalement en Italie pendant deux ans. Avant de vivre en France depuis trois ans sans domicile fixe, étant hébergé à l’occasion chez son frère.

Sous OQTF et récidiviste, il est finalement relaxé

Par ailleurs, le suspect faisait déjà l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avant son interpellation à Brest. Plus étonnant encore, et s’il fallait une nouvelle preuve des dysfonctionnements de la justice française, le trentenaire d’origine extra-européenne a déjà été condamné à plusieurs reprises pour vol, la dernière condamnation remontant seulement au mois de février 2023…

Lors de cette audience en comparution immédiate du 18 juillet, le Tunisien devait répondre de vols avec dégradation et de maintien irrégulier sur le territoire français. Or, il s’avère que le témoin ayant appelé la police lesi 14 juillet n’a pas formellement reconnu l’individu par la suite. Tout comme ses empreintes n’ont pas été retrouvées sur le véhicule fracturé.

À la barre, le prévenu, après avoir indiqué être le père de quatre enfants résidant en Tunisie, a expliqué sa présence en France par sa volonté de « travailler ». Et souhaiterait désormais « retourner en Italie ou en Tunisie ». Si le procureur a requis six mois de prison à l’encontre du suspect, ce dernier a finalement été relaxé par le tribunal concernant les faits de vol au bénéfice du doute. Il a seulement été reconnu coupable d’infraction concernant sa présence irrégulière sur le territoire français avec à la clé une condamnation à deux mois de prison ferme.

Des clandestins tunisiens bientôt « étudiants Erasmus » ?

Une fois ce court séjour derrière les barreaux effectués, le Tunisien pourrait toutefois voir son rêve d’Italie exaucé puisque, rappelons-le, le ministre italien de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, faisait part au mois de mars dernier de la volonté du gouvernement Meloni de « faire entrer légalement presque 500 000 immigrés en situation régulière » en 2023.

À défaut, il pourrait attendre la future extension du programme d’études Erasmus à destination des ressortissants tunisiens annoncée il y a quelques jours par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour permettre aux Tunisiens d’étudier en Europe.

Une annonce qui devrait se matérialiser par l’ouverture de 300 places pour les Tunisiens venant en Belgique, en France et en Allemagne en 2023 et « peut-être » 700 autres en 2024 dans les mêmes pays. Et qui pourrait permettre aux voleurs tunisiens récidivistes en situation irrégulière de ne plus avoir à se creuser la tête pour se trouver des identités supplémentaires…

À Vannes, enlèvement, séquestration et tortures

Du côté de Vannes, le tribunal a condamné cette semaine quatre individus poursuivis pour extorsion avec enlèvement et séquestration. Placés en détention provisoire depuis un an et demi et âgés de 20 à 22 ans, Marwane Zaïr, Younes Hamou, Daniel Binaku et Naël Rabahi se sont vus infliger des peines de trois à quatre ans de prison ferme avec maintien en détention.

Au mois de janvier 2022, un individu avait été enlevé et séquestré puis avait subi des violences à coup de barre de fer dans le secteur de Vannes tandis que ses agresseurs cherchaient à lui extorquer 30 000 € dans le cadre d’un trafic d’héroïne, la somme d’argent provenant de la vente de drogue. Quelques jours après les faits, plusieurs participants présumés avaient été interpellés.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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3 réponses à “Ensauvagement. À Brest, un voleur clandestin tunisien récidiviste finalement relaxé”

  1. Gaï de ROPRAZ dit :

    Tout cela est bien plus que ridicule.
    Je le dis et je le répète : La Justice, tout comme le pays, n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.
    Les Lois existent justement pour protéger et le pays et l’humain.
    Mais la manière de les appliquer devrait être plus tirée de l’intelligence et la logique, que d’une orthographe mal conçue.

  2. patphil dit :

    la france dans tous ses états! plus ils sont dans l’illégalité plus ils peuvent faire ce qu’ils veulent! bon sang, allez voter pour que ça cesse

  3. Le Celte dit :

    La solution viendra de la réaction de la population quand la coupe sera pleine.

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