Transport aérien : une hausse « inévitable » des prix face à l’explosion du kérosène

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La guerre au Moyen-Orient fait peser une lourde menace sur le portefeuille des voyageurs. Le prix du kérosène ayant doublé depuis fin février, les compagnies aériennes annoncent qu’une augmentation des tarifs des billets d’avion ne pourra être évitée.

Le kérosène passe de 88 à 216 dollars le baril

Willie Walsh, directeur général de l’IATA – l’association internationale du transport aérien qui fédère 360 compagnies représentant 85% du trafic mondial – a été catégorique : la hausse des prix est désormais incontournable. La raison ? L’envolée spectaculaire du prix du carburant aviation depuis l’attaque israélo-américaine contre l’Iran le 28 février dernier.

Le baril de kérosène, estimé à 88 dollars en début d’année, atteignait jeudi 216 dollars, soit un doublement en moins d’un mois. Une progression encore plus forte que celle du pétrole brut, qui pèse lourdement sur les comptes des transporteurs aériens.

Des marges trop faibles pour absorber le choc

Les compagnies aériennes avaient prévu de consacrer en moyenne 26% de leurs dépenses d’exploitation au carburant cette année, sur la base d’un baril à 88 dollars. Or, leur marge moyenne évolue actuellement à seulement 4%, même si elle se rapproche du record historique de 5% atteint en 2017.

« Il ne faut pas être un génie pour déduire que les coûts supplémentaires auxquels les compagnies vont devoir faire face, si la situation persiste, seront bien supérieurs à ce qu’elles peuvent absorber », explique Willie Walsh. « Donc il est inévitable que les prix des billets augmentent. »

Le phénomène commence déjà à se matérialiser. « On le voit déjà sur certains marchés, en particulier aux États-Unis », précise le patron de l’IATA. Plusieurs compagnies aériennes européennes ont également annoncé récemment des augmentations de tarifs sur les liaisons long-courrier.

Les voyageurs devront donc s’attendre à payer plus cher leurs billets, que ce soit pour traverser l’Atlantique ou rejoindre l’Asie.

Une crise comparable au 11-Septembre

Willie Walsh estime que l’ampleur de la crise actuelle n’a « rien à voir avec celle du Covid », période durant laquelle près des deux tiers des volumes de passagers aériens s’étaient évaporés en 2020.

« Je la comparerais aux crises que nous avons connues après les événements tragiques du 11-Septembre », explique-t-il, évoquant l’effondrement temporaire de la fréquentation des lignes transatlantiques pendant quelques mois, avant une reprise progressive.

Selon l’ancien dirigeant de British Airways et de sa maison mère IAG, « la demande sous-jacente reste robuste » pour les voyages aériens, même si la hausse des prix « aura des conséquences » sur le comportement des consommateurs.

Face à l’augmentation des tarifs, les passagers ajustent déjà leurs habitudes. « Les gens voyagent toujours, mais ils partent moins longtemps », assure Willie Walsh. Une stratégie qui pourrait avoir davantage de conséquences pour l’industrie hôtelière que pour les compagnies aériennes elles-mêmes.

Les compagnies du Golfe durement touchées

La crise affecte en première ligne les transporteurs du Golfe, contraints d’annuler une grande partie de leurs vols. Ces compagnies, soutenues par les pétromonarchies et spécialisées dans les liaisons long-courrier en correspondance via Dubaï, Abou Dhabi et Doha, représentent environ 9,5% des capacités mondiales en sièges d’avion, contre 26,5% pour les compagnies européennes.

Certaines compagnies européennes ont renforcé leurs liaisons directes vers l’Asie pour répondre à la demande générée par la paralysie des plateformes de correspondance du Golfe. Mais selon Willie Walsh, elles ne pourront déployer que « peut-être 1% » de capacité supplémentaire.

« En aucun cas les capacités des transporteurs du Golfe ne pourront être remplacées par les compagnies européennes », juge-t-il, tablant néanmoins sur un retour à la normale une fois la stabilité revenue dans la région.

Des prévisions 2026 à revoir

Les perspectives de croissance du transport aérien pour 2026 seront nécessairement affectées, mais il est encore trop tôt pour en mesurer précisément l’ampleur. Fin 2025, l’IATA tablait sur 5,2 milliards de voyages par avion en 2026, soit une hausse de 200 millions par rapport à l’année précédente. L’organisation prévoyait également un chiffre d’affaires cumulé des compagnies de 1.053 milliards de dollars.

Ces prévisions devront être révisées lors de la prochaine publication des estimations financières et de trafic, prévue en juin à l’occasion de l’assemblée générale de l’IATA.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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Une réponse à “Transport aérien : une hausse « inévitable » des prix face à l’explosion du kérosène”

  1. RAYMOND NEVEU dit :

    On dirait des B 26 qui décollent pour larguer des sticks de paras…

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