L’homme providentiel de la droite, c’est lui. Jeune, cool comme un Américain, beau comme un acteur de film pour milf en manque de sensation… il a tout pour plaire. Surtout à l’heure d’aujourd’hui où, dans le domaine de la politique politicarde, la communication a largement pris le pas sur les contenus. Mais quel est le rapport de Louis Sarközy de Nagy-Bocsa, fervent mondialiste ayant passé le plus clair de son temps à l’étranger, avec la France ?
Chouchou de la presse people
On le voit partout, c’en est presque devenu l’un des nôtres – puisqu’il dit aimer la France et son histoire -, mais en mieux car lui, il est riche. Le bling bling se transmet de père en fils apparemment… Et si la presse people se délecte à nous asséner sa vie tellement cool, ce n’est pas toujours une réussite. Même quand parrain, c’est Martin Bouygues qui contrôle un des plus grands groupes média de l’Hexagone (TF1, LCI, TMC, TFX) et qu’on joue sur sa ressemblance avec la star du film semi-érotique Cinquante nuances de Grey, véritable triomphe commercial.
Celui qui entend incarner l’alternative glamour au Rassemblement National, un peu bad boy sur les bords – en ces temps de remis en cause du féminisme, ça passe très bien – est parfois gênant. Voir les interviews torse-nu, la moto, les tatouages, le MMA… : tout semble faux, surjoué.
Et, difficile à croire en voyant une telle surexcitation, mais oui, le rejeton Sarkozy milite pour la légalisation de toutes les drogues, y compris les dures ! On ne s’y attendrait pas. Et pourtant :
« Quand tu prends la voiture intoxiqué par un verre de whisky ou un joint, tu mets en danger la liberté des autres. Mais si tu es seul chez toi et que tu prends de la cocaïne ou de la méthamphétamine tu ne fais de mal à personne. C’est un peu plus controversé de le dire, mais c’est ce que je pense. »
Alors, un peu pour créer le buzz, un peu par populisme – de ceux qui, nés avec une cuillère en or dans la bouche veulent se rendre sympatoches aux yeux de la plèbe – il enchaîne les déclarations ubuesques qui lui vaudraient un rôle dans Vol au dessus d’un nid de coucou. S’il fallait en choisir une, celle où il expose sa vision du code de la route en voulant « supprimer les lignes blanches, le feux rouges et les panneaux de signalisation » vaut le détour :
Mais attention, le gars bosse :
Plaisanteries à part, Louis Sarkozy représente cette nouvelle génération de zélites mondialistes qui aime tellement la France (qu’il ne connaît bien qu’à travers les livres d’histoire) qu’il veut en faire l’Amérique.
L’homme de partout
Le fils de l’ancien président de la République est incarnation parfaite des Anywhere, magistralement décrits par David Goodhart dans Les Deux Clans : La nouvelle fracture mondiale (Les Arènes). Ces Anywhere (ceux de Partout) s’opposent aux Somewhere (ceux de Quelque-Part) car, au lieu d’être enracinée dans un territoire et des traditions, leur identité est mouvante, transnationale : ils sont d’ici ou d’ailleurs, vivant dans de grandes métropoles mondialisées au gré des circonstances, puisque l’une vaut bien l’autre. Louis Sarkozy a passé les premières années de sa vie en France, part à Londres au divorce de ses parents, fait son lycée au Qatar pour ensuite partir aux États-Unis où il intègre une école militaire et, plus tard, des universités américaines.
Sa femme, Natali Husić, d’origine monténégrine, allemande et hongroise, a grandi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, mais elle fait aussi ses études chez l’Oncle Sam. Le choix du prénom de leur fils, n’a rien de français lui aussi, Louis expliquant : « Il fallait que ce soit un prénom romain. S’il y avait une connotation slave, c’est plus. S’il y avait une connotation africaine, c’est plus. »
Contrairement à sa mère Cécilia Attias, qui se vantait de n’avoir « aucune goutte de sang Français dans les veines« , il se rattache à la France par le biais de sa grand-mère paternelle Adèle Bouvier et par la naturalisation de ses grand-parents, tous nés ailleurs : Juif hongrois ; Séfarade de Thessalonique, Juifs de Bessarabie et Espagnol.
En 2018, il déclarait : « j’entame les procédures pour devenir Américain. Je vais donc devoir payer mes impôts ici, et comme tout bon citoyen, j’aimerais savoir où mes impôts vont aller. » Et d’ajouter :
« J’ai désormais passé plus de temps aux Etats-Unis qu’en France. J’ai fait mon éducation dans une école militaire américaine, où je n’avais littéralement pas le droit de parler français. Donc la quasi-totalité de mon éducation intellectuelle, politique et philosophique a été faite aux Etats-Unis. Ce qui m’a surtout influencé, c’est la culture du libre-échange et du débat, qui est inculqué depuis le plus jeune âge aux Américains.»
Tout cela ne l’empêche pas de vouloir briguer la mairie de Menton. La mondialisation, c’est bien, mais puisque pour s’incruster dans le paysage politique français il faut bien se fixer quelque part, alors autant choisir la riche et agréable Côte d’Azur… Bling bling oblige.
Si le verdict populaire est tombé le recalant pour cette élection, ce n’est sûrement que partie remise, comme nous l’explique Rodolphe Cart dans l’ouvrage qu’il lui a consacré : « De quoi Louis Sarkozy est-il le nom ? » (Éditions Perspectives 75).
Audrey D’aguanno
Photo d’illustration : Capture France3paca
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7 réponses à “Louis Sarkozy, la droite sexy et complètement perchée [L’Agora]”
fils d ssarkozy mais surtout de sa mère, très attachée au bling bling.
Ce Louis Sarkozy est un type aussi nocif que son père. Tout simplement à honnir et oublier dans le même mouvement.
Une vieille savate éculée aux ordres des Amerloques depuis l’enfance. Un vieux biniou à laisser là où il est : six pieds sous terre.
Lui consacrer un article est une faute stratégique de Breizh Info. C’est sortir le chiffon du tiroir. Lui faire un honneur qu’il ne mérite pas le moins du monde.
Les Sarkozy « hommes providentiels » ? ils ont vraiment perdu tout bon sens. Comment peut on faire confiance à ce jeunot qui n’a rien de français dans les veines , américanisé pour ne pas dire mondialisé à outrance;
Il l’est par son père et par sa mère. Il incarne le cosmopolitisme apatride mondialiste. Le monde pour lui est un hôtel, selon l’enseignement de Jacques Attali. Nicolas Sarkozy confirmait qu’il mettait tout en œuvre pour bâtir le Nouvel Ordre Mondial. Quand à la coke, il l’a aussi découverte avec son père, approvisionné par les réseaux de Carla Bruni.
Les Mentonnais l’ont échappé belle. Sont-ce les citrons qui ont repoussé ce parachuté americano-messianique d’une dynastie mondialisée et atlantiste d’un petit peuple …. dont on connait le pouvoir de nuisance comme nous en avons la preuve (depuis la création de la République), et, en séquence, décomplexée, depuis 2008, avec, entre autre, la trahison du père lors du fameux referendum sur l’Europe….et partout dans le monde ou ils ont pris le pouvoir, comme l’actualité internationale (Ukraine, Iran, Liban) nous le démontre quotidiennement. Le parfum de fleurs de ce petit paradis que devrait être Menton, va-t-il est souillé par des gens venus d’ailleurs qui n’ont rien à y faire mais que le pouvoir de leur argent communautaire donne l’avantage de tout piétiner sans que les autochtones ne puissent rien en dire. Les Mentonasques (mentonnais) ,sans fantasmes, devraient peut être se mettre à la culture de …l’Ail…et réciter « vade retro.. » ! Car, ils sont résilients !
Ce jeune homme, mélange de fils à papa, de golden boy, de bad boy préfabriqué avec une moto pour la photo et des tatouages pour faire tendance….représente la vacuité d’un mondialisme creux, transparent sans relief véritable.
Ses idées sur tout et rien n’intéressent personne à par la presse people et il ferait mieux de se présenter à Monaco proche de son style friqué plutôt qu’à Menton, ville des riches retraités franchouillards !
Et en plus vs laissez entendre qu’il est glamour
Ou séduisant ? Cette blague , insignifiant oui
Transparent,