« C’était mieux avant » ? L’impasse des anti-féministes, des masculinistes et autres réactionnaires

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C’était mieux avant ! En voilà une sentence souvent aussi vraie qu’improductive. Elle est l’impasse dans laquelle s’enfoncent volontiers les réactionnaires, même ceux qui pensent ne pas en être. C’est une question de principe.

Guerres et déstabilisation du monde ; immigration invasion et insécurité ; dette explosive et inflation ; délocalisations et précarité ; école en ruine ; abrutissement par la société du spectacle ; justice inique source des injustices les plus crasses. Si le sentiment décliniste est une constante de l’humanité, le « c’était mieux avant » semble être une affirmation assez sensée à l’heure actuelle.

Cela est particulièrement visible dans le domaine sociétal. On voudrait revenir en arrière, quand la drague était joyeuse, les mariages solides, les enfants épanouis, bref, au temps des rapports sains entre les sexes. Un désir étroitement lié à la normale nostalgie éprouvée par des individus évoluant dans une société triste, stérile et conflictuelle, se remémorant une enfance dorée connue sous le nom de « trente glorieuses ». Mais ce sentiment ne leur est pas circonscrit puisque même les jeunes générations rêvent d’un monde passé idéalisé.

Or, rêver au retour des séduisantes années 80, quand les liens existaient encore, que les ados étaient libres de sortir sans danger et que les adultes pouvaient accéder à la propriété avant 60 ans est complètement stérile : le ver était déjà dans le fruit. L’individualisme était déjà l’alfa et l’oméga des rapports humains, la recherche du profit le moteur central de l’économie, la spiritualité un incompréhensible relent du passé et le changement de population, bien que moins visible, était déjà en marche.

Et c’est surtout faire fi d’un principe cardinal : les mêmes causes produisent les mêmes effets.

De même, idéaliser la famille des années 50 comme le font les principaux opposants au féminisme (que je ne saurais blâmer) est tout aussi vain. Rappelons que ce modèle se basait sur une dévaluation juridique de la femme, sa mise sous tutelle. Les injustices auxquelles étaient soumises les femmes – le mari pouvait mettre son veto aux études de son épouse ; l’adultère de la femme était puni de 2 mois à trois ans de prison contre une simple amende pour le mari infidèle ; le mariage réparateur, à savoir la possibilité faite au violeur d’échapper à une condamnation en épousant… sa victime, était encore en vigueur, etc – ont nécessairement ouvert la route au féminisme. (1) 

Quant à la célèbre impossibilité d’ouvrir un compte en banque sans autorisation du mari, rappelons que si cette limitation peut avoir du sens (pour privilégier l’économie du foyer), c’est une exception au regard de notre longue histoire, puisque nos lointaines ancêtres romaines ou gauloises possédaient déjà une autonomie financière comme le droit de conserver leurs biens ; droit conservé du Moyen Âge au XVIIIᵉ siècle avec notamment une dot inaliénable.

Bref, que cela soit dû à un noble instinct protecteur ou non, que les pères soient également confrontés à des injustices liées à leurs lourdes responsabilités, là n’est pas (vraiment) la question. La question est que cette infériorisation de la femme n’a aucune chance d’être à nouveau acceptée, même en ces temps difficiles qui nous menacent. Et si les modèles d’antan semblent plus séduisants que la guerre des sexes actuelle, ce sont ces asymétries qui nous ont amenés où nous sommes et vouloir leur retour serait vain, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

Berceau des relations naturelles entre les sexes, la civilisation européenne a toujours su se réinventer pour perdurer. Gageons que nos jeunes sauront retrouver cet équilibre. Mais, il faut y travailler, faire du bruit, pour ne pas laisser le champ libre aux seules officines de déconstruction qui sapent les rapports homme-femme et cherchent à anéantir notre civilisation. Soyons-en le rempart pour les nôtres et au-delà : toute notre société doit entendre ce contre-message de complémentarité, d’équilibre et de bienveillance entre les sexes. Notre avenir en dépend. 

Audrey D’Aguanno

(1) Un féminisme certes, fortement alimenté par des courants de pensée (déconstruction, french théorie, école de Francfort) et des forces plus obscures (les oligarchies mondiales apatrides) œuvrant à la ruine de la civilisation européenne.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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6 réponses à “« C’était mieux avant » ? L’impasse des anti-féministes, des masculinistes et autres réactionnaires”

  1. Durandal dit :

    Bonjour,

    Le « c’était mieux avant » ne veut pas forcément dire une possibilité de retour à un état antérieur. C’est seulement faire le constat des mauvais choix que nous empilons pour essayer de trouver d’autres solutions. A un moment donné, il faut se donner le droit au bilan.

    D’ailleurs, sur la place des femmes dans la société, elle parle d’elle-même. Ces nouveaux droits n’ont été qu’un paravent pour le contrôle total des femmes sur leur environnement et ce qui a suivi immédiatement : la solitude, la stérilité et la médiocrité. Les femmes elles-mêmes sont devenues faibles. Elles ont tellement besoin d’hommes un peu plus sûrs que nombre d’entre elles, en appellent désormais à l’immigration pour remplacer les hommes qu’elles ont réussi à féminiser en occident (notez : malgré l’augmentation des viols). Ce ne sont pas les antiféministes qui vont faire le boulot de la réaction. Ce serait trop beau pour les femmes. Ce sont les femmes elles-mêmes qui travaillent à rétablir un matriarcat avec des garçons violents. Et rien n’arrêtera ce mouvement que des hommes vraiment forts. Les femmes n’ont pas leur mot à dire dans ce combat. Et chaque attaque menée contre ces hommes forts, participera à rétablir un matriarcat archaïque avec des règles autrement plus injustes pour les deux sexes que si les hommes en avaient décidés. Le droit des femmes est de la rigolade face au droit des mères. Il est toujours une triste parenthèse suivi d’une fin de civilisation.

    Cdt.
    M.D

  2. Gwilhmod dit :

    Ne faut-il pas simplement nous réapproprier les Evangiles pour le temps présent ?
    La vérité c’est le Christ, c’est lui qui le dit « Je suis le chemin la vérité et la vie » etg « La vérité vous rendra libres ».

    En Bretagne nous devons inventer cette actualisation là.

    Le mouvement breton doit avoir la lucidité de se plaçer contre le modèle français dont l’ADN est contre le Christ en tant que figure de la seule civilisation de l’Amour.

    Parler breton c’est rejeter cette France là pour construire la civilisation de l’Amour sur notre presqu’ile.

  3. Lionel Baland dit :

    Oui, c’était mieux avant. Les femmes étaient des femmes et les hommes étaient des hommes. Il y avait des slows lors des soirées. Il y avait du travail et les commerçants faisaient leurs affaires. Oui, 1978, l’année de YMCA, était la dernière belle année avant l’irruption de toutes ces idéologies nauséabondes. Donald Trump tente de nous ramener vers cette fabuleuse époque.

    Quant au fait que les femmes était juridiquement inférieures, je vous rappelle que c’est la conséquence des idées de la Révolution française, qui ont fortement abaissé le statut de la femme à partir de 1789, et que ce sous-statut s’est dissipé lors de ces années 1970.

    Ajoutons que considérer que le fait que les femmes sont faites pour travailler relève d’une hégémonie culturelle proche du capitalisme exacerbé.

  4. Lionel Baland dit :

    Oui, c’était mieux avant. Les femmes étaient des femmes et les hommes étaient des hommes. Il y avait des slows lors des soirées. Il y avait du travail et les commerçants faisaient leurs affaires. Oui, 1978, l’année de YMCA, était la dernière belle année avant l’irruption de toutes ces idéologies nauséabondes. Donald Trump tente de nous ramener vers cette fabuleuse époque.

    Quant au fait que les femmes était juridiquement inférieures, je vous rappelle que c’est la conséquence des idées de la Révolution française, qui ont fortement abaissé le statut de la femme à partir de 1789, et que ce sous-statut s’est dissipé lors de ces années 1970.

    Ajoutons que considérer que les femmes sont faites pour travailler relève d’une hégémonie culturelle proche du capitalisme exacerbé.

  5. Lionel Baland dit :

    Oui, c’était mieux avant. Les femmes étaient des femmes et les hommes étaient des hommes. Il y avait des slows lors des soirées. Il y avait du travail et les commerçants faisaient leurs affaires. Oui, 1978, l’année de YMCA, était la dernière belle année avant l’irruption de toutes ces idéologies nauséabondes. Donald Trump tente de nous ramener vers cette fabuleuse époque. Quant au fait que les femmes étaient juridiquement inférieures, je vous rappelle que c’est la conséquence des idées de la Révolution française, qui ont fortement abaissé le statut de la femme à partir de 1789, et que ce sous-statut s’est dissipé lors de ces années 1970. Ajoutons que considérer que les femmes sont faites pour travailler relève d’une hégémonie culturelle proche du capitalisme exacerbé.

  6. RAYMOND NEVEU dit :

    Tiens l’ADN français est contre le machin de Galilée mais le Sublime Cretinus du vendredi soir sur CNews nous rappelle la sainte chrême d’Isigny qui tartinait la sale gueule des rois de France. Une religion d’Amour mais il n’est question que de péchés, de pénitences, de bûchers, de tortures. Cette religion est une escroquerie depuis le concile de Nicée en 325!

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