Pour sa 115e édition ou presque, le Stade Équestre du Val Porée renouera avec son habit rose le temps de quatre jours. Cavaliers olympiques, leaders du classement mondial et fidèles français convergeront vers Dinard pour ce qui constitue, à quelques semaines des Championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, l’une des dernières répétitions générales avant l’échéance allemande.
Du 30 juillet au 2 août, Dinard renouera avec une tradition équestre presque centenaire en accueillant la nouvelle édition de son Jumping International. Sur la piste en herbe du Val Porée, 150 cavaliers et 380 chevaux représentant une vingtaine de nationalités s’affronteront sur quatre labels distincts : CSI 5*, 3*, 1* et CSI YH, ce dernier réservé aux chevaux de sept ans.
Un plateau international rare en France
Repris en 2013 par la famille Mars, le concours s’est imposé au fil des éditions comme un rendez-vous incontournable du calendrier international. Intégré au prestigieux circuit des Rolex Series, il attire les figures majeures du saut d’obstacles. Parmi les habitués figurent les Suisses Martin Fuchs, double vainqueur du Rolex Grand Prix de Dinard, et Steve Guerdat, les Allemands Christian Ahlmann et Daniel Deusser, les Belges Grégory Wathelet et Jérôme Guery, les Britanniques Scott Brash et Ben Maher ainsi que l’Américain McLain Ward.
Côté tricolore, les fidèles ont fait du Val Porée leur terrain de prédilection : Julien Épaillard, Kévin Staut, Roger-Yves Bost, Nicolas Delmotte ou encore Mégane Moissonnier sont annoncés.
Une répétition stratégique avant les Mondiaux d’Aix-la-Chapelle
L’édition 2026 revêtira une importance particulière : elle se tiendra à quelques semaines des Championnats du monde organisés à Aix-la-Chapelle, en Allemagne. Pour de nombreux couples cavalier-cheval, Dinard constituera l’une des dernières grandes échéances internationales avant le rendez-vous mondial. La similitude des conditions, notamment grâce à la piste en herbe et à un public nombreux, en fait un terrain de préparation privilégié.
Le sélectionneur de l’équipe de France Edouard Coupérie a précisé que les sélections nationales seraient annoncées quelques jours avant Dinard, les engagements pour les Mondiaux étant clos dès le 27 juillet. Le concours breton n’aura donc pas d’incidence sur les choix des sélectionneurs, mais représentera, selon ses mots, l’occasion pour les couples sélectionnés de « répéter une dernière fois leurs gammes » dans des conditions proches de celles d’Aix-la-Chapelle. Le sélectionneur souligne par ailleurs que Dinard sera cette année le seul concours 5* programmé sur cette semaine-là, ce qui renforce son poids dans la préparation.
Nina Mallevaey, actuellement sixième mondiale et meilleure cavalière au classement FEI, deuxième du Rolex Grand Prix de Dinard en 2025, a indiqué que le concours figurerait dans son programme si sa préparation se déroule comme prévu. Elle a souligné l’attrait particulier du rendez-vous pour une cavalière française, en raison du public et du niveau de la concurrence.
Les temps forts d’un week-end de compétition
Plusieurs épreuves rythmeront ces quatre jours. Les épreuves CSI YH dédiées aux jeunes chevaux seront particulièrement suivies sur une terre bretonne reconnue pour sa tradition équestre. Le Derby de Bretagne, remporté en 2025 par l’Allemande Sophie Hinners, constituera également l’un des points d’orgue de la compétition.
Le bouquet final reviendra au Rolex Grand Prix de la ville de Dinard, épreuve à 1,60 mètre dotée de 500 000 euros, dont l’édition 2025 avait été enlevée par l’Américain Aaron Vale et son cheval Carissimo 25.
Au-delà du sport, le concours cultive une identité reconnue par les habitués. Implanté au cœur de la Côte d’Émeraude, il conjugue les exigences du très haut niveau et une atmosphère décrite comme chic mais conviviale, qui demeure l’une des marques de fabrique du rendez-vous breton.