Rennes : déclaré mort à midi après quarante minutes de massage cardiaque, un homme reprend connaissance trois heures plus tard au CHU

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C’est l’une de ces histoires médicales qui défient l’entendement et qui font l’objet, dans la littérature scientifique, d’un nom à la fois mystique et clinique : le syndrome de Lazare. Comme l’ont raconté nos confrères d’Ouest-France dans leur édition du 29 avril 2026, un sexagénaire rennais de 62 ans, prénommé Didier, a été officiellement déclaré décédé en début d’après-midi le jeudi 23 avril dernier, au Centre hospitalier universitaire de Rennes, après quarante minutes de massage cardiaque demeurées sans effet apparent. Trois heures plus tard, alors que sa famille avait été prévenue et se préparait à se rendre à la chambre mortuaire, l’équipe de réanimation détectait, contre toute attente, un pouls. Le patient a depuis repris conscience, recouvré l’usage de la parole et de ses membres, et attend désormais sa sortie de l’établissement.

Une dialyse de routine qui tourne au drame

Atteint d’un cancer et privé d’un rein depuis plusieurs années, Didier se rendait trois fois par semaine au CHU rennais pour ses séances de dialyse — un rendez-vous médical devenu aussi régulier que vital. Le jeudi 23 avril, peu avant midi, alors que la séance touchait à sa fin, le sexagénaire est victime d’un arrêt cardiaque foudroyant. Le personnel soignant se relaie immédiatement pour tenter de le ramener à la vie. Quarante minutes durant, les compressions thoraciques se succèdent, sans que les constantes vitales ne reviennent à un niveau exploitable. Conformément aux protocoles en vigueur, l’équipe médicale finit par prononcer le décès et en informe les proches du patient. Le choc est immédiat. Les proches sont prévenus.

C’est aux alentours de 15 heures que tout bascule à nouveau. Un pouls a été détecté chez celui qui était officiellement déclaré mort trois heures plus tôt. Le patient est immédiatement placé en coma artificiel et transféré au service de réanimation médicale, dans un état jugé critique. Les heures qui suivent sont anxieuses pour les proches, qui peinent à intégrer le revirement.

Un réveil rapide et sans séquelles apparentes

C’est le samedi 25 avril, soit moins de quarante-huit heures après l’arrêt cardiaque, que les médecins prennent la décision de désintuber leur patient. La suite tient pour beaucoup du miracle médical. Didier reprend connaissance presque normalement, parvient à parler, à bouger ses bras et ses jambes, et reconnaît ses proches. Aucune séquelle neurologique majeure ne semble, à ce stade, devoir être déplorée — ce qui constitue, dans un cas de ce type où le cerveau a été massivement privé d’oxygène, un résultat exceptionnel. La famille, sidérée, est passée en quelques heures du deuil au soulagement, puis à l’incrédulité émerveillée.

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Mercredi 29 avril, le sexagénaire a été transféré du service de réanimation au service des soins intensifs cardiorespiratoires, étape supplémentaire vers la sortie. Lucide et apparemment de fort bonne humeur, il évoque déjà le projet de partir en vacances pour fêter ce qu’il considère lui-même comme une seconde chance. Il a également promis, avec humour, de partager d’éventuels gains au loto avec les aides-soignantes de l’établissement.

Le syndrome de Lazare, un phénomène ultra-rarissime

Comment expliquer médicalement un tel retour à la vie après une déclaration officielle de décès ? La piste évoquée par les spécialistes contactés est celle du syndrome de Lazare, baptisé en référence au personnage biblique ressuscité par le Christ dans l’Évangile selon saint Jean. Ce phénomène, identifié et décrit dans la littérature scientifique depuis les années 1980, désigne le retour spontané d’une circulation cardiaque après l’arrêt des manœuvres de réanimation. Les constantes vitales du patient descendent alors à des seuils si minimaux qu’elles deviennent quasi indétectables par les appareils de surveillance et même par l’examen clinique : plus de pouls perceptible, pupilles ne réagissant plus à la lumière, absence de réaction aux stimuli douloureux. Tous les signes cliniques convergent vers le décès, et seul un délai d’observation prolongé permet, dans de rarissimes cas, de constater le redémarrage de l’activité cardiaque.

Le phénomène demeure exceptionnellement rare : seuls 76 cas avaient été recensés dans la littérature scientifique mondiale jusqu’à la fin de l’année 2022, selon une étude publiée en 2023 et citée par Ouest-France. La situation rennaise du 23 avril 2026 viendrait donc s’ajouter à une casuistique extrêmement maigre, ce qui explique le caractère sidéré des soignants présents au CHU. Pour les équipes médicales qui ont vécu la scène, l’événement sortira sans doute, à juste titre, de l’ordinaire d’une carrière entière.

Une question éthique en filigrane

Au-delà de l’émotion et de la dimension presque romanesque de l’histoire, le cas de Didier rouvre, comme à chaque fois qu’un syndrome de Lazare est documenté, une question médicale et éthique de premier ordre : quel délai d’observation faut-il respecter avant de déclarer officiellement le décès d’un patient ayant subi un arrêt cardiaque, particulièrement après l’arrêt des manœuvres de réanimation ? Les recommandations internationales actuelles préconisent généralement un délai de cinq à dix minutes d’observation après l’arrêt des manœuvres, mais la rareté même du syndrome rend difficile l’établissement d’un protocole universellement accepté. Les rares études disponibles suggèrent que le retour spontané d’une activité circulatoire peut survenir, dans une infime fraction des cas, plusieurs minutes voire dizaines de minutes après l’arrêt de la réanimation.

Pour Didier et ses proches, ces considérations cliniques resteront de toute évidence secondaires. L’essentiel, pour eux, tient en un mot — celui qu’aucun médecin ne saurait décemment refuser à une famille qui a entendu, en l’espace de trois heures, deux annonces aussi diamétralement opposées : un retour à la vie aussi inattendu qu’inespéré, dans un service hospitalier breton dont les équipes ne sont pas près d’oublier le 23 avril 2026.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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8 réponses à “Rennes : déclaré mort à midi après quarante minutes de massage cardiaque, un homme reprend connaissance trois heures plus tard au CHU”

  1. Yoaren dit :

    Jésus is back ? 😅

  2. PHILIPPE DE GEOFROY dit :

    Sauf que Lazare sentait déjà !

  3. VORONINE dit :

    L e systeme de santé que le monde entier nous envie : si après l’échec de la réanimation , le personnel va casser la croute….le patient a une chance de s’en tirer!

  4. guillemot dit :

    Comme quoi les miracles existent. Inexpliqués, inexplicables, ce sont des faits avérés.

  5. alienor dit :

    d’où l’utilité des croque morts….

  6. Pierre dit :

    C’est pourquoi les transplantations cardiaques sont des meurtres déguisés.

  7. Durandal dit :

    Bonjour,

    Une légende rurale voudrait que certains caveaux de l’ancien temps ait été réouvert des années après avec des traces de griffures contre les parois…

    Bonne fête de saint Joseph

    M.D

  8. Mémé dit: dit :

    Il serait intéressant de savoir si ce monsieur est croyant , et sa famille ?

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