Pour la première fois depuis 1998, l’Écosse retrouvera la Coupe du monde de football. Et pour les supporters bretons, attachés aux liens historiques, linguistiques et culturels qui unissent leur péninsule aux cousins gaéliques d’outre-Manche, cette qualification n’est pas un événement neutre : c’est même la seule occasion possible de soutenir une nation celtique lors de ce Mondial 2026, qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Ni l’Irlande, ni le Pays de Galles, ni l’Irlande du Nord, ni la République d’Irlande n’ont en effet réussi à se qualifier pour cette édition élargie à 48 équipes. La Cornouailles et l’île de Man, malgré leur histoire celtique, ne disposent pas d’équipes nationales reconnues par la FIFA. Quant à la Bretagne, dont la sélection de football n’a pas de statut international, elle restera comme à chaque grande compétition spectatrice d’un tournoi auquel elle ne participera jamais — sauf à imaginer un jour des règles internationales différentes.
C’est donc tout naturellement vers les Tartan Army et les chants des supporters écossais que se tourneront, cet été, les amateurs bretons soucieux de défendre un peu d’identité celtique au milieu du déferlement des grandes nations. Une posture qui ne devrait pas peser bien lourd dans le tirage, mais qui rappelle que, sur l’échelle des affinités historiques, la Bretagne a souvent regardé du côté des montagnes d’Écosse comme d’un miroir lointain de ses propres racines.
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Un groupe relevé pour les Écossais
Le sort des Écossais ne sera pas facile pour leur retour mondial. Placés dans le groupe C, les hommes de Steve Clarke devront affronter rien moins que le Brésil de Neymar, désormais dirigé par Carlo Ancelotti, ainsi que Haïti et le Maroc. Trois adversaires de profils très différents qui composeront le programme du premier tour. Sur le papier, la qualification pour le tour suivant — élargi à 32 équipes dans le nouveau format à 48 — n’est pas hors de portée, mais elle supposera de tenir leur rang face aux deux outsiders et de ne pas s’effondrer face aux Auriverde.
Steve Clarke mise sur ses cadres : McTominay, McGinn, Robertson
Sans grande surprise, le sélectionneur Steve Clarke a annoncé ce mardi 19 mai sa liste de 26 joueurs en s’appuyant sur ses habituels cadres. Scott McTominay, milieu offensif de Naples et figure centrale du collectif écossais ces dernières années, fait évidemment partie du voyage, tout comme son partenaire de club Billy Gilmour, également joueur du Napoli. John McGinn (Aston Villa) et Andy Robertson (Liverpool) complètent l’épine dorsale de l’équipe — deux joueurs dont la régularité au plus haut niveau anglais constitue l’un des atouts majeurs de l’Écosse.
À noter dans cette liste : la présence inattendue mais émouvante du jeune Findlay Curtis, 19 ans, joueur de Kilmarnock, qui ne compte qu’une seule sélection à son actif. Le sélectionneur récompense ainsi un profil prometteur, dans une liste très majoritairement composée de joueurs évoluant en Angleterre ou en Écosse (20 sur 26).
L’étonnant choix Craig Gordon, 43 ans
Mais le point le plus singulier de cette liste concerne sans conteste les gardiens de but. Steve Clarke a fait un choix qui ferait grincer des dents dans bien d’autres sélections : retenir trois portiers dont aucun n’est titulaire en club. Un cas de figure rare à ce niveau de compétition internationale.
Le plus emblématique des trois s’appelle Craig Gordon. Vétéran de 43 ans, gardien historique de Hearts of Midlothian (Édimbourg), il revient de blessure et n’a disputé que trois matches avec son club cette saison. Hearts, qui aurait pu cette année briser l’hégémonie du tandem Celtic-Rangers et décrocher un titre de champion d’Écosse attendu depuis 1960, a vu son rêve s’envoler en toute fin de saison face au Celtic — un crève-cœur dont Gordon a été l’un des témoins.
À ses côtés, Angus Gunn (Nottingham Forest, un seul match disputé toute la saison) et Liam Kelly (Rangers, deux apparitions en coupe) complètent un trio de gardiens dont la maigre activité en club n’a pas découragé le sélectionneur. Les trois se relaieront à tour de rôle, comme ils l’ont fait lors des derniers matches de préparation de l’Écosse.
Le pari est risqué, mais il s’inscrit dans la logique de Clarke : faire confiance à des hommes qui connaissent le système, l’esprit et les codes de la sélection, plutôt qu’à des profils plus jeunes mais inexpérimentés à ce niveau.
La liste complète des 26 joueurs
Gardiens : Craig Gordon (Hearts, Écosse), Angus Gunn (Nottingham Forest, Angleterre), Liam Kelly (Rangers, Écosse).
Défenseurs : Grant Hanley (Hibernian, Écosse), Jack Hendry (Al-Ettifaq, Arabie saoudite), Aaron Hickey (Brentford, Angleterre), Dom Hyam (Wrexham, Angleterre), Scott McKenna (Dinamo Zagreb, Croatie), Nathan Patterson (Everton, Angleterre), Anthony Ralston (Celtic, Écosse), Andy Robertson (Liverpool, Angleterre), John Souttar (Rangers, Écosse), Kieran Tierney (Celtic, Écosse).
Milieux : Ryan Christie (Bournemouth), Findlay Curtis (Kilmarnock, Écosse), Lewis Ferguson (Bologne, Italie), Ben Gannon-Doak (Bournemouth, Angleterre), Billy Gilmour (Naples, Italie), John McGinn (Aston Villa, Angleterre), Kenny McLean (Norwich, Angleterre), Scott McTominay (Naples, Italie).
Attaquants : Che Adams (Torino, Italie), Lyndon Dykes (Charlton, Angleterre), George Hirst (Ipswich, Angleterre), Lawrence Shankland (Hearts, Écosse), Ross Stewart (Southampton, Angleterre).
Au-delà de la dimension sportive, la qualification écossaise revêt donc une dimension symbolique pour tous ceux qui, en Bretagne, restent attachés à l’idée d’une fraternité des nations celtiques. Le drapeau frappé du saltire bleu et blanc, les cornemuses des Tartan Army, le Flower of Scotland repris en chœur dans les tribunes — autant d’éléments qui résonnent particulièrement avec une partie de l’imaginaire breton, depuis les festivals interceltiques de Lorient jusqu’aux pubs où l’on suit les matches du Tournoi des Six Nations dans toute la Bretagne.
Bien sûr, le Brésil restera favori du groupe C. Mais qui sait : un coup d’éclat des Écossais face à la Seleção, un exploit défensif d’Andy Robertson contre Vinicius, un but de McTominay devant 80 000 personnes — et ce serait toute une nation celtique qui exulterait, jusque dans les contrées finistériennes les plus reculées. Et puis restera à terminer le travail contre le Maroc (gros match en perspective), puis Haïti (victoire obligatoire pour se qualifier).
Vivement le 11 juin.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Scotland the Brave. Une partie des Bretons derrière l’Ecosse plutôt que la France pour la Coupe du monde 2026 ? [La liste des séléctionnés]”
C’est tout une partie des Français qui vont ce retrouver sans doute vers les écossais vue la composition de l’équipe de France ou le français ancestrale est plus qu’en minorité.
À Poulbot : vous qui défendez le « français ancestral », si déjà vous pouviez corriger vos fautes d’orthographe et d’accords de base, vous seriez déjà plus crédible. Faites comme Breizh-Infos, utilisez l’IA pour la relecture systématique 🤭
Au delà des Bretons, un Français se sent naturellement plus porté à soutenir les John ou George que les Ousmane ou autres N’Golo, indépendamment de leur valeur.