La députée écologiste Sandrine Rousseau, élue de la 9ᵉ circonscription de Paris, a livré dans un entretien à l’association de protection animale Futur, diffusé sur Instagram cette semaine, sa dernière idée législative. L’élue souhaite faire adopter une loi imposant de rebaptiser les steaks en « cadavres d’animaux ». Au restaurant, l’« entrecôte » deviendrait « cadavre de vache », formulation qui, selon elle et le rire en plus, donnerait « beaucoup plus d’allure » aux menus tout en « dissuadant un peu » le consommateur. La séquence, largement relayée, a relancé le débat sur la rationalité du discours porté par une partie de la classe politique française.
Sandrine Rousseau, rêve d’une loi pour appeler la viande “cadavre d’animal”.
“Les menus auraient beaucoup plus d’allure avec cadavre de vache plutôt qu’entrecôte”, dit-elle. On est sur du haut niveau.
OK Sandrine. Alors rebaptisons aussi ton indemnité parlementaire en… pic.twitter.com/6dhp9oOUoP
Publicité— Guillaume Herblot 🎖️ (@Guigz75116) May 20, 2026
Le langage comme champ de bataille
L’argumentaire défendu par la parlementaire repose sur l’idée que le vocabulaire courant — « steak », « entrecôte », « jambon » — masquerait la réalité concrète de l’abattage et de la transformation des animaux d’élevage. En requalifiant les morceaux de viande par le terme « cadavre », Sandrine Rousseau entend faire reculer la consommation carnée par un effet purement sémantique. La méthode relève d’une école de pensée bien identifiée : transformer les comportements en transformant les mots, sur le modèle des reformulations militantes appliquées depuis quelques années à la question du genre, du climat ou des origines.
L’élue déplore par ailleurs que l’industrie agroalimentaire et les institutions européennes refusent de laisser les fabricants de produits végétaux utiliser des termes empruntés à la boucherie. Elle évoque les discussions de Bruxelles sur l’encadrement de l’appellation « steak de soja », rebaptisé « croquettes » ou « galettes végétariennes » dans le compromis européen.
Une logique sémantique à deux vitesses
L’incohérence saute aux yeux : la députée Les Écologistes considère qu’il faudrait, d’un côté, durcir le vocabulaire utilisé pour désigner la viande issue d’animaux abattus (« cadavre »), et, de l’autre, autoriser les industriels du végétal à conserver les mots empruntés à la cuisine carnée (« steak », « saucisse », « bacon ») pour des produits qui n’ont jamais vu l’ombre d’un quartier de bœuf. La symétrie est savoureuse : on appellerait « steak » ce qui n’en est pas, et « cadavre » ce qui en est un.
Cette grammaire militante ne va pas sans soulever quelques questions plus larges sur l’état du débat public français, où une parlementaire de la République consacre son temps de parole à proposer la réécriture obligatoire des cartes de restaurant.
Bruxelles tranche, mais pas tout à fait
Sur le fond du dossier européen, un compromis a été trouvé en mars dernier entre eurodéputés et États membres. Il prévoit de réserver aux seuls produits issus d’animaux les termes « steak », « bacon » et « foie ». Les appellations « saucisse végétale » et « burger végétarien », elles, resteraient autorisées à ce stade. Le texte doit encore franchir l’étape du vote du Parlement européen et l’approbation des Vingt-Sept.
Ce compromis a néanmoins été fragilisé par plusieurs décisions juridictionnelles, notamment celles de la Cour de justice de l’Union européenne et du Conseil d’État français, qui ont rappelé la primauté du droit communautaire en matière d’étiquetage alimentaire.
Une lassante constance dans la provocation
L’épisode du « cadavre de vache » s’inscrit dans une longue série de sorties médiatiques qui ont fait la marque déposée de la députée parisienne — du « barbecue, symbole de virilité » à la « fierté d’être français » dévalorisée, en passant par d’autres formules destinées à occuper le terrain politique par le scandale. Le ressort est désormais bien connu : énoncer une proposition qui défie le sens commun, l’envelopper d’un rire, et laisser les réseaux sociaux faire le reste du travail médiatique.
La conséquence est moins anodine qu’il n’y paraît. Quand une parlementaire en exercice consacre son énergie législative à imposer le mot « cadavre » sur les ardoises des bistrots, c’est l’ensemble du débat politique qui se trouve tiré vers une logique de pathologisation du quotidien : manger une entrecôte deviendrait, en somme, l’aveu d’un trouble à corriger par le langage. La frontière entre le militantisme et la rééducation sémantique s’estompe, et avec elle l’idée qu’un État de droit puisse traiter ses citoyens en adultes capables de désigner par leur nom les aliments qu’ils consomment depuis quelques millénaires.
Les éleveurs bovins français, déjà fragilisés par la baisse continue du cheptel national, la concurrence des viandes importées et la pression réglementaire européenne, apprécieront sans doute la qualification de leurs bêtes en « cadavres » par une représentante de la nation. Ceux des éleveurs bretons qui produisent une viande tracée, locale et de qualité, attendaient peut-être autre chose de la part d’une élue qui a, par ailleurs, annoncé récemment son installation dans le Finistère. Le « barbecue vegan » prévu dans sa nouvelle maison finistérienne n’est pas certain de figurer en première ligne des appellations à protéger.
Photo d’illustration : DR
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17 réponses à “« Cadavre de vache » plutôt qu’« entrecôte » : Sandrine Rousseau veut légiférer…sur le nom des steaks”
Peut être pourrait on employer « Sandrine Rousseau » à la place de malade mentale ?
Et si on appelait les gens comme Sardine Ruisseau « détritus de l’intelligence » ?
Et si elle commençait par voir un psy.
Au lieu d’inventer des bêtises sans nom pour les morceaux de viande qui correspondent à l’anatomie animale, on aurait préféré l’entendre sur l’abattage des animaux sans aucun étourdissement mais c’est pour la viande halal alors on se la ferme Sandrine !
Une tarée , l’abattage hallal lui est interdit en Belgique..et en suisse
La France est à feu et à sang et cette dame est payée avec nos sous pour dire de telles ineptie , c’est à pleurer
Il y a des hôpitaux spécialisés pour ce genre de malades mentaux !
Le miel et la propolis seraient donc du « vomi d’abeilles », les œufs de la « chiure d’oiseau », la version poisson étant possible, en particulier pour le caviar, bien que la méthode d’obtention soit différente etc.
Ah, et que dire des organes transplantés, ou du sang transfusé?
Nous sommes le peuple qui s’amuse le plus avec le nom des aliments: le pet-de-nonne suit volontiers la cervelle de canut!
Tout à fait d’accord avec Domper et faire circuler l’excellent article de Breizh-info d’hier sur le sujet
https://www.breizh-info.com/2026/05/20/260334/abattage-en-bretagne-administrative-27-des-abattoirs-autorises-a-abattre-les-animaux-sans-etourdissement-halal-et-casher/
Sardine rousseau : « cadavre de l’intelligence » !!
cette vioque est completement larguee !!!la vieillesse est un veritable naufrage ,sa famille devrait
la faire soigner il y a urgence il faut la mettre a l isolement pour la traiter si son cerveau n a pas subit trop de degats
C’est pour émettre des sottises de ce genre que nous élisons des « représentants du peuple » qui ne représentent qu’eux mêmes ? On atteint des sommets dans la démence alors que nous affrontons des problèmes sérieux.
@Marcel : Les psy ne voudraient pas d’elle , tellement son cas est désespérer et impossible a soigné.
Le jour où les cons voleront, cette connasse sera chef d’escadrille !
Je reconnais bien là les bobos parisiens qui ne font pas la différence entre un rat d’égout et une Tarentaise !
Que fait elle la sardine , que raconte t elle ? il y a quelques temps , son père déclarait , ( elle aime la viande oh que oui !! elle ne crache pas dessus ) c est bon chic bon genre de raconter des conneries , c est a la mode !! hein sardine !!!!!!!!!
Bah pourtant, quand on mange une « entrecôte » ou un « jarret », une « cuisse » ou une « aile » c’est déjà assez explicite, non ? Pas la peine de nous culpabiliser davantage, déjà qu’on se réduit vu les prix…
Quand cette pouffe trouvera plus con qu’elle, elle ira se foutre à l’eau.