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Longtemps présenté comme une institution populaire de Marseille, le Marché du Soleil se retrouve au cœur d’un lourd dossier judiciaire. Ce vaste bazar du 2e arrondissement, près de la gare Saint-Charles, avait bâti son image sur le brassage des communautés, les bonnes affaires et l’animation d’un quartier populaire. Son propre site proclamait : « Le Marché du Soleil ou le vivre ensemble par la preuve ». Mais ce récit chaleureux se heurte désormais à une autre réalité : celle d’un marché fermé administrativement et d’un procès pour contrefaçon, blanchiment et extorsion.
Depuis lundi 22 juin, plusieurs prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel de Marseille. Selon BFMTV, 18 prévenus, dont trois sociétés, sont jugés après plus de deux ans d’enquête. Notamment pour vente de marchandises contrefaites, blanchiment ou corruption. Avec au cœur du dossier une contrefaçon massive et largement installée dans les stands.
Le marché marseillais devenu dossier judiciaire
L’opération menée en février dernier avait déjà donné la mesure du phénomène : plus de 200 000 articles contrefaits saisis, pour une valeur estimée à 42 millions d’euros. Faux sacs Louis Vuitton, baskets Nike, bobs Lacoste, maillots de football ou articles imitant des marques de luxe ont fini dans un camion déchiqueteur.
Pour le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, le marché était devenu « quasiment le centre français de la marchandise contrefaisante ». Une formule lourde de sens pour un lieu qui figurait même, selon lui, dans certains guides touristiques comme un passage obligé de Marseille. Derrière les « bonnes affaires », les autorités pointent une économie souterraine : baux irréguliers, sous-locations opaques, loyers en liquide, travailleurs clandestins présumés, soupçons de blanchiment et d’extorsion.
Le mythe populaire face à l’économie parallèle
L’affaire ne se limite pas aux commerçants. Trois policiers municipaux sont soupçonnés d’avoir renseigné des occupants du marché sur des contrôles à venir, en échange d’articles contrefaits. Une fonctionnaire préfectorale est également poursuivie pour avoir touché un pot-de-vin. Autant d’éléments qui éloignent le dossier du simple folklore marseillais.
La fermeture administrative, ordonnée pour six mois, a certes fragilisé tout un quartier. Des commerçants voisins disent voir disparaître le passage et redoutent un effondrement de l’activité. Mais c’est précisément le piège de ces économies parallèles : elles peuvent donner l’illusion de faire vivre un quartier, tout en installant l’illégalité au cœur de la ville. À Marseille, le Marché du Soleil illustre l’échec d’un discours complaisant qui célèbre le « vivre-ensemble » sans toujours regarder ce qu’il peut couvrir : la contrefaçon, l’argent liquide, l’économie souterraine et l’affaissement de l’autorité publique.
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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Une réponse à “Marché du Soleil à Marseille : le « vivre-ensemble » rattrapé par l’économie souterraine [Vidéo]”
Il y a aussi le marché aux voleurs.
Très connu ouvert le dimanche. Des puces géantes.
Mes collègues de travail m’en parlait dans les années 2000 .
Des biens au cul du camion , sorti des conteneurs du port .
Objets de provenance incertaines . Sans factures évidemment