Le ministère de la Justice poursuit le renforcement de ses moyens consacrés à la justice des mineurs. Plus de 150 postes d’éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) sont ouverts par voie de concours, dont les inscriptions courent jusqu’au 10 juillet 2026. La mission de ces professionnels : accompagner et protéger les mineurs et jeunes majeurs visés par une décision de justice, qu’ils soient en danger ou qu’ils aient commis une infraction.
Une prise en charge sur décision judiciaire
Les éducateurs de la PJJ assurent le suivi des mineurs qui leur sont confiés par la justice, dans des établissements de placement comme dans des services de milieu ouvert. Ils peuvent également être chargés du suivi éducatif des mineurs incarcérés, en quartiers mineurs ou en établissements pénitentiaires pour mineurs.
Le travail s’effectue au sein d’une équipe pluridisciplinaire réunissant professeurs techniques, psychologues, infirmiers, assistants de service social et cadres éducatifs. Ensemble, ces professionnels évaluent la situation du jeune et bâtissent un projet éducatif individualisé visant à le protéger, à favoriser son insertion scolaire ou professionnelle et à lutter contre la récidive. L’éducateur met en œuvre la décision du magistrat et rend compte à ce dernier de l’évolution du mineur tout au long de son parcours.
Le métier recouvre une grande diversité de fonctions. Au tribunal, l’éducateur intervient en appui à la décision du magistrat : il rencontre le jeune avant son passage devant le juge des enfants, évalue sa situation et propose un suivi adapté.
Dans les structures de la PJJ, il accompagne ensuite la mise en œuvre des peines ou mesures éducatives prononcées, soit dans le milieu de vie habituel du jeune, soit en lieu de placement — foyer, centre éducatif renforcé, centre éducatif fermé ou détention. Il travaille en lien avec la famille, dans une logique de soutien à l’autorité parentale. L’éducateur intervient enfin dans les procédures civiles, pour éclairer le juge des enfants lorsqu’un mineur se trouve en situation de danger.
Rémunération et perspectives
Un éducateur débutant perçoit environ 2 262 € nets par mois, une rémunération pouvant atteindre 3 656 € nets en fin de carrière. Une fois en poste, les professionnels accèdent à une offre de formation étendue dans les domaines de l’action éducative, de la protection de l’enfance ou du management.
Les évolutions de carrière sont réelles : encadrement d’équipes ou de structures, accès aux fonctions de cadre éducatif ou de directeur de services. Le maillage de 230 structures réparties sur le territoire national autorise par ailleurs des mobilités géographiques tout au long de la carrière.
Conditions d’accès et calendrier
Le concours est ouvert à tous les titulaires d’un diplôme de niveau bac +3 minimum. Au-delà de la formation initiale, la PJJ recherche des candidats dotés d’une fibre sociale, d’un sens de l’initiative, d’empathie et de capacités d’analyse. Confrontés à des situations parfois difficiles, les éducateurs doivent faire preuve de persévérance et d’écoute, tout en restant fermes dans leurs décisions.
Les lauréats bénéficient d’une formation rémunérée de dix-huit mois (environ 1 806 € nets) à l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ) de Roubaix. Côté calendrier, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 10 juillet 2026, les épreuves écrites se tiendront le 3 septembre 2026 et les oraux d’admission du 4 au 8 janvier 2027. La nouvelle promotion fera sa rentrée à l’ENPJJ le 1er mars 2027. D’autres voies d’accès au métier existent, détaillées sur le site de recrutement du ministère de la Justice.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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