Le compte personnel de formation (CPF) pourrait coûter nettement plus cher à ses utilisateurs à partir de 2027. Selon des informations publiées mercredi 23 septembre par Les Échos et reprises par plusieurs médias, le gouvernement envisage, dans le cadre de la préparation du budget 2027, de porter jusqu’à 350 € la participation financière demandée aux salariés qui mobilisent leur compte — contre un forfait de 150 € aujourd’hui. La mesure, qui n’est à ce stade qu’une piste budgétaire, pourrait figurer dans le projet de loi de finances attendu en Conseil des ministres début octobre.
Un malus modulé selon la « cohérence » du projet
Le dispositif à l’étude ne consisterait pas en une hausse uniforme. La somme de 350 € correspondrait à un plafond, appliqué aux formations jugées insuffisamment liées à un projet professionnel ou aux besoins du marché du travail. Concrètement, la participation serait modulée selon l’adéquation entre la formation demandée, l’évolution professionnelle envisagée et la situation de l’emploi. Les salariés choisissant une formation en dehors des priorités définies par l’État s’acquitteraient ainsi d’un surcoût de 200 € venant s’ajouter au forfait actuel. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou avait donné le ton dès la mi-juillet, en annonçant vouloir « vérifier » la cohérence de tout achat de formation financé par le CPF avec les évolutions professionnelles souhaitées et la réalité du marché du travail — le Premier ministre évoquant pour sa part, dans un entretien au Figaro, un meilleur ciblage du dispositif.
Un contrôle avant même l’achat de la formation
Au-delà du montant, c’est la logique même du CPF — un droit individuel que chaque actif mobilise librement, y compris hors temps de travail — qui serait infléchie. L’exécutif envisage un contrôle en amont des demandes : un questionnaire automatique évaluerait la cohérence du projet, et en cas de doute, le titulaire du compte serait orienté vers un opérateur de conseil en évolution professionnelle, comme l’Apec pour les cadres. L’objectif affiché : diriger les fonds vers des formations débouchant sur une mobilité, une reconversion ou un retour durable à l’emploi, plutôt que vers des achats jugés sans effet sur l’insertion professionnelle.
Des exceptions prévues, des économies chiffrées
Plusieurs publics et parcours échapperaient au durcissement : les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail resteraient exonérés, de même que les bilans de compétences, la validation des acquis de l’expérience (VAE) ou les personnes en transition professionnelle. Les formations menant vers des métiers en tension ou des secteurs jugés stratégiques par l’État — défense, industrie, souveraineté alimentaire, transition écologique, numérique, médico-social — seraient également moins pénalisées. Côté finances, le volet CPF viserait entre 300 et 350 millions d’€ d’économies annuelles, sur les 2,5 milliards d’€ d’effort demandés au ministère du Travail dans le budget 2027.
Reste que pour les salariés modestes souhaitant se reconvertir vers un métier qui ne figure pas dans les priorités gouvernementales, un reste à charge de 350 € — sans abondement de l’employeur — pourrait constituer un frein réel à la formation. Les arbitrages budgétaires des prochaines semaines diront si le texte prévoit des protections pour ces publics. En attendant, le forfait en vigueur reste fixé à 150 €.
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[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.