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30/09/2017 – 06h30 Nantes (Breizh-Info.com) – L’Institut National du Cancer et le Ministère de la Santé ont lancé une campagne de prévention contre la consommation d’alcool, en mettant sur une affiche le tire-bouchon.
Stupeur et tremblements au sein des viticulteurs, qui ont relayé leur mécontentement à travers toute la France et mis en ligne une pétition adressée à Emmanuel Macron pour faire retirer ce tire-bouchon qui selon eux stigmatise encore une fois leur profession en associant le vin au cancer. Nous avons recueilli la réaction de François Robin, chargé de communication de la Fédération des Vins de Nantes.

Breizh Info : La nouvelle campagne du Ministère de la Santé et de l’Institut National du Cancer semble soulever l’indignation de tous les viticulteurs de France ?
François Robin : C’est en effet une polémique nationale. Tous les viticulteurs de France ont réagi à cette campagne qui stigmatise le monde viticole une fois de plus. Le vin est éminemment culturel et patrimonial, on ne peut pas être logés à la même enseigne que les alcools forts et la bière.
Breizh Info : Quelle mouche semble avoir piqué le gouvernement ?
François Robin : On ne sait pas. Soit c’est une mauvaise communication qui n’a pas évalué les répercussions de son visuel, soit la stratégie est floue. En tout cas c’est une erreur manifeste de stratégie de communication.
Breizh Info : Vous allez demander son retrait ?
François Robin : Malgré la bronca générale des viticulteurs, il n’y a pas tellement de retour de la part de ceux qui ont initié cette campagne. Nous souhaitons qu’au moins le tire-bouchon soit retiré. La profession viticole est mobilisée pour une consommation modérée. On met en place des outils pour détecter l’alcoolémie, on a des partenariats pour la sécurité routière… nous en avons assez des campagnes anti-alcool qui stigmatisent le monde agricole.
Breizh Info : Le vin rapporte beaucoup à l’Etat – via les taxes, les exportations – qui n’hésite pas pourtant à s’en prendre aux viticulteurs, il-y-a-t-il une sorte de schizophrénie ?
François Robin : C’est le french paradoxe. Il y a beaucoup d’actions menées avec les services de l’Etat, notamment les ministères de l’Economie ou des Affaires étrangères pour valoriser le patrimoine viticole, le développement de l’oeno-tourisme, le vin est le porte-drapeau de l’image de la France, il vient en second dans les exportations juste derrière l’aéronautique, mais la France est aussi l’un des pays qui censure le plus sur la consommation. Là où on devrait mettre l’accent sur la pédagogie, c’est le peloton de gendarmes. On regrette qu’il n’y ait pas de dialogue avec le Ministère de la Santé depuis Claude Evin. Cette campagne est encore un acte qui montre cette absence de dialogue.
Propos recueillis par Louis-Benoît Greffe
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
2 réponses à “François Robin (Fédération des Vins de Nantes) : « nous en avons assez des campagnes anti-alcool qui stigmatisent le monde viticole »”
Aucune question sur l’identité bretonne ?
Sur l’échec d’Interloire pour les producteurs du pays nantais ? Pourtant tellement prévisible.
Encore une fois, breizh-info.com démontré qu’ils n’ont pas la Bretagne chevillée au corps.
Les syndicats viticoles ont certes raison de gueuler (les ravages des alcools forts ainsi que la culture de la bière qui se développe fort heureusement mais un peu trop dans les titrages élevés) et ils le feront sur TOUS les media en tenant le MÊME discours que ce Nantais, dont la valeur ajoutée de l’itv ne peut venir qu’avec la question bretonne.
« Le vin est éminemment culturel et patrimonial, on ne peut pas être logés à la même enseigne que les alcools forts et la bière ». Navré Monsieur Robin, ce privilège n’est pas réservé au vin. Il appartient tout autant à la bière, au rhum, au whisky et j’en passe. Ce n’est pas en tirant la couverture à vous que vous rendez service à la cause. Cause qui défend la consommation raisonnable de tout alcool. Parce que le mauvais pinard, si vous admettez qu’il en existe fait plus de ravage qu’un excellent rhum. Pour la petite histoire, je connais en très vieille Mauricienne de Saint-Louis qui boit chaque matin son petit verre de rhum est qui se porte comme un charme.