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Salvini met sur la table les réformes économiques à faire en septembre prochain.
Premièrement : une réduction de la pression fiscale : “Ensuite nous déciderons pour les entreprises, pour les familles, de la TVA, mais en attendant, nous commencons”. Ensuite : adieu les taxes sur l’essence (“Du moins quelques-unes. Ça suffit déjà bien assez de financer la guerre d’Éthiopie ou le Vajont” [barrage non loin de Venise, désaffecté depuis sa catastrophe de 1963 – NDT])
Troisièmement : extrait des dossiers d’Equitalia (société italienne de perception d’impôts et taxes – NDT) : “C’est la demande, qu’à la plage, les gens font le plus !”. Quatrièmement : impôt forfaitaire et revenu de citoyenneté : « Dans le contrat du gouvernement il sont prévus, peut-être qu’ils ne peuvent pas être faits tout de suite, mais fixons-les« . Cinquièmement : abolition de la loi Fornero (réforme du droit du travail italien de 2013 – NDT) et du quota de cent (anticipation de l’âge de la retraite pour les travailleurs inscrits à la Sécurité Sociale – NDT)
Voici les nouveautés que le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, met sur la table dans une interview donnée à la Stampa en vue de la discussion sur la réforme économique qui entrera en vigueur en septembre.
“Ce gouvernement est celui du changement et il ne peut pas avoir les mêmes finances punitives que les précédents”. Dans l’interview donnée à la Stampa, Salvini n’exclue pas la possibilité de défier l’UE en augmentant le déficit pour financer les réformes qui seront insérées par l’exécutif dans la prochaine loi de finance. “Nous ferons tout pour ne pas l’augmenter – rassure le ministre de l’Intérieur – mais s’il s’agit d’aider entreprises et familles, les contraintes européennes peuvent se surmonter. La règle des 3% n’est pas la Bible”.
“Le déficit dont nous avons hérité – observe encore le vice-premier ministre – n’est pas un problème si la croissance est au rendez-vous. L’économie italienne est solide, ormis les attaques des Soros de service. A ceux qui croient au canular des trolls russes : c’est la grande finance qui affecte les économies et les vies”. Et il se dit bien déterminé à l’empêcher.
Le “gouvernement du changement”, pourtant, n’est pas aussi soudé que Salvini voudrait le laisser croire. Les motifs de conflits internes, d’ici à septembre pourraient se multiplier. Alessandro Di Battista a exhorté le M5s [Mouvement des cinq étoiles] à déclarer un projet comme « non sain » en qualifiant le TAP (Gazoduc Trans-Adriatique – NDT) et le TAV (Train Grande Vitesse italien – NDT) d’oeuvres inutiles.
« Il y a beaucoup de techniciens et d’enseignants qui évaluent le rapport coût-bénéfice – réplique Salvini – à partir de nos données, il semble que les avantages l’emportent sur les coûts […] pour tous les Italiens « . Pour le TAV, spécifie le leader de la Ligue, “la situation est plus complexe. Il faut calculer jusqu’au dernier centime. J’attends le résultat des études. En règle générale, culturellement, je suis plus pour faire que pour défaire – conclut le vice-premier ministre – si le fait de ne pas faire le TAV nous coûte deux, trois ou quatre millions, il est clair qu’il sera fait”.
Traduction : Hélène Lechat pour Breizh-info
Source : Il Giornale (5 août)
Crédit photo : DR
Une réponse à “Italie. Le défi de Salvini à l’UE : “Je réduis les taxes et j’abolis la loi Fornero””
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