Belfast. Des hommes masqués et armés rendent hommage à Martin McElkerney (INLA)

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Des hommes masqués ont tiré des coups de feu dans l’ouest de Belfast en signe d’hommage à un membre de l’INLA (Irish National Liberation Army), assassin d’un soldat anglais et de deux enfants dans les années 80 et qui s’est donné la mort cette semaine, au Miltwown cimetery de Belfast (le cimetière où repose notamment Bobby Sands mais aussi de nombreux membres de la lutte armée républicaine irlandaise).

McElkerney avait été emprisonné en 1987 pour un attentat à la bombe cinq ans plus tôt dans le complexe de Divis Flats, dans l’ouest de Belfast. Kevin Valliday, 11 ans, et son ami Stephen Bennett, 14 ans, avaient été tués par la bombe télécommandée. Kevin Waller, 20 ans, un soldat britannique du Royal Artillery Regiment qui patrouillait à pied, est également mort des suites de l’explosion. Il avait été libéré à la suite des accords du Vendredi Saint, en 1998.

Lundi 20 mai au soir, dans la foulée, des tirs ont été tirés (en l’air) à l’extérieur de la maison de Martin McElkerney. Six hommes masqués sont apparus, un homme tenant une photo de McElkerney et un autre homme armé d’un fusil d’assaut. Il a tiré deux coups de feu, puis une rafale, ce qui constitue un hommage au combattant nationaliste irlandais. Il a été salué par les applaudissements des habitants de Ross Street, dans le quartier de Divis, à l’ouest de Belfast.

Les coups de feu ont été tirés peu de temps après le départ d’un hélicoptère de police qui faisait le tour du secteur.

Auparavant, une trentaine d’hommes, cagoulés, se tenaient au garde-à-vous de chaque côté du cercueil drapé du drapeau irlandais alors que le corps de McElkerney était ramené dans sa maison. Une cinquantaine d’autres hommes, vêtus de chemises blanches et de cravates noires, se sont également rassemblés et ont salué devant sa maison. Les funérailles de McElkerney auront lieu jeudi à la cathédrale Saint-Pierre à 11h.

Ces coups de feu et cet hommage n’ont pas été du goût des élus locaux du quartier. « Ils n’ont pas le droit d’imposer cela à nos communautés » déclare Brian Heading. « Cette démonstration de force, y compris en signe de respect, n’a pas sa place dans notre société, ni maintenant, ni jamais ».

Crédit photo : DR
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