Réseaux sociaux : quels pays passent le plus de temps connectés en 2026 ?

Alors que la saturation numérique devient un phénomène mondial, une étude internationale publiée en janvier 2026 par la plateforme PlayersTime dresse un panorama précis du temps passé quotidiennement sur les réseaux sociaux selon les pays. Un constat saisissant : près de 5,66 milliards d’êtres humains utilisent désormais les réseaux sociaux, soit près de 68 % de la population mondiale.

Un chiffre qui alimente de plus en plus les débats politiques, sanitaires et éducatifs. En 2025, l’Australie a d’ailleurs été le premier pays à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, une mesure qui pourrait faire école.

Le Kenya et les Philippines champions du temps passé en ligne

Selon l’étude PlayersTime, basée sur des données issues notamment de DataReportal, Similarweb et Statista, le pays où l’on passe le plus de temps sur les réseaux sociaux est le Kenya, avec une moyenne de 5 heures et 11 minutes par jour.

Juste derrière, les Philippines affichent 4 h 50 quotidiennes. Suivent :

  • Brésil : 4 h 09
  • Nigeria : 4 h 09
  • Afrique du Sud : 4 h 02

À l’inverse, les pays développés se montrent bien plus modérés :

  • États-Unis : 2 h 52
  • Chine : 1 h 53
  • Japon : seulement 1 h 06 par jour

Une donnée qui montre que la taille d’un pays ou son niveau technologique ne rime pas forcément avec dépendance numérique.

Les pays qui comptent le plus d’utilisateurs

En volume brut, sans surprise, les géants démographiques dominent :

  • Chine : 1,28 milliard d’utilisateurs
  • Inde : 500 millions
  • États-Unis : 254 millions
  • Indonésie : 180 millions
  • Brésil : 150 millions
  • Russie : 106 millions

La Chine affiche également l’un des taux de pénétration les plus élevés : plus de 90 % de la population utilise au moins un réseau social.

Facebook reste numéro 1… mais TikTok capte le plus d’attention

En nombre d’utilisateurs actifs mensuels :

  • Facebook : 3,07 milliards
  • Instagram : 3 milliards
  • WhatsApp : 3 milliards
  • YouTube : 2,58 milliards
  • TikTok : 1,99 milliard

Mais quand on regarde le temps passé par utilisateur, le classement change radicalement :

  • TikTok : 97 minutes par jour
  • YouTube : 85 minutes
  • Instagram : 73 minutes
  • Facebook : 67 minutes
  • WhatsApp : 59 minutes

TikTok, bien que plus récent, apparaît comme le réseau le plus addictif, particulièrement chez les jeunes.

Les adolescents plébiscitent YouTube et TikTok

D’après une enquête du Pew Research Center citée dans l’étude :

  • YouTube : utilisé par 90 % des 13-17 ans
  • TikTok : 63 %
  • Instagram : 61 %
  • Snapchat : 55 %
  • Facebook : seulement 32 %

Les plateformes historiques perdent clairement du terrain chez les nouvelles générations, au profit de formats vidéo courts et immersifs.

Hommes, femmes : des usages différents

L’étude montre aussi des écarts selon le sexe :

  • Les hommes représentent 56,9 % des utilisateurs mondiaux
  • X (ex-Twitter) est très masculin (63,7 %)
  • Pinterest est à l’inverse massivement féminin (76 %)
  • Snapchat affiche une parfaite parité

Une segmentation qui intéresse de plus en plus les annonceurs et les plateformes elles-mêmes.

Les réseaux sociaux sont passés :

  • de quelques millions d’utilisateurs en 2000
  • à plus de 5,66 milliards en 2025

Après MySpace dans les années 2000, Facebook a dominé la décennie suivante, avant l’explosion des plateformes mobiles comme Instagram et TikTok. La pandémie de Covid a encore accéléré le phénomène.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus des canaux centraux de communication, d’information et de divertissement, façonnant profondément les comportements sociaux.

Vers une régulation mondiale ?

Face à cette hyperconnexion, de plus en plus de gouvernements réfléchissent à des mesures de régulation, notamment pour les mineurs. L’exemple australien pourrait inspirer d’autres pays européens.

Car derrière les chiffres se dessinent des enjeux majeurs :

  • santé mentale
  • addiction
  • désinformation
  • perte de concentration
  • exposition massive aux contenus IA de faible qualité

Le temps passé en ligne n’est plus un simple indicateur : il devient un enjeu civilisationnel.

Crédit Photo : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Les commentaires sont fermés.

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

International

Philippines : une influenceuse décède après avoir consommé un “devil crab” toxique pour une vidéo

Découvrir l'article

Santé

Temps d’écran : une étude de grande ampleur établit un lien avec des symptômes proches du TDAH

Découvrir l'article

International

Affaire Lucy Connolly : une procédure judiciaire accélérée qui relance le débat sur la liberté d’expression au Royaume-Uni

Découvrir l'article

Santé

Ennui : et si “ne rien faire” était vital pour le cerveau, surtout à l’ère du smartphone ?

Découvrir l'article

A La Une, International

Norman Lewis, chercheur au MCC Bruxelles : « La véritable menace pour la démocratie vient de l’intérieur de l’Europe »

Découvrir l'article

Sociétal

Adolescents français : une génération moins politisée, plus inquiète de la guerre et de l’insécurité

Découvrir l'article

International

Réseaux sociaux : le fondateur de Telegram attaque Pedro Sánchez, Madrid invoque la protection des mineurs

Découvrir l'article

Sociétal

Réseaux sociaux : quels pays passent le plus de temps connectés, et sur quelles plateformes ?

Découvrir l'article

Informatique, Sociétal

« Amelia », collégienne virtuelle et phénomène viral : quand l’IA échappe aux programmes de “déradicalisation”

Découvrir l'article

International

Allemagne : quand la censure politique se retourne contre ses promoteurs

Découvrir l'article

PARTICIPEZ AU COMBAT POUR LA RÉINFORMATION !

Faites un don et soutenez la diversité journalistique.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.