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Trois élevages situés à Yvignac-la-Tour, dans les Côtes-d’Armor, seront au cœur d’une audience judiciaire ce jeudi 2 avril 2026 devant le tribunal judiciaire de Saint-Malo. Un même exploitant est poursuivi pour une série d’infractions liées aux conditions de détention d’animaux, après plusieurs années de contrôles et de signalements.
Des manquements relevés sur plusieurs années
Les faits remontent à 2020, lorsqu’un premier signalement entraîne l’intervention des services de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). Au fil des inspections, de nombreux manquements à la réglementation sont constatés sur trois sites d’élevage porcin, dont l’un comprend également un troupeau de bovins.
Malgré plusieurs mises en demeure et des décisions administratives, notamment des arrêtés de suspension partielle d’activité, les autorités estiment que la situation ne s’est pas améliorée de manière significative au fil du temps.
Des conditions d’élevage jugées préoccupantes
Les inspections successives ont mis en évidence des conditions d’élevage dégradées sur différents plans. Selon les constats établis, certains animaux auraient été maintenus dans des environnements insalubres, avec un accès insuffisant à l’eau ou à l’alimentation, et des infrastructures parfois dégradées.
Des cadavres d’animaux auraient également été retrouvés au sein même des bâtiments d’élevage, sans prise en charge conforme. Par ailleurs, des animaux malades ou blessés n’auraient pas toujours bénéficié des soins nécessaires.
Concernant le site accueillant des bovins, les autorités évoquent des conditions de détention susceptibles d’entraîner souffrances ou blessures, notamment en raison de l’état des installations.
En mars 2021, le préfet avait ordonné la suspension de certaines activités sur deux des sites concernés. Toutefois, selon les éléments du dossier, l’exploitant aurait poursuivi une partie de son activité, notamment en matière de reproduction, sans se conformer pleinement aux obligations fixées.
Une audience aux enjeux importants
Les poursuites engagées portent sur plusieurs infractions, parmi lesquelles mauvais traitements, abandon d’animaux, non-respect de décisions administratives et défaut de gestion des cadavres.
En cas de condamnation, l’exploitant encourt notamment des peines d’interdiction d’exercer, ainsi que la confiscation des animaux.
L’association militante L214 s’est constituée partie civile dans ce dossier, soulignant la gravité des faits reprochés et la durée sur laquelle ils se seraient étalés.
Au-delà du cas individuel, cette affaire pose la question du suivi des exploitations agricoles en difficulté et de l’effectivité des contrôles administratifs. Malgré des interventions répétées des services de l’État, les irrégularités relevées auraient perduré plusieurs années.
Le jugement attendu pourrait ainsi apporter des éclaircissements non seulement sur les responsabilités de l’exploitant, mais aussi sur la capacité des dispositifs de contrôle à prévenir ce type de situation dans la durée.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Maltraitance animale : trois élevages des Côtes-d’Armor devant la justice à Saint-Malo”
Quand L214 condamnera clairement les abattages casher et halal, sa voix sera plus crédible.
Dans tous ces cas « d’anomalies », c’est l’éleveur lui même qui a des difficultés économiques ou des problèmes de santé ou des problèmes familiaux. Les fonctionnaires s’en foutent.
J’ai visité récemment un élevage de bovins en agriculture biologique en plein-air intégral. Pas de batiments, pas de réserves alimentaires pour l’hiver. l’éleveur achète du foin pour le distribuer uniquement en cas de neige avec du gel, aucun abri des intempéries autre que des haies. Les vaches vêlent en avril-mai. C’est dans le département du Nord, pas dans le sud-ouest. Sera-t-il poursuivi ?