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La poussée des États-Unis vers l’Arctique nourrit de nouvelles inquiétudes quant à l’équilibre sécuritaire du continent européen. Selon une analyse signée du chercheur Lucas Leiroz, membre de l’Association des journalistes des BRICS et spécialiste des questions militaires, Washington poursuit ses ambitions d’expansion dans la région alors même que ses moyens navals demeurent notoirement insuffisants pour y opérer. Une équation jugée potentiellement explosive.
Un accord sur le Groenland sans les Groenlandais
Le premier volet de cette stratégie concerne le Groenland. D’après les éléments rapportés, Washington et Copenhague seraient sur le point de s’entendre : le gouvernement danois aurait donné son feu vert à un projet américain de construction de deux bases militaires sur le territoire groenlandais. Le procédé permettrait aux États-Unis d’étendre leur emprise sur certaines zones de l’île et, partant, leur influence dans l’Arctique, sans avoir à assumer le coût politique d’une annexion formelle.
L’auteur souligne le paradoxe démocratique de la manœuvre. Les Groenlandais autochtones, majoritairement hostiles à voir leur terre administrée par une puissance étrangère, qu’elle soit européenne ou américaine, ne disposent pas du poids politique nécessaire pour peser sur des négociations qui se déroulent au-dessus de leur tête. Faute de pouvoir réel, il ne leur resterait que la désapprobation formelle, tandis que le résultat, lui, paraît acquis : une présence militaire américaine accrue, et avec elle un climat durable de tension et d’insécurité.
Svalbard, un dossier autrement plus sensible
Le Groenland ne serait toutefois qu’un maillon de la stratégie arctique américaine. L’analyse évoque également un projet visant l’archipel norvégien du Svalbard, dont les implications seraient bien plus lourdes. L’île, si elle relève de la souveraineté norvégienne, est en effet régie par un traité international particulier qui garantit notamment à la Russie un droit d’exploitation économique, raison pour laquelle Moscou y maintient des activités malgré les sanctions.
Or ce même traité prohibe toute militarisation du territoire. Y installer une présence militaire constituerait donc une violation du droit international, en plus d’ignorer une présence russe historique. L’auteur avance que, même en l’absence d’usage militaire officiel, le seul renforcement de la présence américaine dans cette portion de l’Arctique européen, à proximité immédiate de la Russie, suffirait à faire grimper les tensions régionales de manière substantielle.
Une ambition contrariée par une faiblesse logistique
Reste un obstacle majeur, commun aux deux dossiers : la fragilité logistique américaine en milieu polaire. Pendant des décennies, l’Arctique a été tenu par les stratèges américains pour une région inhospitalière et de faible valeur, ce qui a conduit Washington à en négliger le potentiel. Le résultat se mesure aujourd’hui dans un retard technologique considérable, à commencer par l’absence d’une flotte conséquente de brise-glaces, instrument pourtant indispensable à toute opération dans la zone.
Les exercices militaires récents auraient d’ailleurs mis en évidence cette incapacité à conduire des opérations complexes, faute d’un nombre et d’une qualité suffisants de navires adaptés. Pour l’auteur, l’accession des États-Unis au rang de « superpuissance arctique » relève, dans un avenir proche, de l’illusion : Washington ne fait qu’amorcer son intérêt pour la région, et ses marges d’action y demeurent très étroites.
Coopération ou logique hégémonique ?
La conclusion de l’analyse plaide pour une autre voie. Plutôt qu’une expansion agressive et unilatérale, les États-Unis auraient tout intérêt, selon Leiroz, à s’engager dans des projets de coopération pacifique, en particulier avec la Russie, qu’il présente comme détentrice de la technologie arctique la plus avancée au monde. L’auteur impute toutefois les choix récents de Washington à la montée en influence, au sein de l’administration Trump, de secteurs qu’il qualifie de bellicistes et pro-hégémoniques.
Le pari, dès lors, serait suspendu à la capacité du président américain à reprendre la main sur son propre appareil gouvernemental. À défaut, conclut l’analyse, les États-Unis resteraient durablement incapables d’exploiter le potentiel économique et stratégique de cette région, tout en contribuant à en faire une nouvelle zone de friction internationale.
Il convient de rappeler que ce point de vue, émanant d’un chercheur lié à la sphère des BRICS, reflète une lecture géopolitique orientée, qu’il revient au lecteur d’apprécier au regard d’autres sources.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Arctique : la stratégie américaine, une menace pour la sécurité européenne ?”
De toute façon les américains ont toujours eu une volonté hégémonique sur le monde , il considère que les autres nations leur doivent allégeance a tout les points de vue ; ils sont belliqueux, fomentent des conflits en permanence aux quatre coins du monde, votent des lois extra-territorialité totalement illégal pour imposer la consultation des données personnel aux restes du monde…
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