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Éternuements, yeux qui piquent, nez bouché : on connaît tous la petite musique du printemps chez les allergiques. Mais un symptôme beaucoup plus discret — et nettement plus désagréable — pourrait bien s’ajouter à la liste : la chute accélérée des cheveux. À l’heure où près d’un tiers des adultes français souffrent d’une allergie au pollen, soit trois fois plus qu’en 2000, le phénomène mérite qu’on s’y arrête.
Avec le retour des beaux jours, la Bretagne comme le reste de l’Hexagone affiche des taux de pollen élevés dans la quasi-totalité des départements. Et si le rhume des foins reste, pour beaucoup, une simple contrariété saisonnière, les chiffres sont là : selon l’INSERM, 30 à 35 % des adultes et environ 20 % des enfants à partir de neuf ans sont aujourd’hui concernés, contre à peine 1 % dans les années 1960 et 8 % en 2000. Les projections à horizon 2050 évoquent une France où un habitant sur deux serait touché.
Quand le pollen s’attaque au cuir chevelu
Le rhume des foins étant une réaction allergique, le système immunitaire réagit de manière excessive au pollen inhalé en le confondant avec une substance nocive. Il libère alors de l’histamine, provoquant l’inflammation bien connue des voies nasales et des sinus.
Or cette inflammation ne s’arrête pas forcément au nez. Lorsqu’elle gagne le cuir chevelu, le système immunitaire déréglé peut s’en prendre directement aux follicules pileux, provoquant une chute de cheveux anormale. À cela s’ajoute un phénomène mécanique : les démangeaisons poussent les personnes allergiques à se gratter et à frotter leur cuir chevelu, ce qui irrite encore davantage les bulbes capillaires. Enfin, le stress généré par des semaines de symptômes pénibles — l’une des principales causes reconnues de la chute de cheveux — vient clore ce cercle vicieux.
Outre les symptômes classiques du rhume des foins (éternuements, écoulement nasal, toux, yeux larmoyants, maux de tête, fatigue), les spécialistes invitent à surveiller l’apparition d’une irritation persistante du cuir chevelu, un amincissement progressif des cheveux, une chute soudaine ou une accélération nette de la chute par rapport à l’habitude. Hommes et femmes sont concernés à parts égales.
Que faire pour limiter les dégâts ?
Le rhume des foins étant incurable, on pourrait croire qu’il n’y a rien à tenter. C’est faux. Plusieurs gestes simples permettent de réduire l’impact du phénomène sur la chevelure. Le premier réflexe est évidemment de consulter son médecin pour mettre en place un traitement antihistaminique adapté — par voie orale, en spray nasal ou, dans certains cas, en injections. Soulager l’allergie à la source, c’est déjà protéger ses cheveux.
Au quotidien, il est recommandé de protéger son cuir chevelu de l’exposition directe au pollen en portant un chapeau lors des sorties, d’éviter de se gratter, de rincer ses cheveux le soir avant de se coucher pour éliminer les pollens déposés dans la journée, et d’aérer son logement plutôt avant le lever et après le coucher du soleil, moments où la concentration pollinique est plus faible. Mieux vaut aussi éviter de faire sécher son linge dehors et ne pas tondre soi-même la pelouse en pleine saison.
Côté soins, le bon sens prévaut : shampoings doux, pas de coiffures trop serrées, modération sur les appareils chauffants, alimentation équilibrée riche en vitamines. Et surtout, ne pas négliger la gestion du stress, par l’exercice physique, la relaxation ou toute activité qui détend — un facteur trop souvent sous-estimé dans les problèmes capillaires.
Pourquoi de plus en plus de Français touchés ?
Si les allergies polliniques explosent depuis vingt ans, ce n’est pas un hasard. Les spécialistes pointent trois causes principales. La pollution atmosphérique d’abord, qui fragilise les voies respiratoires et modifierait la structure biochimique des pollens en augmentant leur potentiel allergisant. Les modifications du mode de vie ensuite — hygiène accrue, alimentation industrielle, usage massif de médicaments — qui rendraient notre système immunitaire moins tolérant aux substances anodines. Le réchauffement climatique enfin, avec des épisodes caniculaires qui allongent les périodes de floraison et augmentent mécaniquement la quantité de pollens dans l’air.
Les pollens les plus problématiques en France restent ceux des graminées, du bouleau, du cyprès, du thuya et de l’ambroisie. Un allergologue peut déterminer précisément, via des tests cutanés, à quelle(s) famille(s) vous réagissez — première étape indispensable avant d’envisager, dans les cas les plus invalidants, une désensibilisation.
Ne pas minimiser
Le rhume des foins n’est pas qu’un petit désagrément printanier. Dans ses formes les plus sévères, il peut évoluer vers un asthme allergique potentiellement grave, altérer profondément la qualité de vie et — on le voit désormais — avoir des répercussions jusque sur la santé capillaire. Si vous constatez une chute de cheveux anormale coïncidant avec vos épisodes allergiques, parlez-en à votre médecin. La comprendre, c’est déjà commencer à la traiter.
Sources : INSERM, Réseau National de Surveillance Aérobiologique, Ministère des Solidarités et de la Santé, Service Public d’Information en Santé (mai 2025), association Asthme et allergies.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Rhume des foins : et si vos allergies printanières faisaient aussi tomber vos cheveux ?”
Eureka ! L’inversion accusatoire, outil politique par excellence, existe aussi dans le domaine de la santé ! C’est donc « l’hygiène accrue, l’alimentation industrielle, l’usage massif de médicaments » qui rendraient notre système immunitaire « moins tolérant » envers les pollens ! Et le rhum des foins serait incurable ? Imaginez une abeille, qui vit dans le pollen, qui le cueille, et qui n’achète pas de kleenex ! Et non, ce n’est pas l’usage massif de médicaments et l’alimentation industrielle qui font tomber les cheveux, mais le pollen ! Et en 2050 un Gaulois sur deux sera touché, il n’y a donc qu’une seule solution, couper les bouleaux, les cyprès, les thuyas … Bon, une pensée tout à fait iconoclaste; pourrait-on imaginer que l’organisme se serve des pollens pour essayer de faire sortir de ses cellules, les poisons médicamenteux, les toxines de la malbouffe et du mal-vivre dès que ces poisons chatouillent le système immunitaire ?
Il existe des allergologues .
Que ceux qui sont allergiques se fassent désensibiliser !!
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