Hongrie : après seize ans au pouvoir, Viktor Orbán reconnaît sa défaite face à Péter Magyar, autre candidat conservateur

Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros

Depuis 2013, vous lisez Breizh-Info gratuitement. Le journal ne vit que de ses lecteurs : sans votre soutien d’ici la fin de l’année, il n’y aura pas de Breizh-Info en 2027.

1 750 € réunis sur 60 000 € (3 %) — il manque encore 58 250 €.

Publicité

Donner par PayPal
Virement ou chèque

Lire l’appel en entier

Chers lecteurs, chères lectrices,

Les caisses de Breizh-Info sont vides. Pour tenir une année de plus, il nous faut 60 000 euros avant le 31 décembre. Si cette somme n’est pas réunie, le site cessera de paraître, 13 ans après sa fondation.

Depuis 2013, Breizh-Info vous informe chaque jour, en accès libre : des articles, des enquêtes, des entretiens, une revue de presse quotidienne, et une voix bretonne qui dit ce que la presse installée tait ou travestit.

Pas un euro d’argent public

Pendant que les grands titres de la presse encaissent chaque année les aides publiques, Breizh-Info fonctionne sans subvention d’État, sans milliardaire actionnaire et sans la manne publicitaire des grands groupes. Cette indépendance a un prix : nous ne dépendons que de vous. Quand les dons ne suivent pas, personne ne vient combler le trou.

60 000 euros d’ici le 31 décembre

Cette somme correspond à une année de fonctionnement du journal, ni plus ni moins. Si chaque lecteur attend que les autres donnent, personne ne donnera. 2 minutes suffisent, ce soir plutôt que la semaine prochaine. 10 euros, 50 euros, 100 euros, 1 000 euros : chaque don compte. Et si vous le pouvez, optez pour un virement mensuel : c’est ce qui permet au journal de voir plus loin que le mois suivant.

Comment donner

PayPal : faire un don en ligne ([email protected])

Virement (mensuel si possible), à l’ordre de ASPA (pour Breizh Information)
IBAN : FR76 1220 6004 0056 0172 3120 604

BIC : AGRIFRPP822

Chèque à l’ordre de Breizh Information : BP 201, 29834 Karaez/Carhaix Cedex

Publicité

Un séisme politique en Europe centrale. Ce dimanche 12 avril, les Hongrois ont massivement voté pour mettre fin à seize années de règne de Viktor Orbán. Le parti d’opposition Tisza, conduit par Péter Magyar, est en passe d’obtenir une majorité des deux tiers au Parlement — soit plus de 135 sièges sur 199 — avec un score dépassant 50 % des suffrages exprimés, selon les résultats partiels portant sur plus de 60 % des votes dépouillés. Le Fidesz d’Orbán recueillerait quant à lui environ 39 % des voix.

Une défaite concédée avec dignité

Devant ses partisans réunis dans son quartier général de campagne à Budapest, Viktor Orbán a reconnu sa défaite sans détour, dans un discours bref et mesuré : « Les résultats, bien que non encore définitifs, sont clairs. Pour nous, ils sont douloureux mais sans ambiguïté. Nous n’avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner. » Il a indiqué avoir personnellement félicité le vainqueur, ce que Péter Magyar a confirmé peu après sur ses réseaux sociaux. Orbán a conclu en assurant qu’il continuerait à servir les 2,5 millions d’électeurs qui avaient choisi Fidesz, y compris depuis l’opposition.

La participation a atteint 77,8 % — un niveau historique, jamais enregistré dans l’histoire électorale hongroise depuis la transition démocratique, dépassant le précédent record de 2002.

Qui est Péter Magyar ?

L’homme qui vient de renverser l’un des dirigeants les plus solides d’Europe n’est pas un inconnu du système qu’il a contribué à abattre. Né en 1981 à Budapest, avocat de formation, Péter Magyar a longtemps évolué dans les coulisses du pouvoir Fidesz : fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères après la victoire d’Orbán en 2010, membre du cabinet du Premier ministre à partir de 2015, directeur d’organismes publics. Son ex-épouse, Judit Varga, fut ministre de la Justice d’Orbán de 2019 à 2023. Son grand-oncle et parrain, Ferenc Mádl, présida la Hongrie de 2000 à 2005.

C’est un scandale de grâce présidentielle accordée à un complice d’abus sexuels sur mineurs qui a précipité sa rupture avec le système en début 2024. Dénonçant publiquement la corruption généralisée au sein du gouvernement et affirmant que « quelques familles possèdent la moitié du pays », Magyar a rapidement capté une audience considérable. Il a repris en main le parti Tisza — quasi inconnu jusqu’alors — et en a fait en deux ans la première force politique du pays.

Son positionnement est difficile à classer selon les grilles habituelles. Il se présente comme « ni à droite ni à gauche », libéral-conservateur sur le plan institutionnel, pro-européen dans sa diplomatie, conservateur sur l’immigration — promettant notamment de mettre fin aux importations massives de travailleurs étrangers engagées par Orbán — et refusant d’envoyer des armes à l’Ukraine, tout en condamnant l’agression russe.

Les conséquences européennes

La victoire de Magyar est saluée avec un enthousiasme non dissimulé par les institutions européennes. Ursula von der Leyen a estimé que « la Hongrie a repris son chemin européen » et Emmanuel Macron a immédiatement félicité le vainqueur pour sa victoire « pour la Hongrie en Europe ».

Les enjeux sont considérables. Budapest bloquait depuis des années, sous Orbán, un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine. La Hongrie avait également refusé de participer aux sanctions contre la Russie et s’opposait à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. Ces blocages pourraient désormais être levés si la nouvelle majorité confirme son orientation pro-européenne.

La défaite d’Orbán provoque également des remous dans les milieux conservateurs occidentaux, où le Premier ministre hongrois faisait figure de référence et d’inspirateur pour de nombreux mouvements nationalistes européens.

Une page qui se tourne

Seize ans. C’est le temps qu’aura duré le règne d’Orbán sur la Hongrie — avec ses politiques anti-immigration, pro-famille, conservatrices sur les questions sociétales, et son bras de fer permanent avec Bruxelles. Que ce chapitre se ferme par les urnes, dans le calme, avec un taux de participation record et une concession digne du vaincu, dit quelque chose d’important sur la vitalité démocratique du pays.

Ce qui vient ensuite, en revanche, reste une question ouverte. Péter Magyar hérite d’un pays profondément polarisé, d’une économie sous pression et d’attentes considérables — des siennes propres et de celles de Bruxelles. La Hongrie change de cap. Dans quelle direction exactement, les prochains mois le diront.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Une réponse à “Hongrie : après seize ans au pouvoir, Viktor Orbán reconnaît sa défaite face à Péter Magyar, autre candidat conservateur”

  1. Poulbot dit :

    L’Europe technocratique a admit dans l’union les pays de l’est qui n’ont absolument pas la même façon de fonctionner que les pays de l’ouest Européen en espérant qu’ils ce mettent au garde a vous et obéissent aveuglement aux diktats technocratique; les slaves ont pris l’argent des Européens de l’Ouest tout en refusant de devenir réellement des Européens .
    Quoi qu’il en soit ce que l’on appel l’Europe est en réalité un foutoir monumental ou la technocratie Allemande tire les ficelles pour le plus grand bonheur des industriel allemands.

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

Sociétal

Antisémitisme, sionisme, partis : ce que révèle l’enquête Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès

maghrebins_rennes

A La Une, Immigration, International

80 % des demandeurs d’asile maghrébins accusés de délits en 2024, la Suisse leur ferme les portes

Football, Sport

Roazhon coupe d’Europe. Le Stade Rennais renverse l’OFI Crète au bout de l’ennui

Insuffisance cardiaque

Santé

Cerveau, cœur, poumons : un test sanguin estime l’âge biologique de 11 organes

A La Une, Sociétal

De la Mauritanie à Calais : le documentaire qui suit la route clandestine vers l’Europe de bout en bout

BREST, Politique

Nouvellement élu au Sénat, Patrick Leclerc embauche deux assistants parlementaires

Animaux, Culture & Patrimoine, Patrimoine, Sciences

Nantes : un dinosaure de 10 à 12 mètres exhumé dans le Wyoming trônera au Muséum en 2029

A La Une

Notes de lecture

Santé

Peut-on bientôt traiter la presbytie avec des collyres ?

International

Le Yémen, ou les limites de la puissance militaire

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Sociétal

David Engels : sauver l’Europe en redevenant une civilisation

Découvrir l'article

International

Schengen : le retour des frontières s’installe dans la durée

Découvrir l'article

International

« L’exception sénégalaise n’existe pas » : Ibra Faye déconstruit le mythe du Sénégal démocratique

Découvrir l'article

Sociétal

Emmanuel Todd : « La Dislocation », ou l’Occident en vaisseau fantôme

Découvrir l'article

Sociétal

Le permis de tuer ?

Découvrir l'article

A La Une, Politique

« Marine 2027-2032 » : et si Marine Le Pen gouvernait vraiment ?

Découvrir l'article

Local, Patrimoine

Andouille de Guémené : les élus bretons réclament une dérogation européenne

Découvrir l'article

International

Rachat de Warner par Paramount : la droite polonaise rêve de mettre la main sur TVN

Découvrir l'article

Histoire, International

Stephen Kertesz, le diplomate hongrois qui faisait de la paix un devoir

Découvrir l'article

Sociétal

Souveraineté, Europe, Russie, Trump : le grand entretien d’Alain de Benoist avec Paul-Marie Coûteaux

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.