Irlande du Nord. Une voiture piégée explose devant le commissariat PSNI de Dunmurry, près de Belfast

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Une voiture piégée a explosé dans la nuit de samedi à dimanche devant le commissariat de la Police Service of Northern Ireland (PSNI) à Dunmurry, dans la banlieue sud-ouest de Belfast. L’attaque, qui n’a fait aucun blessé, ravive le spectre des violences politiques en Ulster et fait peser de lourds soupçons sur les groupes républicains dissidents.

Une attaque à la voiture piégée en pleine zone résidentielle

Les faits se sont déroulés aux alentours de 23 heures, samedi 25 avril, dans le quartier de Kingsway à Dunmurry. Selon les éléments recueillis par les médias britanniques et irlandais, un véhicule a été détourné plus tôt dans la soirée par des individus encore non identifiés, avant d’être conduit jusqu’aux abords du commissariat de la PSNI. La déflagration, entendue à plusieurs kilomètres à la ronde dans le sud de Belfast, a embrasé la voiture. Pompiers et policiers se sont mobilisés conjointement pour éteindre l’incendie.

Plusieurs habitations situées à proximité ont dû être évacuées dans la nuit, un cordon de sécurité a été mis en place et les autorités ont demandé à la population d’éviter le secteur. Au matin, des techniciens en combinaison blanche examinaient encore l’épave calcinée du véhicule. Aucun policier n’a été blessé, et aucun riverain n’est à déplorer parmi d’éventuelles victimes.

Le caractère résidentiel des lieux – petits commerces, logements, passants présents un samedi soir – aurait pu transformer cette opération en carnage. La député locale Sorcha Eastwood (Lagan Valley) a estimé que c’est « par la grâce de Dieu » que l’attaque n’a pas fait de victimes.

Le spectre des dissidents républicains

Les soupçons des enquêteurs se portent immédiatement sur la mouvance républicaine dissidente, et plus particulièrement sur la New IRA. Cette organisation paramilitaire, qui refuse les accords du Vendredi saint de 1998 et continue de viser les forces de l’ordre nord-irlandaises, avait déjà revendiqué quelques semaines plus tôt une tentative d’attentat contre le commissariat PSNI de Lurgan.

Dans cette précédente affaire, deux hommes masqués, dont l’un armé, avaient détourné le véhicule d’un livreur de pizzas, déposé un engin explosif dans le coffre et contraint le conducteur, sous la menace, à acheminer la voiture jusqu’au poste de police. La PSNI avait alors qualifié le dispositif de « rudimentaire mais viable ». L’engin n’avait finalement pas explosé. Le scénario du détournement de véhicule comme vecteur d’attaque, déjà observé à Lurgan, semble se reproduire à Dunmurry.

Au début du mois, la ministre nord-irlandaise de la Justice, Naomi Long, avait expressément alerté la BBC sur la persistance des capacités opérationnelles des groupes républicains dissidents, rappelant qu’il n’y avait aucune place pour la complaisance face à cette menace résiduelle.

Une condamnation transpartisane

L’attaque a été condamnée à l’unisson par l’ensemble de la classe politique nord-irlandaise, par-delà la fracture traditionnelle entre républicains et unionistes.

La Première ministre Michelle O’Neill, figure de proue du Sinn Féin, a déclaré que les auteurs de l’attentat ne parlaient au nom de personne, n’avaient aucune vision et n’apportaient rien à la société nord-irlandaise. Le député Sinn Féin de West Belfast, Paul Maskey, a tenu un discours similaire, soulignant que la grande majorité de la population rejette ce type d’agissements.

Côté unioniste, le leader du Democratic Unionist Party (DUP) Gavin Robinson a employé des mots particulièrement durs, qualifiant les auteurs de l’attentat de « néandertaliens » n’ayant rien à offrir d’autre que destruction et division. Il a surtout pointé une certaine forme de relâchement dans l’évaluation de la menace : « Pendant trop longtemps, l’idée s’était répandue que ces groupes avaient été démantelés et rendus inopérants par le travail des services de renseignement », a-t-il observé, exigeant que les responsables soient identifiés et traduits en justice.

L’élu local Gerry Carroll (People Before Profit) a fait état d’une « panique » et d’une vive inquiétude parmi les habitants du quartier de Dunmurry.

Une paix toujours fragile en Ulster

Vingt-huit ans après les accords du Vendredi saint qui ont mis un terme aux trois décennies de Troubles ayant fait plus de 3 500 morts, l’Irlande du Nord demeure une société sous tension. Si la violence politique a massivement reculé et si l’écrasante majorité de la population, toutes communautés confondues, a tourné la page du recours aux armes, des groupuscules ultra-minoritaires – dont la New IRA constitue la principale incarnation – continuent de cibler en priorité la PSNI, perçue par eux comme le bras armé de la souveraineté britannique sur l’île.

Cette nouvelle attaque rappelle que la paix nord-irlandaise, aussi solide soit-elle politiquement, demeure tributaire d’une vigilance permanente des services de renseignement et de police.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “Irlande du Nord. Une voiture piégée explose devant le commissariat PSNI de Dunmurry, près de Belfast”

  1. RAYMOND NEVEU dit :

    Cette pauvre Irlande mérite mieux que tous ces groupuscules de tarés biberonnés au wiskey frelaté de la Mafia yankee.

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