Des élèves invités à apporter nourriture et chaussettes aux migrants : sortie scolaire polémique en Italie

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Dans le nord de la péninsule, des élèves de deux classes de CM2 ont dû distribuer des repas et des chaussettes aux migrants en transit sur la route des Balkans dans le cadre d’une sortie scolaire. Une activité décrite par les autorités scolaires comme faisant partie d’un parcours régulier d’éducation civique et de solidarité, mais qui a déclenché un tollé pour son contenu hautement politique et idéologique.

C’est une sortie un peu singulière qui a eu lieu à Trieste le 13 mai dernier. Les enfants de l’école primaire « Arpalice Cuman Pertile » de Marostica, accompagnés de leurs enseignants, se sont rendus à Trieste près de la frontière slovène. Mais ils n’ont pas visité la splendide ville riche en histoire au carrefour des mondes latin, germanique et slave, chef-lieu de la région du Frioul-Vénétie julienne. Au lieu de cela, les élèves de 9 à 10 ans ont distribué des repas et des chaussettes aux migrants qui se trouvaient sur la place de la Liberté (rebaptisée pour l’occasion « place du monde »), dans le cadre d’une initiative organisée par une association.

Accusations d’endoctrinement

L’affaire a déclenché une vive polémique parmi des parents d’élèves et des représentants de Fratelli d’Italia et de la Lega, qui ont dénoncé les méthodes d’« endoctrinement ». Les critiques se sont concentrées sur certaines vidéos tournées à l’école et publiées sur les réseaux sociaux avant d’être retirées, montrant des élèves devant effectuer des « simulations » évoquant les difficultés du voyage des migrants, et, selon les déclarations d’un enfant, des exercices pour « échapper à la police ».

Dans une note de l’eurodéputé Anna Cisint et du sénateur Marco Dreosto de la Lega, on peut lire :

« Ils ont tout d’abord simulé à l’école la route balkanique en faisant marcher les enfants pieds nus, mouillés et les yeux bandés sur des pierres. Ensuite, apparemment non satisfaits, ils les ont emmenés à Trieste, sur la place de la Liberté, au milieu des clandestins, où seulement quelques jours auparavant, s’était produit l’énième « fait divers » très grave entre migrants.

En tant que Ligue, nous allons soumettre une question au ministre de l’Éducation et du Mérite, Giuseppe Valditara, et au ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, pour signaler cette situation inacceptable et demander des mesures immédiates à l’encontre de ces professeurs.

On ne touche pas aux enfants. »

Cinq jours plus tôt en effet, une rixe entre migrants impliqués dans le trafic de stupéfiants avait tourné au sang. Un individu avait été poignardé à l’endroit même où les enfants ont réalisé leur visite scolaire.

Une association solidaire et idéologique

« Fornelli Resistenti » est un réseau national de volontaires né en 2023 pour soutenir les clandestins à Trieste le long de la route balkanique. L’initiative tourne autour du projet « Ligne d’ombre », fondé en 2019 par Lorena Fornasir et Gian Andrea Franchi, qui offrent des soins médicaux, des vêtements, de la nourriture et un accueil aux migrants en provenance de pays comme l’Afghanistan, la Syrie, l’Irak et le Bangladesh Et non des moindres, des massages aux pieds, comme on peut le voir sur ces photos.

Une immigration illégale devenue légale ?

Le ministre de l’Éducation, Giuseppe Valditara, a annoncé une inspection ministérielle sur les modalités éducatives du projet. L’enquête vise à vérifier si les activités ont respecté les critères de neutralité de l’enseignement ou s’il s’est agi d’une forme d’« endoctrinement idéologique » dépourvue de filtres critiques pour l’âge des élèves.

Mais notons que, bien qu’ils contestent la publication des images de leurs enfants à laquelle ils n’avaient pas consenti, les parents d’élèves avaient été préalablement prévenus du contenu d’une sortie scolaire. Une initiative, somme toute conforme aux valeurs chrétiennes d’accueil et de charité.

Fait intéressant, la légalité, habituellement discutée lors de ces controverses, n’a pas été évoquée. Comme si l’intrusion illégale sur le territoire d’un pays souverain était désormais un droit universellement accepté. Et de fait, il l’est, puisque l’interdiction est violée quotidiennement par des milliers de clandestins sans que quiconque en Europe ne parvienne à s’y opposer…

Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : Capture Facebook Luca Sartori

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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2 réponses à “Des élèves invités à apporter nourriture et chaussettes aux migrants : sortie scolaire polémique en Italie”

  1. RAYMOND NEVEU dit :

    L’intrusion illégale est désormais un droit selon Bruxelles c’est à dire selon ceux qui inspirent cette Europe-là qui n’était pas celle de De Gaulle alors comme Messieurs d’Elbée, de la Contrie, Lescure, Bonchamps et combien d’autres faites le coup de feu!

  2. Hadrien Lemur dit :

    Dans la plupart des pays hors union européenne le fait d’entrer clandestinement constitue un délit. Chez nous, avec une sorte de masochisme morbide, cela constitue une gloire. Endoctriner les enfants c’est un des principes fondamentaux des dictatures.

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