Le « prétendu laxisme judiciaire » a longtemps été balayé d’un revers de mains tel un vieux fantasme d’extrême droite. Mais face au meurtre de Lyhanna, énième drame évitable, face à une chaîne toujours plus longue de ratés judiciaires, le sentiment d’impunité des criminels n’est plus une simple vue de l’esprit, mais une réalité palpable qui pousse nos concitoyens à exiger des comptes à l’État. Une réalité palpable et chiffrable.
Comme après chaque drame, un sondage vient consacrer la perte de confiance quasi totale des Français en l’institution judiciaire (1), preuve qu’il devient chaque jour plus manifeste à nos concitoyens que les décisions des magistrats – injustes pour les victimes et pousse-au-crime pour les délinquants – sont à la base de l’insécurité qui nous afflige.
Manque de moyens réel mais qui n’explique pas tout
- Accusé du viol d’une enfant de 10 ans, Jérôme Barella n’a jamais été auditionné en neuf mois. Pendant que le prédateur présumé restait libre, la justice convoquait, pour des compléments d’enquête, deux fois la mère de la victime qui a frôlé l’accusation de harcèlement.
- Le parquet d’Auch invoque le manque de moyens pour auditionner Jêrome Barella, visé par de multiples signalements pour agressions sur mineurs, mais a pourtant trouvé les ressources et 90 heures de temps pour auditionner les agriculteurs après les manifestations dans le Gers, durant la même période.
Ces éléments démontrent qu’il s’agit avant tout d’une question de choix politiques et de priorités institutionnelles, et non d’une simple pénurie de moyens.
Les trois stades du laxisme judiciaire
Alors que depuis 2007 l’insécurité augmente, le nombre de condamnations baisse. C’est Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la Justice qui nous en informe et nous explique les trois stades du laxisme judiciaire :
1. Le stade des poursuites. Un procureur peut classer sans suite des affaires graves :
73 % des plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs sont classées sans suite ;
2. Le prononcé des peines. La peine prononcée peut être dérisoire par rapport à la peine prévue par la loi :
Les juges ne condamnent qu’à 19 % de la peine prévue par le code pénal ;
3. L’exécution des peines. L’individu a été poursuivi et condamné à une peine de prison, mais il ne sera jamais incarcéré :
41 % des personnes condamnées à de la prison ferme ne vont pas en prison.
Ces chiffres édifiants donnent la mesure d’un laxisme judiciaire qui peut de moins en moins être considéré comme le fantasme d’une droite réactionnaire. Le diagnostic est maintenant posé, il est temps de refondre complètement cet aberrant système judiciaire pourri d’idéologie.
Une idéologie qui refuse de juger la gravité des crimes pour ne se focaliser que sur la personnalité des délinquants, une idéologie qui excuse et finit par remplir nos rues de délinquants et autres assassins.
Les juges laxistes tuent nos enfants.
Audrey D’Aguanno
(1) Après que le juge des libertés décide de remettre le motard assassin de Kamyla, une fillette de 7 ans en liberté sous contrôle judiciaire, bien 80 % d’entre eux qui considéraient la justice trop laxiste. Après le viol et le meurtre de Philippine par un récidiviste remis en liberté par un juge des libertés, 63 % des Français estimaient que la justice protégeait davantage les coupables que les victimes, et 84 % réclamaient l’incarcération systématique des délinquants sous le coup d’une OQTF. Cette fois, trois Français sur quatre approuvent la création d’une cour disciplinaire de la magistrature chargée de sanctionner les juges défaillants.
Photo d’illustration : Manifestation des Chouans
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7 réponses à “Le laxisme judiciaire est-il un ressenti ? Les chiffres à apprendre par coeur”
Il y a un paquet de meurtriers dans ce pays en commençant par le haut :macron le malfaiteur en grand il ruine la France et les français, il nous oblige à rester dans cette EURSS qui est notre ruine et qui est cause du laxisme de cette justice pourrie. Tant que les juges ne seront pas responsables de leurs actes il en sera ainsi
J’avais oublié les meurtriers sont aussi ce gouvernement de cloportes un ramassis de bons à rien avec à sa tête un rigolo qui voit des ingérences étrangères partout mais qui ne fait rien pour le peuple si ce n’est augmenter les impôts encore et toujours et bien sûr la cliques de juges et procureurs incompétents ou cyniques qui préfèrent le voyou à la victime sans oublier la milice macronienne policiers et gendarmes ceux du moins qui ne font pas leur devoir mais qui savent taper sur le peuple
Mais on peut compter sur les politoques actuels pour ne prendre que des mesures cosmétiques. Les moyens manquent pour faire autre chose : exemple, emprisonner les OQTF est totalement impossible faute de places, à moins de se débarrasser des étrangers qui peuplent à nos frais nos prisons, ce qui est tout aussi impossible vu que le gouvernement ne prendra jamais de mesures dans ce sens.
un parti nauséabond a coutume d’éructer le slogan « la police tue » ce qui reste à démontrer, par contre, l’évidence est là, « la justice tue »..Lola, Philippine, Elias, puis maintenant Lyhanna, sans parler des anonymes blessés à vie pour lesquels justice ne fut jamais rendue, sinon en favorisant leurs bourreaux, auxquels il faut ajouter les familles qui prennent perpétuité sans compassion, atterrés par le cynisme de ces fonctionnaires qui se disent humanistes..Juges en peau de lapin de gauche, ayant troqué leur toge, qui symbolise la transmission du Savoir, pour l’idéologie mondialiste de gauche, et s’étant assise sur l’Hermine, symbole de « leur ! » vertu morale, pour endosser la soutane du prêtre laïcard et républicain à tendance immigrationniste, charançonné de l’idéologie du Syndicat de la Magistrature, sectaire, totalitaire,… rêvant de tribunaux d’exception!
Excellent article qui illustre parfaitement le scandale hallucinant de ce système judiciaire pourri jusqu’à l’os.
Changeons de système politique…la caste des juges sera émondé au senslatin du terme, les crétins de la gendarmerie et les CRS de même…de nombreuses places seront libres pour de nouveaux volontaires!
1) En 1910, Charles Péguy écrivait: » Il faut toujours dire ce que l’on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. » Or, en matière de justice, certains faits sont systématiquement censurés: soumettez un projet d’article à la rédaction d’un site juridique, il sera refusé.
2) Vous raisonnez en mode » justice 24 carats « : 99,99 % de justice pénale, et 0,01 % de justice civile. Or, le vrai ratio est 60 % pour la justice civile, et de 40 % pour la justice pénale.
3) Jusqu’en 2011, la justice du deuxième degré (Cours d’appel) était gérée par 444 avoués pour toute la France: formation accélérée à la procédure des magistrats (qui « se tenaient à carreaux ! »); postulation obligatoire en matière civile, postulation facultative en matière pénale. Délai moyen d’audiencement: 9 mois (au-delà d’un an, le dossier était rappelé mensuellement). Frais de l’avoué, intégralement à la charge perdante; pour la partie gagnante, la prestation de son avoué était gratuite. 60 % des dossiers étaient traités à perte, 30 % à prix de revient, les 10 % restants compensant le reste. L’instruction, conclusions comprises, était exclusivement le fait des avoués, le dossier étant donné prêt à plaider à l’avocat.
4) En 2012, les 444 avoués ont été expropriés quasi sans indemnité, et remplacés par 77.958 avocats, rémunérés en honoraires (donc par leurs clients); le délai d’audiencement est passé de 9 mois, à 5-6 ans.
5) Surtout, à l’instar de la Nouvelle Calédonie, la responsabilité civile professionnelle des avocats est devenue un risque systémique: assistez à l’assemblée générale de n’importe quel barreau, le bâtonnier relate les derniers développements avant résiliation de la Compagnie MMA. Lorsque j’ai interpellé le Premier Président de la Cour de cassation, devant 300 étudiants, il s’est écrié: » J’espère bien ne jamais me trouver dans cette situation! «